Mon premier ordinateur

Voilà l’engin sur lequel je me suis fait la main dans les années 80.


Les performances comparées à ce qui se fait maintenant sont ridicules. 1Ko de RAM, 2Ko d’EPROM, Z80 à 4 MHz. Mais remplir le Ko de RAM en héxa octet par octet était un défi que je n’ai jamais atteint. Il fallait alors se cogner tout le programme en langage assembleur puis le transformer en héxa pour l’introduire dans la RAM (donc perdu lors de la coupure de courant). Puis, avec le PC, sont apparus des assembleurs en open source qui ont simplifié l’écriture des programmes.
Ce module a évolué il y a quelques années et il s’en vu remplacé la ROM par une EEPROM avec quelques fonctionnalités supplémentaires, comme une liaison RS232 pour charger ou décharger dans un PC.
Ci après l’extension série avec programmateur d’EEPROM partiellement câblée en wrapping. Noter le module chinois.
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Bonsoir,

Et à quoi servait cet appareil rudimentaire ? :slight_smile:

A rien, sinon se faire la main et apprendre en autodidacte les rudiments de la programmation. J’ai cependant piloté un minitel et ce fut le seul projet que j’ai vraiment fait, et qui ne servait à rien lui non plus.

a cette epoque la on se servait du Z80 ou du 6800 pour piloter des banc d’essais avionique
on avait un exorciser ( motorola il me semble ) et des kits de progammation Z80 identiques a celui monté su.rt la photo ( que l’on avait bricoles pour les raccorder a l’exorciser motorola ) pour faciliter l’ecriture des programmes
l’armée refusait tout logiciel dont on n’avait pas les sources , donc exit tout programme US

« Si c’est inutile, alors c’est indispensable » … Mais que faisait ce Z80 pour « piloter » un Minitel ?

Bonjour,
Le mien était similaire, mais à base de 6802 :

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Il comportait une deuxième carte avec clavier hexa, afficheurs hexa et modem 2400 Bds pour l’enregistrement sur magnéto-k7.

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Et il a servi à une seule chose : la course Micro-Systèmes de novembre 1980.


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Rien de plus qu’envoyer et recevoir une suite de codes ASCII reconnus par le minitel via un câble de liaison série.
Pour communiquer, il fallait une liaison du type RS232. J’avais donc câblé le module en wrapping et il venait se plugger sur la carte mère. Ensuite il fallait le faire fonctionner, toujours avec une programmation des signaux qui respecte le protocole de pilotage du composant UART (qui transforme un octet en bits série à la cadence souhaitée -1200, 2400, 4800, … bauds- et inversement). Enfin, il fallait créer une suite de caractères comprise du minitel qui était stockée dans la mémoire. Le Z80 allait les envoyer l’un après l’autre dans le module UART qui les transmettait via le câble au minitel. Parallèlement, le minitel envoyait des caractères qu’acquittement à l’UART, et le Z80 les traitait pour poursuivre le processus jusqu’à sa terminaison. J’avais programmé une mémoire tampon en anneau pour ce faire, car je souhaitais tester le principe.

Il était assez sympa à programmer.

Bonjour,
J’ai commencé en 77 un projet professionnel sur un Kit MOTOROLA MEK6800D2, mémoire EPROM tri tensions, attention a l’ordre de mise en route, je crois meme que la première version était avec des 2702! J’en avais fait un en wrapping pour la maison (que je dois toujours avoir quelque part). J’en ai racheté un vrai depuis.
J’ai continué sur EXORCISER que j’ai benné au milieu des années 80, comme un con, au lieu de le mettre dans le coffre de la voiture, j’avais gardé quelques cartes et l’EXORTERM et les docs (Scannées et sur bitsaver). J’en ai aussi racheté un.
Après j’ai eu toute une série d’émulateurs

Perso j’ai débuté avec ceux-là, des heures et des heures passées à programmer en basic… :weary:
J’ai encore le 6128 qui traine dans un carton… :thinking:

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De vieux régatons du stock (CPC128 et CPC464)

comme beaucoup d’entre vous j’ai débuté avec celui-là:

http://zx81.ordi5.free.fr/


Je l’ai gardé, avec ses cassettes, ses revues, ses bouquins…etc

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Oui - je connais bien tout ceci, ma question portait sur la finalité de la chose.

