Obsolescence

Bonjour @allo.guy et les lecteurs connexes,

Alors où doit on faire de l’économie ou ‹ écologie › à la place de la ‹ rentabilité › ? ? ?

Je n’ai pas particulièrement le nez long !
Mais, le fait de ‹ benner › des tubes encore fonctionnels me dérange !

Cordialement

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Le vieux Tryphon
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Toto974
C’est trés bien ce qui se fait dans l’entreprise ou tu bosses.
Cela se fait « discrètement » dans beaucoup d’autres entreprises, grosses ou petites.

Cela m’est arrivé de proposer à un lycée pro du materiel que j’allais déposer et qui me semblait intéressant pour les élèves.
Des tas de questions: si c’est aux normes, la marque et références, vous avez la doc?, ha mais cela sort du programme… et pour la logistique, il faut déposer propre (et pas à la hussarde), faire des bordereaux d’inventaire, emballer et cerise sur le gateau se coltiner la livraison.
Je veux bien etre gentil, que l’on me prenne pour une bonne poire, et rendre service, mais y’a un moment ou il faut dire stop, sinon c’est le dépôt de bilan.

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Personne n’a dit qu’il fallait les benner", les mettre à disposition gratuitement pour qui qu’en veux me semble beaucoup-- plus malin.
J’ai travaillé (y’a plus de 30 ans) dans une entreprise ou il y avait un local « pré-poubelle », à disposition des salariés, y était mis tout ce qui n’était plus nécessaire: outillage, appareils de mesure, mobilier (bureaux, armoires, rangements), bureautique, calculettes, papier pre-imprimé, et un tas de truc (vieux ou neuf),
Tous les six mois, vidage total du local et mise en benne.
Pour les matériels non amortis, dépréciation comptable et certificat de cession gratuite au salarié.
Bonheur des bricoleurs, et économie pour l’entreprise car moins de volume à payer pour la destruction en déchèterie

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L’écologie dogmatique au sens de nos élus « écologistes » n’est qu’un luxe possible pour ceux qui ne savent pas quoi faire de leur pognon.

Pour moi, l’écologie est de me dire que lors de ma courte vie, il faudrait que je ne salope pas trop ce qui m’entoure, pour le laisser aussi propre que possible aux générations suivantes.

Nous polluons et vivre c’est polluer (un peu ou beaucoup), ne rêvons pas de manière idéaliste mais regardons ce qu’il est possible de faire de manière réaliste et avec nos moyens financiers.

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N’importe quel chef d’entreprise te diras qu’il n’y a pas de taxes sur les stocks. Mais, bien entendu, le stock ( valorisé au prix d’achat HT) à une influence sur le résultat. On entend souvent dire que le stock coute cher. Moi j’ai toujours considéré que c’est surtout le manque de stock qui coute cher. Et à bien des égards.

l’enarchie de la thomson menait une chasse feroce et constance sur les stocks
vidage des tiroirs des magasins de pieces usinées , de composants , etc

Ça me rappelle une histoire qui m’est arrivé. On avait des kits de développement 68000 (dans les années 1980) qu’on n’utilisait plus. Un copain d’un lycée technique était intéressé pour les récupérer. Le problème est venu de chez nous : on n’avait pas de procédure pour donner du matériel. Bref, légalement, c’était compliqué.

La solution : on a fait un prêt. Comme ça, les kits restaient dans l’inventaire mais rien ne nous obligeait a réclamer leur restitution.

Ça fait plus de 40 ans que ces kits sont dans ce lycée. Plus probablement, ils ont été bennés. Quant aux personnes concernées par l’opération (moi compris), tout le monde est à la retraite depuis pas mal de temps maintenant. Et l’inventaire…

On se débrouille comme on peut. Mais qu’est-ce qu’il ne faut pas imaginer pour s’entraider.

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Il faut surtout savoir qu’il y a maintenant le volet RSE dans les entreprises, et que quand elle a des clients qui sont de gros groupes, ceux-ci font régulièrement des audits. Il y a tout intérêt à prouver que la boîte fait des efforts pour minimiser la consommation électrique etc.

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Aucun précédent et personne sachant faire qui souhaite se mouiller, c’est une raison classique et c’est bien dommage.
Il y a moyen de « bricoler » pour trouver une solution pour résoudre le soucis, mais c’est tellement plus simple de faire les choses de maniere legale et transparente

Des raisons liées au culte du secret et à la protection des secrets de fabrication, dans certaines entreprises tout materiel stockant des données numériques ne peut ressortir du site. eprom et tout support mémoire, clef usb, disque dur ou ssd.

