J’ai fait l’acquisition d’un générateur de balayage/marqueur Leader Swemar LSW 250.
J’ai testé les fréquences qu’il produit sur ses 4 gammes de fonctionnement, et si les 3 premières gammes sont impeccables à 1%, la quatrième (60 - 250 MHz) me donne un résultat curieux : je mesure précisément la moitié de ce qui est annoncé (?).
Les mesures sont réalisées avec un Metrix GX240 (en mode fréquencemètre).
Est-ce que le fréquencemètre mesure la fondamentale du signal produit mais qu’en pratique c’est l’harmonique de rang 2 qui sera détéctée dans l’appareil cible?
J’ai pensé à cette raison car le générateur Heathkit IG-102 que je possède aussi indique cette possibilité d’harmonique sur son cadran pour la bande la plus élevée en fréquence…
Etant donné la qualité globale de la fabrication japonaise dans cet appareil, je doute d’une telle dérive sur cette gamme précise.
Bonjour Laurent,
Le signal fourni n’est pas bien grand.
Le fréquencemètre du générateur Metrix pas particulièrement sensible.
As tu regardé la tête du signal en sortie du géné avec un scope?
Le générateur doit être chargé avec une charge de 75 ohms, condition pour avoir un signal au niveau annoncé.
Sans charge 75 ohms, surtout avec des fréquence élevées et si y’a du coax pour faire la liaison, le signal va avoir une sale tête en entrée du fréquencemètre (qui lui n’est pas en 75 ohms)
Mesures avec le frequencemetre faite sans modulation am ni vobulation?
Bonjour, merci pour la réponse! Je n’ai effectivement pas utilisé de charge 75 ohms pour mesurer, mais bel et bien un cable coaxial directement relié au Metrix.
Malheureusement mon vieil oscillo Hameg plafonne à 20MHz, donc pas de visuel sur la qualité du signal.
Il n’y avait pas de modulation ni de wobulation, cependant à bien y repenser je n’avais peut-être pas maximisé l’amplitude du signal mesuré, ce qui irait dans le sens de ton explication…
Je ne vais pas retester dans l’immédiat car il est démonté pour changement des condensateurs chimiques ( il est de 1981..) et j’en profite pour documenter avec des photos.
Mais dès qu’il est en service je re-mesure dans les meilleures conditions. Tout de même, avec ma mesure négligée et l’obtention d’un facteur 1/2 à la mesure, je me dis qu’il doit être bien calibré encore… On verra!
Pour remettre régulièrement en service pas mal d’appareils de mesures en tout genre, le changement systématique des chimiques me semble n’avoir aucun sens, car d’experience les fabricants des appareils de mesure utilisaient des composants de qualité.
Des chimiques, j’en ai changé quelques uns, vraiment pas beaucoup, car ce n’est certainement pas ce qui cause le plus de soucis.
Je suis souvent surpris de la justesse d’appareils qui ont 50 ans ou plus.
Ne pas vouloir re-régler quelque chose sans etre certain de la justesse de ses references étalon.
Ne pas vouloir peaufiner les alims si elle sont dans les tolerances du constructeur, sinon tout sera à reprendre
Toujours lire la doc, la comprendre parfaitement avant de sortir le fer à souder.
Il y a un mois, j’ai remis en route un fréquencemètre Rochar à nixies, au bout d’une heure de chauffe, erreur de 28 Hz sur la reference à 10MHz.
Pour un appareil qui a du être remisé dans les années 75 ou 80, je trouve que c’est plutot pas mal.
Le coax est sans doute un 50 ohms.
En basse fréquence pour l’audio, c’est sans importance mais à 150 Mhz, cela devient problématique.
Vaudrait mieux utiliser une sonde de scope sur l’entrée du fréquencemètre,
Sauf que le fréquencemètre va manquer de sensibilité, et que les gene HF ne sortent pas un signal trés fort car ce n’est pas necessaire.
Ah! J’avoue que j’hésite encore à me lancer quant à ces condensateurs… j’avais vérifié les tensions d’alimentation et il n’y avait pas ou peu de dérive.
J’ai fait des changements nécessaires sur des appareils des années 60 japonais et français, mais c’est peut-être moins pertinent sur des appareils à transistors des années 80 dont l’usage reste ponctuel (enfin je présume sur le passé de ce générateur)). De fait la qualité de cet appareil est visible, et les quelques mesures d’ESR réalisées sur circuit sont bonnes (même si ça vaut ce que ça vaut).
