Bonjour,
Ce Vox AC30 de 1971 est en cours de restauration et son chassis est bien abimé. L’oxydation fait son travail, avec les années et le mauvais stockage.
Il y a plusieurs pistes pour tenter d’effacer au mieux les traces d’oxydation, mais ma question ici est de savoir qu’est ce que l’on peut faire pour protéger le chassis après nettoyage, le stabiliser, et limiter sa ré-oxydation?
Le livre de Biraud ne mentionne rien à ce sujet, à part un vernissage fin pour protéger des pièces, mais ici l’ampli va chauffer (les AC30 ne sont pas très bien ventilés) et un vernis risque de s’altérer,
On peut imaginer passer du Rustol, ou un film d’huile, du WD40.. Pas sûr que ça fasse bon ménage avec la chaleur, sans parler de l’odeur
bien poncer la rouille au papier verre
surtout par de laine d’acier
ensuite peinture tuyau de poele alu passée avec un tampon de coton serré dans un tissus a grosses mailles pour eviter les peluches de coton
plusieurs couches minces
Bonjour,
Ta question est de savoir comment limiter la ré-oxydation.
L’oxydation est arrivé parceque l’ampli est resté dans un local humide (cave, grange, dehors,…). Si sa nouvelle vie est de rester au sec et au chaud, il ne s’oxydera pas beaucoup plus. Mais on ne connait pas son futur lointain…
Pour stabiliser cela il y a plusieurs possibilité dont certaines que tu as cité :
pour stabiliser à 100% quoi qu’il arrive (retour en cave, grange…) , et bien il faut tout mettre à nu, démonter tous les supports de tubes, puis faire sabler et peindre, ou retour à l’origine par traitement par bain (désoxydation puis électrolyse zinc ou autre)
pour juste stopper l’oxydation si l’ampli reste dans un endroit sec, alors il faut retirer le maximum d’oxydation (ponçage, brossage,…) puis recouvrir d’une couche le plus étanche possible pour protéger de humidité de l’air, cela peut être de l’huile, de la graisse, ou une couche de peinture anticorrosion.
l’huile ou autre corps gras demande plus s’entretient que la peinture anticorrosion, car il faudra remettre une couche de temps en temps.
la peinture demande plus de préparation de surface, de démontage des accessoires, de protections des choses à ne pas peindre, un dégraissage poussé avant peinture… bref des contraintes aussi, mais moins d’entretien par la suite.
Je recommanderais de simplement de stabiliser la rouille et le stockage dans de bonnes conditions. Les marques de rouille font partie de l’histoire de l’objet finalement.
Repeindre le châssis pourrait en faire perdre un grand intérêt sur l’aspect collection (puisqu’on parle du livre de Biraud) et comme le dit si bien l’auteur de ce dernier, prennez votre temps avant de faire une action quelconque sur votre appareil ! C’est souvent sur des décisions hâtives que l’on fait des bêtises
Merci les gars, les réponses couvrent les 3 aspects: traitement curatif, préventif, et considérations historiques. L’ampli va vivre sa vie en Bretagne, donc pas dans un air forcément très sec (je plaisante), mais il sera stocké en intérieur et utilisé régulièrement, donc une fois bien nettoyée, l’oxydation devrait ralentir.
Je vais quand même expérimenter dans un premier temps sur un autre objet, l’application de cette peinture alu en couches fines, façon « vernis au tampon », pour voir son aspect final.