Archives presse guide d'achat/comparatif TV années 60/70/80

Bonjour,

sur ce forum on discute beaucoup des vieux TV cathodiques (châssis, réparation),

mais il y a un point qui est rarement évoqué : la manière dont a été reçu le modèle de TV à sa sortie par la presse spécialisée, si le TV a eu du succès en terme de vente, de fiabilité, s’il a été recommandé par la presse de l’époque (comparatif, guide d’achat).

Je serai intéressé si quelqu’un ici a des scans de magazines d’époque des années 60, 70, 80, voire 90, type « que choisir », « 50 millions de consommateurs », afin de voir quels modèles étaient recommandés par les testeurs, vérifier si un TVC8 était classé devant un modèle Thomson, si les Sony trinitron écrasaient ou pas la concurrence, comment s’en sortaient les Schneider, Grundig, puis les TV de supermarché.

Sur https://www.retronik.fr/ je n’ai pas trouvé ce genre de magazine, je pense que du point de vue historique il serait intéressant d’avoir des articles de presse montrant un avis objectif sur ces TV.

Merci.

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Bonjour
Malheureusement pour avoir connu et lu ces magazines à l’époque, les tests n’étaient pas objectifs et parfois erronés :frowning:
Je me souviens d’un test où un TVC7 Philips avait été jugé supérieur à un Radiola … TVC7 ! :upside_down_face: :roll_eyes:
Un autre test où un téléviseur était mal classé car l’image était plus floue dans les 4 coins qu’au centre de l’écran !
Et jamais aucun test ne faisait mention de la facilité ou non de la réparation et d’accès au châssis ni de la disponibilité des pièces détachées
Il y aurait beaucoup à dire sur ces soi-disant tests …:frowning:

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Faut voir le protocole de test, il me semble qu’ils utilisaient 2 types de jury pour évaluer la qualité visuelle :

  • un jury de spécialistes, habitués à travailler sur l’image

  • un jury d’utilisateurs lambda, censé représenter le client final, non technicien, qui fera moins attention aux petits détails type colorimétrie, défauts de géométrie, qui peut être influencé par le prestige de la marque, c’est un jury moins fiable que celui des spécialistes

Puis la note finale est pondérée par d’autres critères (mesures avec la mire, le rapport qualité/prix, la consommation d’énergie).

Il y avait aussi la FNAC via son magazine qui faisait des tests indépendants, via son laboratoire de tests.

À l’époque des tubes delta (non auto-convergents) le test risquait d’être faussé si le modèle s’était déréglé entre sa fabrication en usine et la livraison dans le centre d’essai, et les problèmes de champ magnétique, ça supposait qu’un technicien règle parfaitement les convergences avant de commencer le comparatif avec les modèles concurrents.

ça , je ne suis pas sûr étant donné le temps qu’il fallait y passer :thinking:

Oui c’était tellement long à faire…

Le tube « auto-convergent » fut un réel progrès par rapport au delta.

Le Sony était bien aussi.

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Dans le protocole de test de ces magazines je me souviens qu’un des critères d’évaluation était la qualité du son,

et souvent les modèles testés avaient une mauvaise note, un haut-parleur pas assez qualitatif, mal positionné, les fabricants ne faisaient pas beaucoup d’efforts, à part certains comme Grundig qui faisaient de la qualité du son un argument de vente.

On remarque que le passage aux TV LCD n’a pas résolu le problème, pour avoir un son correct il faut acheter une barre de son.

Bonjour,

Ces années là, lorsqu’un nouveau téléviseur sortait, le fabricant (ou l’importateur) envoyait un communiqué de presse aux journaux spécialisés et d’information. Quand le journal était en bons termes avec le service de presse du fabricant, le rédacteur se voyait proposer un exemplaire en « prêt » pour le « tester ».

Pour les produits moins coûteux qu’un téléviseur, en général, le produit était offert lors de la conférence de presse.

Habituellement, l’article était élogieux et ses caractéristiques étaient simplement reprises du communiqué de presse, et le journal restait en bons termes avec le fabricant…

Les journaux de consommateurs achetaient les téléviseurs dans le commerce , ce qui explique que des modèles similaires (@kiki37) puissent avoir des notes différentes en raison des dispersions dans la production et les conditions de transport et de stockage. La Fnac puisait dans son stock pour les tests, même remarque.

Je ne suis pas certain que les choses aient vraiment changé depuis que je suis en retraite.

bb

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Les dossiers de tests de la FNAC sont accessibles en téléchargement, le plus ancien que j’ai trouvé date de 2008, c’était l’époque des premiers tests sur les écrans LCD :

http://multimedia.fnac.com/multimedia/editorial/pdf/dossiers_techniques_2008/TV_ete2008.pdf

Depuis 47 ans, la Fnac réalise des tests sur les produits qu’elle commercialise. Le laboratoire d’essais de la Fnac, unique au monde dans son concept, analyse la performance des produits à l’aide d’une équipe de spécialistes et de matériel de mesure de très haute technologie. Pour répondre au degré d’exigence du labo et discriminer les produits de manière impartiale, nous disposons des appareils de tests les plus évolués et faisons même fabriquer spécialement des bancs de mesures sur un cahier des charges très strict.

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On retrouve cette pratique avec les youtubeurs « influenceurs » qui font des tests de matériels (le « unboxing »), ils reçoivent du matériel de prêt de la part du fabricant,

le souci avec cette pratique c’est que si le youtubeur est trop objectif et qu’il donne une évaluation négative alors il risque d’être blacklisté par le fabricant, et donc de ne plus recevoir de produits.

Certains youtubeurs indiquent qu’Apple les sanctionnent en ne renouvelant pas le partenariat, s’ils ont fait de manière trop répétée dans le passé des évaluations négatives des produits Apple.

Bonjour,

Pour avoir une carte de presse, nous devions travailler majoritairement pour une (ou plusieurs) publication(s) ayant un numéro de commission paritaire, ce qui impliquait que la part des recettes publicitaires ne devait pas dépasser un certain quota.

Un article du code du travail précisait explicitement ces points, ainsi que les dispositions particulières s’appliquant à la profession (essentiellement l’impossibilité de définir un horaire de travail et les conditions de cessations du contrat, la fameuse clause de conscience).
Il existait même un code de déontologie…

A ma connaissance, ces dispositions sont toujours en vigueur et un journaliste ne devrait pas recevoir de l’argent ou des cadeaux de valeur de la part du fabricant pour lequel il a écrit un article (élogieux !). C’est une cause de licenciement pour faute.

Les influenceurs, blogueurs et autres animateurs ne sont actuellement astreints à aucune obligation. Au contraire, ils assument de vivre des subsides des firmes dont ils parlent. Il est regrettable que la plupart de gens les confondent avec des journalistes, mais la profession ne fait pas grand chose pour se démarquer, au contraire, les éditeurs n’hésitent pas à créer des blogs et autres chaînes hébergeant des influenceurs, simplement pour leur soutirer une partie de leurs gains.

Comme on est franchement hors sujet, j’arrête là !

bb