expérience amusante avec l' e188cc

Bonjour,

Je viens de m’ amuser à tester l’ effet ( spectaculaire ) de la tension de chauffage sur les caractéristiques d’ un tube. Le tube utilisé est l’ e188cc très utilisée en audio. De haut en bas vous voyez:

  • Un tube neuf avec d’ excellentes caratéristiques.

  • Un tube très fatigué et qui pourtant, en test statique sur un lampemètre

    à galva semblait encore bon, les courbes sont complètement distordues,

    la linéarité a disparue et le courant plaque s’ écroule - signe d’ une

    cathode pompée.

  • Ce même tube est maintenant chauffé à 8 volts au lieu des 6,3

    nominaux, la réponse est devenue tout à fait acceptable.

Bien sûr ce phénomène est connu mais le voir graphiquement est vraiment intéressant, je vais continuer le chauffage à 8 volts pour vérifier l’ évolution dans le temps, en redescendant de temps en temps à 6,3 v pour voir si le phénomène de « décrassage de cathode » existe.

Les tests et les courbes ont été réalisés avec un module de mesure entièrement programmable qui sera disponible fin septembre, si vous êtes interessé contactez moi dans ma bal.

Alain (rf 2193 )
e188cc.jpg
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Bonjour, déjà remarqué en effet , il arrive même que l’effet booster ne perdure que quelques minutes , après on ne peut même plus tirer quoi que ce soit … il y a aussi l’effet de « cathode interface » que les Teklovers connaissent bien : Au bout d’une période de fonctionnement en cut-off prolongé, il se développe une isolation entre les terres rares et le tube de nickel de cathode qui fait que le tube devient incontrolable . C’est la raison pour laquelle des séries particulières avaient été développées pour les calculateurs : 5963 (pour la ECC82) , 6463, 5965 etc … capables de résister à de longues périodes en mode bloqué :wink:

Bonjour,

Astuce connue depuis fort longtemps sur les tubes-image TV noir & blanc : un tube pompé ne donnant quasiment plus d’image reprend une nouvelle jeunesse lorsqu’on le chauffe à 8,9 ou 10 volts, ceci pendant 1 à 2 ans. L’astuce utilisée était de prendre un enroulement du primaire intermédiaire : le +10 volts du sélecteur 0, +10, +20 Volts. Bien sur il ne fallait plus toucher au chassis sous tension car il n’y avait plus d’isolement galvanique primaire-secondaire !

Amicalement. Jean-Marc.

et en mettant un doubleur , genre Latour, sur l’ enroulement filament 6.3 V ??? on garde ainsi l’ isolement ??? à condition que cet enroulement tienne le surcroi d’ intensité demandée sur une tension filament doublée … :wink:

et si là ça fait pas, pour le coup, trop de tension pour le filament ! :confused:

Moi , je viens de m’amuser à tester l’effet (spectaculaire) d’une tension de 27 Kvolts entre les deux anodes d’une ECC82 :laughing: :laughing:

C’est beau la nuit :mrgreen:

mais faut pas mettre le pied dessus ! :mrgreen:

est ce que ça génère des UV ??

Hem!Hem!Je vous sens un tantinet ironique professeur! Mais quand cesserez vous donc de faire le zygoto?Tonnerre de Brest!!

Bonjour,

Dans le dernier Radiofil Il y a un article très intéressant sur la régénération de crt ( tube cathodique télé ). La régénération consiste à « décaper » (sic) la couche superficielle des oxydes de cathode par application d’ une pulse de tension élevée entre cette cathode et les plaques d’ accélération et focus, le même principe pourrait-il fonctionner avec des tubes d’ amplification (triode, tétrode, penthode), l’ un d’ entre vous a-t-il déja expérimenté dans ce sens ?

Alain

Moué, même en chauffant au double de la tension (12,6 au lieu de 6,3) pendant une heure , ça n’a rien récupéré (sur ECC88 et 6F6) :cry:

Et si on monte aussi la HT?.. :unamused:

un peu oui, mais ce n’est plus un point de fonctionnement prédictible :blush:

Ce serait peut-être intéressant d’ analyser la composition des terres rares de cathode d’ un tube " fatigué " et d’ un tube neuf pour lever le doute sur l’ histoire de la régénération. Peut-être que quelqu’ un à la possibilité ( professionnelle ) d’ effectuer ces mesures avec un spectromètre ou un truc du genre car ce genre de matériel n’ est pas vraiment accessible à l’ amateur. Une base de départ exacte pourrait au moins donner des indications sur la marche à suivre pour redonner une nouvelle énergie aux tubes si c’ est possible.

Je ne ferais pas tellement confiance a une cathode rechappee, surtout dans les virages!

:smiley:

Alain

Bonjour, une fois j’ai testé un tube EF42 au lampemètre U61, il était pompé car il donnait seulement 25% du courant nominal à la polarisation prévue pour la mesure.

Comme ce tube était HS je me suis amusé à mettre la polarisation à 0V et à augmenter la tension de chauffage pour " obliger " le tube à débiter un maximum.

Au bout de 2 minutes de cette maltraitance, il était monté à 50% ! ( bien sûr une fois revenu aux réglages normaux ).

Bref son efficacité à augmenté de 100% tout en restant à 50% du nominal.

Lors d’un test au lampemètre, il convient de tester avec un courant proche du maximum, que la cathode de capable de fournir, pas seulement à un point de fontionnement typique. Certes, cela peut devenir difficile, si le lampemètre n’est pas capable de fournir le courant requis. Tester une EL519 avec un U61 et impossible, de cette manière.

Oui c’ est le meilleur signe d’ épuisement de l’ émission cathodique comme on peut le voir sur ces courbes jointes, c’ est aussi ce que j’ avais remarqué et indiqué dans mon premier message: des tubes peuvent sembler bons au lampemètre sur une mesure ponctuelle alors qu’ ils sont presque hs d’ où l’ utilité d’ un analyseur tel que celui que j’ emploie pour tracer ces courbes et mesurer les paramètres. Pour les amateurs interessés j’ indique que cet appareil sera disponible courant septembre, il fonctionne sur pc ou seul,couplé à un oscilloscope.

Alain
Pumpcat.jpg
Pumpcat.jpg

Je n’ai pas vu de différence entre les 2 graphiques :wink:

Heureusement qu’on a pas besoin d’un U61 pour mesurer l’émission de la cathode d’un tube à différents courants, les bons lampemètres à émission le font (pour beaucoup moins cher ! )