L’idée était que, une fois ces condensateurs changés, j’allais être tranquille pour un moment : mes appareils restent au sec, sans fumée de cigarette ou autre, et plutôt protégés, alors autant se mettre à l’abri…
L’ESR est à la mode, avec youtube, et les recapeurs fous
Ce paramètre est primordial pour le condensateur de sortie d’une alim à decoupage qui va avoir de pulses de courant importantes et a une fréquence élevée entre 100 kHz et quelques MHz.
Pour le redressement du secteur avec l’ondulation à 100Hz, l’ESR est sans importance. il n’est jamais nécessaire de prendre des condensateurs spécifiques à bas ESR.
Le courant de fuite est à vérifier pour les appareils à tube.
Dans les alims, toujours vérifier le courant de fuite des condensateurs de découplage des diviseurs des boucles de régulation.
Pour la fréquence mesurée avec fréquencemetre, attention ces appareils donnent des valeurs tres précises et avec beaucoup de résolution, mais aussi souvent des indications farfelues en fonction du niveau et de la forme du signal. Il faudrait essayer de voir la tête du signal avec un autre moyen de mesure : oscilloscope, analyseur de spectre.
A partir des specifications des deux appareils : le générateur delivre un niveau de 50mV max et le fréquencemetre a une sensibilité de 80mV pour les fréquences les plus élevées : on doit donc etre marginal en niveau ce qui peut expliquer ce problème de mesure.
Pour le remplacement des electrochimiques : abandonner cette idées. En plus du risque d’erreurs, ça ne sert a rien de remplacer des anciens condensateurs de qualité a priori bons par des neufs d’origine peut être douteuse?
J’ajouterais que, si le câble est suffisamment long, l’onde réfléchie est tellement atténuée que le TOS de l’émetteur restera à 1.00.
Et même avec un câble de qq mètres. Le TOS créé par une désadaptation 50/75 Ohms est faible (1.5), ce qui n’est pas optimal, mais plutôt bon.
Je me demande bien pourquoi on utilise des cables dont l’impédance caractéristique est spécifiée.
Tout va dépendre des fréquences en jeu et du type de modulation.
au delà d’une centaine de megaHertz,
Le TOS est une chose qui va jouer surtout pour un signal sinus.
Sur un signal numérique à 150MHz utiliser du coax 75 ohms à la place du 50 ou 93 ohms va entrainer des réflexions et causer un vrai soucis de démodulation ce qui est trés loin d’être un détail.
Je ne parle pas d’une porteuse radio HF avec une modulation AM ou FM, mais de trains numériques sur un coax.
Si l’affaiblissement du coax est faible (longueur courte et coax faible perte), remplacer un coax 50 ohms reliant deux équipements 50 ohms, par un coax 75 ohms va causer quelques soucis.
Pour ceux persuadée que c’est sans importance, il faut jeter un œil sur le diagramme du même nom, qui va donner quelques indications sur le désordre causé par un cable inadapté.
J’ai suivi des études en électronique et hyperfréquences, et j’ai fait toute ma carrière dans l’industrie.
A l’école, on apprend la théorie, sans dogme. On sait ce qui se passe si on désadapte une ligne de transmission. Il y a différents outils pour ça : l’abaque de Smith en régime sinusoïdal et le diagramme de Bergeron en régime impulsionnel. Maintenant, il y a aussi la simulation.
Dans l’industrie, la plupart de mes collègues n’avaient vraisemblablement pas eu beaucoup d’heures de cours sur les lignes, car il avaient juste retenu qu’il fallait absolument adapter une ligne aux deux extrémités, sinon le ciel allait leur tomber sur la tête !
Il y a quelques cas particuliers où il vaut mieux adapter aux deux extrémités, comme les émetteurs radio, pour maximiser le rendement.
Dans le cas général, il suffit d’adapter du côté récepteur pour n’avoir aucune réflexion.
Par exemple une transmission numérique rapide avec un émetteur d’impédance très faible, suivi par une ligne symétrique 120 Ohms (paire torsadée blindée), et un récepteur d’impédance élevée mais muni d’une résistance de terminaison de 120 Ohms.