Actuellement je tente de comprendre une partie d’un schéma sur le récepteur radio à super réaction.
J’ai placé en pièce jointe images : Le schéma.
D’après vous, est ce que la résistance R1 (22kΩ) et le condensateur C2 (220nF), forment un filtre passe bas dont la sortie du filtre serait la base du Transistor T2 (S9018) ?
Ce qui me fait dire ça, c’est tout simplement que pour qu’un filtre passe-bas fonctionne (enfin je crois), il faut une résistance proche de VCC, et un condensateur proche de la masse, donc le but est avant tout qu’il existe une différence de potentiel, et comme ici sur le schéma l’entrée de l’AOP, ici un LM386, la broche non inverseuse 3 se trouve bien à un potentiel plus bas que VCC, j’ai bon ou il me manque des informations qui m’échappent ?
Le but serait que T2 coupe régulièrement T1 dans son emballement d’amplification, pour éviter la saturation de T1.
Merci à ceux qui me liront, dans l’espoir d’avoir une confirmation ou une infirmation à mon questionnement.
Ce montage met en œuvre un schéma d’oscillateur souvent utilisé. Les transistors T1 et T2 amplifient encore, bien que leurs Vcb soient nulles, ils oscillent bien en FM et bande aviation même avec des courants de moins de 1 mA (ici les courants de collecteur sont voisins de 70 µA). Lorsque le courant est suffisamment faible l’oscillation existe encore, mais elle s’étouffe et repart périodiquement (phénomène de « quenching »). Si on diminue le courant (ou si on charge le circuit oscillant) les oscillations ne partent plus.
Ici, c’est la résistance de 22 k qui est critique avec… la longueur de l’antenne…
Il n’y a pas de filtre passe-bas, au contraire C2 avec VR forment un passe-haut qui élimine les fréquences très basses : c’est la bande passante du LM386 et le Haut-parleur qui font filtre passe-bas (complété par l’oreille de l’opérateur…).
Les montages superréaction sont donc à fonctionnement très complexe, ils méritent que le quenching soit réalisé par un oscillateur ultrasonore séparé.
Je vous recommande la lecture de mon article dont le lien figure ci-dessous, qui décrit avec toutes les explications nécessaires, le fonctionnement et la réalisation d’un récepteur à super réaction.
Daniel Maignan/F6HMT
La traduction « trempe » n’est pas la bonne, dans le mot il y a aussi, en sciences, un sens d’extinction et aussi d’évanouissement. C’est évidemment l’évanouissement périodique que je retiendrais et surtout, après la reprise des conditions d’oscillation le redémarrage des oscillations sur le signal présent aux bornes du circuit oscillant : si c’est le bruit, on repart de très bas et la montée exponentielle est très longue, si c’est un signal qui vient de l’antenne, la montée est d’autant plus courte que ce signal est fort : on a donc une oscillation avec modulation de la largeur des trains d’onde qui donne une démodulation logarythmique (effet de CAG : l’amplitude de sortie ne dépend que du taux de modulation et pratiquement pas de l’amplitude).
En fait, on a deux types fondamentaux de fonctionnement mais c’est le mode décrit plus haut qui est recherché et souvent obtenu en VHF voire HF haute (> 20 MHz).
La traduction de quenching oscillator serait donc pour moi : Oscillateur d’évanouissement…
Dans le domaine de la réception radio, et plus particulièrement pour les récepteurs à super-réaction (super-regenerative receivers), la traduction correcte de « quenching oscillator » est :
Oscillateur d’extinction (ou Oscillateur de coupure)
Pourquoi ce terme ?
Dans un récepteur à super-réaction, l’étage amplificateur est poussé à la limite de l’oscillation. Pour éviter que le circuit ne reste bloqué en oscillation permanente (ce qui empêcherait la détection du signal), on utilise un signal auxiliaire pour « éteindre » périodiquement cette oscillation.