étant novice en la matière, jétudie ce jour le principe de la bobine
de Ruhmkorff.Ayant compris le principe de l’induction, je me pose quand
même plusieurs questions :
Pourquoi doit-on ouvrir le circuit primaire ? et pourquoi à ce moment
la tension induite est elle la plus forte ?
étant en alimentation continue, je saisis pas
on obtient uné étincelle, mais pourquoi pas un arc ?
1 une étincelle et un arc c’est pareil
2 que ce soit en continu ou en alternatif, la FCEM est toujour la même, en clair et pour simplifier quand vous brancher une bobine ( dans ce cas avec noyau) votre tension électrique va engendrer un flux magnétique la force électromotrice ou FEM, à la rupture, le flux magnétique va engendrer un courant électrique de polarité inverse…c’est la force contre électromotrice la FCEM.
en alternatif, chaque fois que vous passez par zéro vous provoquez une FCEM…c’est le principe de fonctionnement du transformateur
en continu le phénomène stopera à la rupture
parce que le transfert d’energie dans une self dépend du DI/DT
plus simplement dépend donc de l’intensité du courant , c’est pourquoi le primaire d’une bobine d’allumage auto ( qui n’est qu’une bobine de ruhmkorff) comporte peu de spires, et que la rapidité de rupture est assurée par des contacts efficaces vis platinées autrefois , transistors maintenant.
aprés ça , la bobine de R se comporte comme un transformateur élévateur ( beaucoup de spires au secondaire) qui fournira une tension élevée à l’éclateur ( bougies).
Je pense qu’il y a confusion dans l’esprit de Serge au sujet du courant continu.
En fait, c’est vrai que pendant que le primaire de la bobine est parcouru par le courant continu, rien ne se passe, à part une dissipation de chaleur.
Tout se passe au moment où l’on injecte le courant continu (quelques millisecondes) et au moment où on interrompt le courant (aussi quelques millisecondes).
A ce moment, un courant est induit dans le secondaire dont l’intensité sera fonction du rapport spires primaires/spires secondaires et de la rapidité de la rupture du courant.
Avec un courant de tension relativement faible au primaire, on déclenchera dans le secondaire un courant de très forte tension, capable de provoquer une forte étincelle (avec une brève émission d’ondes électromagnétiques - de nos jours on appelle cela des parasites !).
Si les injections et coupures de courant sont très rapprochées, il se formera un arc électrique et donc des ondes élecromagnétiques à fréquence très rapprochée qui finissent par donner l’impression d’une émission continue. Nous sommes à la préhistoire de la radio.
Le problème d’entretenir une onde réellement continue ne fut résolu qu’avec l’arrivée des tubes électroniques (diodes, triodes, etc…), mais là, c’est une autre histoire…
J’invite les « pros » du forum à me corriger ou me compléter (j’ai essayé de rester simple et pédagogue dans mes explications).
La fem induite (égale à la tension aux bornes de la bobine si on suppose sa résistance nulle) est donnée par la relation :
u = L x variation de courant / durée de coupure (ou en toute rigueur : u = L.di/dt)
Par exemple, si L = 1 Henry (pour simplifier), un courant variant linéairement de 5 A en 1/100 s produira une tension aux bornes de la bobine de 500 V.
Une varaiation linéaire de 5 A en 1/1000 s produira 5000 V… etc… (doc joint).
Si on essai de couper le courant avec un simple interrupteur, il y a un « hic », car le courant devrait s’annuler en un temps nul et donner une tension u = 5 / 0 = infini.
La tension ne peut pas monter à l’infini et provoque un arc aux bornes de l’interrupteur par lequel le courant décroit n’importe comment en produisant une vilaine tension aléatoire.
Il faut donc éviter l’arc à l’interrupteur et imposer une décroissance du courant « propre ».
Pour cela on place un condensateur aux bornes de l’interrupteur.
Sur les bobines de Rumkorff ce condensateur est constitué d’un empilement de feuilles de papier et de feuilles d’étain, le tout placé dans le socle. Il faut souvent le remplacer par un condensateur actuel de quelques dizaines de nF et supportant plus de 1000 V (valeur à essayer pour avoir les meilleurs résultats).
La décroissance du courant est alors « sinusoïdale amortie » et ne produit plus d’arc aux bornes de l’interrupteur. L’arc doit apparaître aux bornes de « l’éclateur ».
Comme la bobine primaire ne produit pas assez de tension pour créer l’arc, elle est entourée d’une bobine secondaire avec beaucoup de spires pour élever la tension (principe du transfo).
l’induction se produit à toute modification du courant dans le primaire; or la coupure du courant représente une sacrée modification, puisqu’on passe
de la tension « x » (6, 12, ou n’importe quoi) à 0… est-ce plus clair, maintenant?
vu qu’il a fallu l’intervention de 6 ou 7 personnes pour que je comprenne
l’induction dans cette bobine, qui est la préhistoire de la radio
comme dit bouchat,
Pour Pierrot du 82, il faut faire des essais pour trouver la valeur du condensateur qui convient le mieux.
Si la valeur est trop forte, les oscillations sont de trop basse fréquences donc les « di/dt » trop faibles ainsi que la fem induite.
Si la valeur du condensateur est trop faible, une grande partie de l’énergie sera perdue dans l’étincelle aux bornes de l’interrupteur au lieu de l’éclateur.
Doc joint : Bobine de marque « Radiguet ». Les feuilles isolantes du condensateur sont des factures ou des bons de commandes de l’époque… .
Merci Jean-Claude pour l’excellent tuyau : je sais maintenant quoi faire de ces f… factures qui tombent régulièrement dans ma boîte aux lettres !!! Yves
bonsoir
pour debuter à l’aise et sans trop d’efforts
lire : la radio mais c’est tres simple
c’est presque +clair que les formules mathematiques de JCJ
et en tout cas bien suffisant pour depanner 80%des pannes de nos vieilles radios
50 % de pannes étant dues aux chimiques
aussi , a-t-on cherché a obtenir une rupture de courant la plus brêve possible et l’on a utiliser pour ce faire l’interrupteur a mercure ,qui a en plus l’avantage de ne pas se détériorer , demain je mettrais des exemples de ces interrupteurs
Le remplacement du condensateur par des composants utilisés de nos jours en pare-étincelles ( diode, zener, transil, tranzorb, VDR…), permet-il une amélioration du fonctionnement ?
JJG
les interrupteurs a mercure ont été mis par erreur sur le fil « identification d’un appareil a usage médical » du forum "renseigmements TSF ou audio " , voir cette réponse