J’ai bossé avec des analyseurs de protocole et analyseurs logiques, chez certains clients (dont un situé à la vache noire, ce qui dira quelque chose à certains), je ne pouvais pas rentrer mon matériel pour dépanner, mais obligation d’utiliser le matériel du client mis à ma disposition sur place.

Des raisons comptables? y’en a pas vraiment c’est assez facile: faire une dépréciation si matériel pas amorti, ou mise à zéro de la VNC (valeur nette comptable) ensuite c’est comme pour une vente mais avec un prix de vente à zero, sortie de stock, et facture classique sauf valeur zero hors taxe donc pas de TVA à payer.

Il peut y avoir des tas de raisons légales contre lesquelles on ne peut rien faire:
Quelques exemples: matériel interdit d’exportation, clause de confidentialité avec le fabricant, logiciels inclus et licences interdisant le transfert, matériel classifié ou demandant des autorisations et agréments pour utilisation, détention ou transport,

C’est typiquement le type d’appareil pour lequel la réparation n’a pas de sens, non seulement économiquement mais aussi (et surtout) pour le fait qu’il doit répondre à des normes de sécurité qu’un démontage aurait du mal à garantir.
De plus ce genre d’engin est d’une fiabilité telle que le problème ne se pose pas, c’est plutôt sa non-réutilisation qui pose problème si on regarde le nombre de chargeurs parfaitement fonctionnels qu’on trouve dans les bacs de recyclage.
C’est d’ailleurs pour cela qu’on a défini un chargeur « universel » à fiche USB-C et qu’en principe on ne devrait plus fournir systématiquement de chargeur avec un téléphone neuf.

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Oui, ça c’est normal. Si l’acheteur achéte des pièces et qu’ elles restent en magasin 10 ans, c’est logique qu’on fasse la chasse au gaspi. Mais ça n’est pas taxé pour autant.
Dans les grosses boites ( j’ai été jadis patron du magasin à CGEE-ALSTHOM dans les années 65 ) il n’était pas rare que les acheteurs commandaient en grandes qtés pour avoir des prix…Sur du matériel spécifique, c’était complétement anormal. Parce que ça finissait à la benne, quand on en avait marre de les retrouver à l’inventaire chaque année.
Dans les PME, on fait quand même ^plus attention à ça.

Dans les PME, TPE ou pour les artisans il est souvent plus économique de commander une quantité beaucoup plus importante que le nécessaire.
Les tout petits volumes coutent souvent beaucoup plus cher que les emballages gros volume chez un industriel.
Dans une grande entreprise, ce n’est pas trop visible.
c’est probablement optimisable, mais trés compliqué car il faut parfaitement connaitre les produits, la structure des prix par les fournisseurs en fonction des volumes. éviter les rompus et garder des emballages complets… c’est un vrai metier d’acheter

Dans une petite entreprise les achats sont souvent assez mal gérés, pas de savoir faire et pas de personnel dédié.

Besoin de dix vis? je fais une commande des dix vis chez un fournisseur spécialisé ou je ne suis pas en compte, il faut faire une commande spéciale, avoir des frais de facturation, de port et y passer un bout de temps pour créer le fournisseur ou alors je commande chez un de mes fournisseurs habituels une boite de 5000 vis qui me coutera moins cher au final,
La question c’est qu’une fois pioché les 10 vis dont j’ai besoin, je fais quoi des 4990 qui me restent sur les bras, je les mets à la poubelle? (ce serait le plus raisonnable)
Je les rentre en stock , faut créer une fiche de stock, référencer le fournisseur, les ranger physiquement. tout cela coute une fortune en temps et en espace pour un truc qui ne servira probablement plus jamais.
Si elle sont mises en stock, pas certain que si quelqu’un a besoin des mêmes vis pour un autre projet, il arrivera à les trouver dans les milliers de références en stock. avec le risque de recommander en créant des doublons dans le stock.

C’est sans doute du gâchis, mais c’est au final ce qui coute le moins cher.

Attention à ne pas vouloir généraliser, chaque entreprise est unique dans son métier et totalement différente d’un autre domaine d’activité.