Bonjour
Ne rigolez pas, j’ai débuté avec ça
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Le C7420 Home Computer Module transforme enfin la Videopac en ordinateur avec Basic résident. En 1983, il était temps. L’ordinateur de jeu peut devenir un véritable cerveau. Un cerveau lent et cher, que bien peu de gens choisiront. A cette date, les micro-ordinateurs d’entrée de gamme sont pléthoriques à mais surtout moins chers et plus performants.
Trente ans après, Le C7420 reste une très belle extension retro. Le Module Basic utilise un dialecte très proche du Philips VG5000 du même constructeur, à quelques différences techniques et syntaxiques près. C’est du Microsoft.
Un gros manuel permet de tirer la quintessence d’un Basic qui doit être parmi les plus lents. Les plus créateurs vont même pouvoir sauvegarder leurs œuvres sur magnétocassette (Philips pour être plus élégant). Mais qu’on ne s’y trompe pas. L’utilisation du pseudo-clavier est la pire des punitions.
Les tripes sont sans surprise : 4 Ko de RAM, Basic Microsoft en ROM, processeur Z80.
Les fans les plus hardcore de la Videopac lui préféreront la cartouche numéro 9 « Computer Intro! », bien plus ésotérique.


(source image et texte Philips Videopac)

puis Thomson MO5 et TO8D
Avec le TO8D je me suis fait en basic mon programme de comptabilité et facturation (avec l’imprimante dédiée) pour mon activité de dépanneur TV

Excellent ! Peux-tu nous dire plus de détails sur le déroulement de cette course ?

J’ai trouvé ceci dans le micro-systèmes #13 (p 96 à 102) :
C’est donc dans le hall d’exposition de l’ancienne gare de la Bastille,* d’une superficie de 5000 m2 que se déroulera les 14, 15 et 16 novembre prochains la première course internationale de voitures-robots.
L’organisation d’une manifestation d’une telle ampleur demande un travail considérable, mais tout semble prévu pour que cette première course soit une réussite.
Nos hôtesses accueilleront et guideront candidats et visiteurs durant ces trois jours, un restaurant leur
permettra de « survivre aux épreuves » quant au bar, chacun pourra y trouver de quoi se remettre de ses émotions!
Nul doute que cette manifestation, la première du genre au monde, sera un immense succès. Dès à présent, plus de 100 participants se sont inscrits et, si l’on en juge par les caractéristiques originales de certaines voitures (caméra CCD, différentiel programmé, microprocesseur 16 bits, miniaturisation poussée à l’extrême…), ces trois journées seront certainement passionnantes et dignes du plus grand intérêt.
D’ailleurs vous avez déjà certainement dû tout au long des articles publiés dans MICRO-SYSTEMES, vous passionner pour cette idée. Naturellement toute la grande presse et les médias seront présents et réserveront à cette grande première, nous en sommes certains, le meilleur accueil.
L’ensemble de la course se déroulera: les vendredi 14, samedi 15 novembre 1980 et dimanche 16 novembre au matin. Dimanche 16 novembre après-midi : finale et remise des prix.
Conférence : « Conception et réalisation de la voiture-robot. »
Parallèlement à la course proprement dite, J.-M. COUR instigateur du championnat, auteur de la série d’articles publiée dans MICRO-SYSTÈMES sur la voiture-robot, donnera une conférence sur la « Conception et la réalisation de la voiture-robot. »
Rappelons que J.-M. COUR anime le Département Ingénierie-Informatique dans la Société GIXI filiale de la CISI.
Mais attention, le nombre des places étant limité, nous vous demandons de vous inscrire au plus tôt.
Afin que vous puissiez organiser votre emploi du temps la même conférence aura lieu les : vendredi 14 novembre 1980 de 14 h 30 à 17 h 30 et samedi 15 novembre 1980 de 14 h 30 à 17 h 30.
Pour vous inscrire, remplissez le bulletin-réponse prévu à cet effet.

… Du coup, il faut que j’aille chercher dans les MS #8 à #14 … marrant de voir que ce type de chalenge se faisait déjà.

[Edit : Je ne trouve sur les #7, #10, #13, #16 sur 1001mag - Aurais-tu encore les numéros manquants ?]

Il s’agissait de présenter des voitures autonomes / robots pour être chronométrée sur plusieurs tours d’une piste en circuit fermé. Une voiture à la fois.
Cette piste était constituée d’une surface noire (non réfléchissante) bordée par des lignes blanches réfléchissantes avec au milieu une bande blanche discontinue. Une ligne blanche transversale était la ligne de départ et d’arrivée.
La largeur de piste était d’environ 1 m si je me souviens bien.
La voiture était posée juste à l’arrière de la ligne de départ. Une action donnait le top de départ à la voiture, qui devait poursuivre la course sans aucune communication avec l’extérieur.
Le premier tour non chronométré devait permettre si nécessaire à la voiture de mémoriser le parcours, les virages, sa longueur, …
Ensuite, il y avait 1 ou 2 tours chronométrés, et la voiture devait s’arrêter après la ligne d’arrivée en ayant faire le nombre de tours nécessaire.
Si je me souviens bien, il y avait une session libre, et une session officielle dans la soirée, avec retransmission à la télé.
La voiture avait un poids maximal, et il me semble qu’elle devait être électrique obligatoirement

