L’affaire est sérieuse , la vie de nos chères lampes BF en dépend .
Quelle est d’après vous la méthode la plus simple ,avec les moyens du bord , pour faire une mesure d’une précision « suffisante » de la résistance de fuite d’un condensateur de liaison classique du type 10.000 cm (comme on disait dans le temps) 1500V .
Dit autrement, comment mesurer avec des moyens volontairement minimalistes une résistance fuite de plusieurs centaines de mégohms
propre à un condensateur de liaison digne de ce nom .
le jeu consiste bien entendu à éviter l’analyseur LCR dernier cri et autre appareil de mesure onéreux et sophistiqué.
La question attenante est -comment mesurer suivant les mêmes critères de précision , fiabilité et de simplicité , la capacité des condensateurs classiques de 50 pF à 5000microFarad -
il y a sans doute une mention spéciale pour les électrochimiques
.
Si le fil a du succès je proposerai la même chose avec les selfs -pardon les inductances .
A vous lire .Cela pourra rendre grand service Quand on pense à tous ces condensateurs de liaison ,de découplage etc qui fuient et qui faussent tout .
On peut tester les condos et en mesurer le courant de fuite avec un mégomètre électronique à piles , faisant la mesure sous 250 ou 500V pour le controle d’isolement d’installation électriques (genre Métrix 405 ) ou encore, avec un ancien mégomètre à magnéto (genre megger)
Pour la mesure de capacité, et sous reserve que le condo soit bon au mégomètre, il existe de petits capacimètres numériques …
Je n’ai pas de capacimètre (j’avais un Heathkit, que j’ai jeté en 1987, enfin bon, parlons d’autre chose) et voici les moyens minimalistes que l’utilise :
Les fuites sur les non-chimiques se détectent très facilement à l’ohmmètre. Les fuites ont parfois des effets ‹ diode › et pour cette raison je mets l’ohmmètre sur le capa. J’attends quelques secondes et puis j’inverse le sens (en inversant les fils et surtout en prenant soin de ne pas toucher les bornes du condo). L’ohmètre doit indiquer l’infni au bout de quelques secondes.
Les valeurs des non chimiques (pas de trop petite capacité) peuvent aussi se déterminer « à vue » par comparaison de la vitesse de décroissance du courant dans l’ohmmètre.
Bien entendu, le « bête » voltmètre ou contrôleur universel à aiguille est un must.
Pour les chimiques, je n’évalue que leur capacité en mettant en // une source de tension de 4,5 v ou 9 V (une pile) et un voltmètre. En laissant le voltmètre, retirez la pile et visualisez la vitesse de décroissance de la tension. (rapide au début et lente à la fin) Comparez avec un condo « bon » et de même valeur.
Ces méthodes sont indiscutablement grossières. Elles permettent - avec les moyens du bord - de se faire une idée.
Pour les chimiques, je préfère en général mesurer la tension de ronflement à l’oscillo. (on évalue un résultat, plutôt qu’un élément)
pour autant que la mesure « statique » décrite plus haut ne montre pas de défaut grave.
Enfin, n’oubliez pas que la tolèrance des condos papier était de 20 , s'est réduite à 10 dans les années 60. Pour les chimiques, par contre, c’est + 100 ; - 50 . Je parle ici bien-entendu du matériel utilisé dans les applications dites grand-public.
J’oubliais de préciser que j’utilise un Métrix 462 C (et aussi un fluke digital) dont la résistance interne est de 20.000 ohm/V. Au plus la résistance d’entrée est élevée, auplus vous pourrez apprécier de petites valeurs de condo. Par contre, il faut avoir de la patience si le condo fait plusieurs centaines de microfarads.
un petit capacimetre (peut etre inclu dans certain multimetre numerique)
l’exemple de controle de filtrage en reel au scope peut aussi donner une idee de l’etat d’un chimique.(resistance interne)
une mesure au simple capacimetre peut donner une valeur correcte de capa alors que c’est foutu.
idealement
capacimetre vrai pont ex numerique (voir selectronic environ 500 euro je crois) + test isolement (conception thierry magis, mais on doit pouvoir faire avec moins d’electronique a base de tranfo secteur)
Attention, Michel Rentmeesters, votre réponse ne convient pas car la question précisait qu’il fallait tenir compte de la tension d’utilisation. Les 4 à 9 volts d’une pile ne permettront certes pas cette vérification et un condo bon sous cette tension, fuira peut-être comme une passoire lorsqu’il aura plus de 100 volts à ses bornes.
pour les chimiques de filtrage un moyen simple et peu honéreux consiste à mesurer le courant de fuite avec un milliampéremetre en serie avec la capa concernée(commencer par un gros calibre pour la charge et descendre une fois stabilisé). pour ce qui est de la capacité visualiser la résiduelle au scope ( outil couteux mais indispensable ) et une oreille qui entend le 50HZ.
pour les capas de liaisons si on a vraiment peur, la dessouder et la tester en fuite comme celle de filtrage sur la HT de l’appareil. sinon mesurer la tension de polarisation de la lampe et comparer avec les données constructeur. si pas bon changer la capa(par une bonne). si retour mormal poubelle si pas de changement changer la lampe(par une bonne). pour ce qui est de la capacité l’oreille suffit plus la capa est elevée plus on étend la bande passante dans le grave.
Ce que je veux dire Fredo, c’est que de simples moyens du bord vont réoudre 95 % des cas et il n’est pas nécessaire (pour les non chimiques) d’avoir à disposition une tension élevée. S’il ne tient pas à 300 ou 400 Volts, vous verrez une fuite déjà à l’ohmmètre.
Ceci dit, la question est relative « aux moyens minimalistes pour mesurer des condos de liaison ». Je pense avoir répondu en ce sens, avec un voltmètre et une pile. Je vais scruter mon vieux bouquin sur les radios à tubes de 1928 pour voir si rien n’est suggéré. (style usage d’un pomme de terre pour reconnaître le « + » du « - » d’une source.)