Chaque objet nécessaire à l’entreprise devrait (ou pas) être stocké en quantité petite moyenne ou grosse , quel est son prix unitaire? quel besoin au total dans l’année, besoin d’une disponibilité immédiate pour quelle quantité.
Une entreprise qui fait de la maintenance 24/24 7/7 doit avoir un stock d’un tas de choses qui ne serviront peut etre jamais, mais imposé par le client pour garantir le délai de réparation.

Un grossiste en fleurs, en alimentaire (produits frais) doit avoir du stock important pour pouvoir vendre. Pour le client c’est tout de suite maintenant et les fleurs c’est des produits trés périssable.

Quel est le délai de livraison par ses fournisseurs, certains fournisseurs livrent très rapidement 24 heures même la demi-journée (rs aswo) c’est plus cher en cout d’achat, mais cela peut etre rentable et permettre de ne pas stocker si le délai est compatible.

Un exemple pour montrer la dérision du truc,
Pour un bricoleur qui a besoin de 2 kg de plâtre et qui va chez merlin l’enchanteur
Une boite de plâtre de 1Kg 3.99 euros
un sac de 5 kg 8.99
un sac de 25Kg 5.95

C’est acheter un sac de 25 kg qui lui coutera le moins cher (5.95 euros) et balancer les 23 kilos restant en déchèterie
Le plus écolo serait de prendre 2 boites de 1 kg, pour plus cher 7.98 euros

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Je ne suis pas d’accord ! Mais alors pas du tout d’accord avec ça. Si j’avais géré ma boite comme ça, je ne pense pas que nous aurions été le N° 3 en France.Ceci dit sans aucune forfanterie.

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radiocomm3,
avec quoi? réponse à quel message?

Bonjour,
vous parlez de jeter des stocks de pièces ou consommables, des petites sommes qui finissent néanmoins par faire de gros montants.

Lorsque j’avais une entreprise d’impression numérique très grand format (arrêté il y a 8 ans) nos outils de production étaient des traceurs grande laize.
Prix d’achat entre 40 k€ et 170k€HT. Comptablement considérés comme du matériel informatique donc amortissement 5 ans. De toutes façon dépassés et remplacés au bout de 5 ans par une nouvelle génération, impression plus fine, plus rapide, encres plus écolo, etc et coût de production plus bas. Aucun intérêt de les garder une fois amortis parce qu’ils prenaient trop de place dans l’atelier.
Le pire dans l’histoire c’est que parce que dépassés ils n’intéressaient personne en seconde main. Il fallait payer pour l’enlèvement et le traitement.

Pour l’anecdote :


Le panneau sur la table de sortie fait 2 x 3 m.

Bonne journée

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dans les grandes boites il faut aussi penser aux rechanges que l’on s’est engagé a fournir par contrat pour un durée de 10, 20 et qq fois 30 ans
on voit que qq années apres tout le monde a oublié le contrat, et on benne
et le client se repointe je voudrais bien des rechanges et la panique a bord d’autant plus que les dits composants ne sont plus fabriqués et introuvables

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Le monde va aujourd’hui trés vite et difficile de se projeter pour planifier
Dans certains domaines, il est « rentable » de remplacer un materiel au bout de deux ans, même non amorti, car dépassé par l’évolution,
Nouveau materiel moins cher à l’achat, en cout d’exploitation, en maintenance que celui en cours d’exploitation. C’est invendable bien qu’en parfait état et fonctionnel.

Seule solution la reprise par le fournisseur (plutot c’est une remise commerciale car le materiel sera poubellisé), si l’on rachète dans la même marque.
C’est comme ça, le monde évolue trés vite, c’est déstabilisant et il est difficile de suivre.

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Quand nous faisions partie du groupe dont le grand chef était un certain Mr Gomez , j’avais voulu donner des appareils de mesure au radio-club local …… il a fallu que je certifie que c’était pour un organisme d’utilité publique ( le Ref) et un chef comptable est venu vérifier :face_holding_back_tears:
pauvre France …….

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par contre lui faisait retaper aux frais de la boutique un chateau pres de paris avec douche et salle de bains a la robinetterie dorée
( c’est un de nos sous traitant charge de la dorure qui a cafté )

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A l’époque on voyait son épouse Francine (par ailleurs PDG de Waterman qu’elle a « restructuré ») tout sourire sur des photos pleine page de pas mal de revues. Elle posait soit devant des mini-ordinateurs HP, soit devant de l’électroménager Thomson. Mon petit doigt me dit que les sourires ne devaient pas être donnés…