De mon côté, j’étais au service militaire. Je m’étais inscrit et je faisais mes schémas, plans et logiciels en hexa pendant mes heures de libres.
J’ai pris une permission d’environ 10 jours qui se terminait avec la course, place de la Bastille.
Pendant cette permission, j’ai bossé comme un dingue, à fabriquer les circuits imprimés assembler les cartes microprocesseur, clavier et les capteurs optiques à l’avant et à l’arrière. Aussi à faire un minimum d’essais statiques sur un panneau d’aggloméré peint en noir et blanc pour simuler la piste.
Une fois que le programme fonctionnait bien en statique, je l’ai mis sur une EPROM. C’était le matin de la course, ou plutôt la nuit. Pour celà, j’ai fait une chose qui paraîtrait complètement folle aujourd’hui : je me suis introduit dans l’usine Renault de Flins à l’heure de l’arrivée de l’équipe du matin, puis au laboratoire d’électronique où je savais qu’il y avait un programmateur de PROMs, puisque j’y avais fait un stage 2 ans plus tôt. Les personnes présentes m’ont reconnu et ma présence ne les a pas choqués. Problème : leur unique programmateur de PROM était en panne ! La tuile ! J’ai donc dû commencer par réparer ce programmateur, qui avait une panne matérielle assez simple. Ensuite, j’ai programmé ma PROM et suis parti direction Paris par l’A13, pour la course. La voiture sur la banquette AR de ma Dauphine, et la PROM programmée dans ma poche.
Arrivé sur les lieux, il y avait un problème technique : le local de la course manquait de prises de courant pour les concurrents, et ceux qui en avaient ne voulaient pas ajouter de prises multiple pour les autres.
Problème résolu assez rapidement par l’ouverture d’une salle annexe avec quelques prises libres.
Donc, assemblage de la PROM sur la carte 6802, et sollicitation des organisateurs pour accéder aux essais sur piste.
Sur la piste, tout s’est bien passé pour le premier tour à vitesse réduite. Ensuite, catastrophe, la voiture roule beaucoup trop vite et sort de la piste. J’ai été optimiste dans ma programmation, et en plus je n’avais fait aucun essai dynamique. Le point faible : le servomoteur de direction, beaucoup trop lent à réagir, et un logiciel également trop simpliste de 500 octets hexa environ.
Le programme étant en PROM, il n’y avait plus moyen de le changer sur place. J’ai donc décalé les fils du capteur de vitesse pour faire croire à une vitesse 2 ou 4 fois supérieure.
En faisant ça, j’ai cramé le 6802, que j’ai dû remplacer en allant dans une boutique spécialisée.
Nouveaux essais : encore trop rapide et perte de contrôle. J’ai abandonné !

Pour ce qui est des revues Microsystèmes d’époque, il me semble que j’en avais bazardé une bonne partie, en même temps que ma collection de Haut-Parleur. En ce moment, je fais du rangement, et il est possible qu’il m’en reste dans un carton de déménagement, difficilement accessible.

A noter que certaines voitures n’avaient pas de contrôle par microprocesseur. Elles étaient entièrement analogiques. Je me souviens d’une d’entre-elles qui avait des performances remarquables et qui avait un capteur analogique déporté à l’avant de la voiture.

Edit :
J’ai retrouvé mon bulletin d’inscription en cherchant des photos.
Inscription_MS.pdf (1,0 Mo)

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INCROYABLE !

Pour commencer, deux liens « d’actualité »

==> Il faudrait pouvoir retrouver ces images.

Seul ? Même pas en équipe ? 10 jours pour tout faire, avec les moyens de l’époque : dingue !

==> Maintenant, il y a des « creative lab » dans les usines … tu y aurais serais reçu comme un roi avec un projet comme celui-ci (mais y trouver un programmateur d’eprom, compliqué !)

==> Arf !

… il y avait encore des boutiques - dommage pour le manque d’essais et l’abandon.

==> L’électronique était 100% de ta conception ou inspirée (plus ou moins fortement) de ce que proposait MS ? Il serait intéressant de revoir, 40 ans après, l’ensemble du projet et de cette course. Y en a-t-il eu d’autres ? Qui étaient les concurrents ? Quels étaient leur background et objectif ? [le budget devait être assez conséquent d’ailleurs]

==> Ne me surprends pas - il y avait des artistes !

