quel bazar pour les sortir de leur engin ! j vais me coucher ! bonne nuit
La récupération de l’équipage me semblait plus rapide au temps des missions Apollo et il y avait la mise en quarantaine dans un module …
Patrick.
C’est exact, mais pour Apollo, ils étaient sortis du module pour aller sur la surface, pour Artemis ce n’est pas le cas.
En quoi cette mission était risquée ? Il y a cinquante ans, ils procédaient de la même manière et pourtant l’électronique et les calculateurs ont fait d’énormes progrès.
A l’époque Katherine Johnson faisait tous ses calculs avec une règle à calculer.
Certains astronautes se sont particulièrement démarqués au cours de cette course à la lune dans les années 60-70.
Charles Duke était au Capcom pour la mission Apollo 11, c’est lui qui communiquait avec la capsule. Puis il a marché sur la lune au cours de la mission Apollo 16.
Il y a eu aussi Eugene Cernan, mission Gemini 9, Apollo 10, et surtout Apollo 17, il reste à ce jour (même si il est décédé), le dernier homme à avoir marché (et même conduit) sur la lune.
M’est d’avis que c’est la prise de risque qui a changé.
Il y a 50 ans, on prenait moins de précautions. Quand on voit le désastre d’Apollo 1 …
La capsule d’équipage Orion pèse environ 8,5 tonnes,
en comparaison apollo faisait 2415 Kg
1/2MV² te donnera le probleme du nouveau bouclier thermique
sachant que la vitesse d’entrée reste le meme
La navette aussi était bien plus lourde (70t) et son bouclier fonctionnait bien même si elle perdait quelques tuiles à chaque rentrée…
oui mais elle ne rentrait pas de l’orbite lunaire mais de l’orbite terreste donc a un vitesse beaucoup plus faible
provenance orbite lunaire 40000 kmh
provenance orbite terrestre 28000kmh
avec V² ce la fait une sacrée difference d’energie a absorber
Oui 40 000 km/h l’une et l’autre 28 000 km/h…
le bouclier thermique : comment évacuer la chaleur lors de la rentére dans l’ atmosphère
Associé
Pourquoi la fusée subit-elle des températures élevées lors de sa rentrée dans l’atmosphère ?
Connaissances : AnglaisL’auteur a 926 réponses et 4,9 M vues de réponseTraducteur · 5 ans
Robert Frost
Instructor and Flight Controller at NASA
Robert Frost : dans Quora en anglais :
Why does the rocket experience high temperatures on reentry into the atmosphere?
Un objet qui revient de l’espace voyage à une grande vitesse lorsqu’il entre dans l’atmosphère.
Apollo 11 est entrée dans l’atmosphère à près de 10,67 km/s (24 000 miles par heure). Il a dû perdre cette vitesse avant que la capsule n’atterrisse dans l’eau. Les parachutes ne pouvaient pas être déployés avant que la vitesse ne soit réduite à environ 150 m/s (350 mph). Sans moteur pour la ralentir, le seul mécanisme de décélération consistait à transférer son énergie cinétique aux molécules d’air dans lesquelles elle s’écrasait. Nous parlons ici de beaucoup d’énergie cinétique - environ 300 milliards de joules. C’est à peu près la même énergie que celle produite par le barrage Hoover en 2,5 minutes.
Ce transfert transforme l’énergie cinétique en énergie thermique.
Il fait très, très chaud autour du vaisseau spatial - plus chaud que la surface du Soleil.
Cela devrait incinérer le vaisseau spatial, mais c’est là qu’une merveilleuse intégration de la science et de l’ingénierie entre en jeu.
Lorsque le vaisseau spatial se heurte à des molécules d’air, ces molécules d’air rebondissent. Les molécules qui rebondissent entrent alors en collision avec d’autres molécules d’air, sous le vaisseau spatial. La multitude de ces collisions entraînera une onde de choc plasmique devant le vaisseau spatial. La chaleur qui se forme s’accumulera à deux endroits : la couche limite (essentiellement la surface du vaisseau spatial) et l’onde de choc. Si une plus grande partie de cette chaleur est recueillie par l’onde de choc, une moindre partie de la chaleur affectera la surface du vaisseau spatial. Au début des années 1950, Julian Allen et Alfred Eggers ont découvert que la forme de l’objet a une incidence sur la distance entre l’onde de choc et l’objet et que cette relation était contre-intuitive - l’onde de choc est plus éloignée de l’objet lorsque celui-ci a une forme émoussée plutôt qu’aérodynamique.
En bref, en donnant au fond du vaisseau spatial une forme légèrement arrondie, mais largement émoussée, on pouvait éviter qu’une grande partie de la chaleur touche le vaisseau spatial.
Mais cette découverte n’a pas suffi pour permettre à un vaisseau spatial de survivre au voyage. Une grande partie de la chaleur était encore transmise par les molécules d’air qui touchaient la surface. Une autre merveilleuse intégration de la science et de l’ingénierie était nécessaire.
Si vous avez déjà caramélisé du sucre, vous avez observé un phénomène appelé pyrolyse. La pyrolyse se produit lorsqu’une substance organique est chauffée au-dessus de sa température de décomposition, ce qui brise les liens et provoque la rupture de petits morceaux carbonisés. Les ingénieurs ont découvert comment utiliser ce processus pour réduire la quantité de chaleur qui se déplace de la surface d’un vaisseau spatial vers l’intérieur.
Quand vous regardez les photos du module de commande d’Apollo, il ressemble à du métal brillant, mais ce métal brillant n’est qu’une fine couche de ruban de kapton aluminisé. Sous ce ruban se trouve une substance argileuse appelée AVCOAT 5026-39, un matériau organique - une sorte de résine. Elle forme le bouclier thermique. Lorsque l’engin spatial a plongé dans l’atmosphère, les molécules extérieures du bouclier thermique ont absorbé cette chaleur, puis lorsque les molécules se sont brisées, de minuscules morceaux du bouclier thermique se sont détachés et ont été emportés par le flux d’air. Avec eux, ils ont transporté une grande partie de la chaleur qu’ils avaient absorbée. La couche suivante répétait alors le processus, chauffant, subissant une pyrolyse, brisant les petits morceaux qui s’éloignaient du vaisseau spatial, emportant avec eux leur chaleur.
Le résultat de ces deux phénomènes naturels manipulés par les ingénieurs est que la température de la cabine de la navette Apollo 11, lors de la rentrée, était de 55 degrés Fahrenheit (12,8 C), alors qu’à quelques centimètres de là, elle était plus élevée que celle du Soleil. Le génie est cool (pardonnez le jeu de mots).
Le module de service construit par Airbus
Encore une histoire de fréquence :
Doctsf (Modèles & Marques)
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