Perso, j’ai participé il y a quelques années à un projet dans le genre (à base d’Arduino), mais nous n’avons fait que quelques essais et jamais de course. Utiliser de l’AI est vraiment compliqué, il faut de gros CPUs.

Oui, c’est perso. Il ne me semble pas avoir fait attention aux suggestions de MS. D’ailleurs j’avais horreur, par expérience, de copier sur les autres des choses qui ne fonctionnaient jamais. Pour la partie microprocesseur, c’est du 100% perso. C’était très simple comme électronique. (Petite anecdote à la suite). D’ailleur on voit la V2 sur les photos, faite après la course pour une éventuelle seconde édition. La V1 était plus complexe, avec PROM 2708 tri-tension alimentée par des piles 9V, capteurs optiques et capteur de vitesse entièrement gérés par hardware. Seule la partie modem pour enregistrement k7 a été fortement inspirée d’un article de Tavernier dans le H-P.
Pour le choix des capteurs optiques à réflexion, j’avais suivi les conseil de « EREL Boutique », revendeur de produits opto Siemens / Osram. Pour la partie mécanique, j’avais suivi les conseils d’un gérant de boutique de modélisme, qui m’a aussi vendu la mini perceuse et les forêts pour percer les circuits imprimés.
La V2 n’a pas servi puisqu’il n’y a pas eu de seconde édition.
Il doit me rester au moins une photo de la V1. Il faut que je la retrouve.

Parmi les concurrents dont je me rappelle, il y avait un lycée avec une équipe bien fournie mais pas très sympa. C’est d’ailleurs eux qui refusaient de partager la prise de courant. Avec tout le matériel informatique de leur labo transporté sur place. Système de développement, programmateur, … De mon côté, j’avais juste amené le multimètre et le fer à souder.
Il y avait aussi un individuel comme moi. Lui était ingénieur des mines expérimenté, et a été classé dans les premiers. Je ne me souviens plus très bien.

Anecdote :
Peu de temps après, je travaille dans une société d’électronique, avec des collègues qui travaillent sur des Télex à base de 6800. A une époque, il y a eu un coup dur : les télex en sortie de chaîne de fabrication ne fonctionnaient plus.
Branle-bas-le-combat pour trouver la cause et y remédier. Il s’agissait de Motorola qui avait fait une petite modif dans le masque de fabrication du 6800, entraînant une variation de quelques ns d’un signal de validation de bus.
Les collègues qui avaient conçu l’électronique avaient utilisé ceinture, bretelles et parachute en mettant des buffers partout autour du 6800 : sur les bus, sur les signaux de contrôle. Sur le papier, ça marchait … à quelques ns près. Il a suffit de cette petite variation sur le 6800 pour que ça ne passe plus.
Ils ont eu un coup de stress lorsque tout le monde était sur leur dos pour résoudre le pb au plus vite pour que la production se débloque. Au lieu de revoir ou changer les buffers en cause, ils ont encore complexifié le schéma en créant un timing « maison » pour les horloges Phi1 et Phi2 (pour ceux qui se souviennent). Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?
La suite de mon expérience professionnelle m’a montré que certaines grosses sociétés ont des « règles internes » qu’ils appellent « régles de l’art », qui conduisent souvent à ce genre de problèmes lorsqu’elles sont appliquées bêtement.

Une photo que j’ai retrouvée. C’est un polaroïd qui n’a pas très bien vieilli :

Voiture MS

On voit la piste d’essais statiques, la voiture (V0) quasiment d’origine, avant d’y implanter toute l’électronique. On voit le régulateur de puissance moteur à découpage, que je n’ai pas réussi à mettre au point et qui a été remplacé sur la V1 par une platine à relais, et sur la V2 par un régulateur de couple linéaire.

Super ton truc !

==> As-tu su pourquoi il n’y a pas eu de seconde course organisée ? Il semble y avoir eu beaucoup de participants pour la première malgré des lots annoncés plutôt « légers » en comparaison à l’investissement nécessaire pour y participer. As-tu idée du coût de ton projet à l’époque ?

==> Etonnante attitude alors qu’on était, j’imagine, en mode « babacool » à l’époque.

Ce serait intéressant de retrouver les numéros de MS manquants, en théorie, dispo à la BNF, et puis, s’il y a eu sujet TV, il est peut-être dispo à l’INA ? Aussi, les organisateurs de MS (s’ils sont toujours vivants !) ont peut être conservés un peu de mémoire de cet évènement.

Ce qui m’impressionne, c’est l’aspect particulièrement innovant pour l’époque; des problématiques et des « rêves » d’ingénieurs qui restent identiques depuis 40 ans. Aucun historien des technologies ne semble s’être penché sur cette aventure.