Réparation carte mère Goupil Club

Bonsoir à tous,

Désolé je suis un peu hors sujet, mais je sollicite votre aide concernant la carte mère d’un Goupil Club (1986)… c’est de l’ancien et c’est une question à propos de condensateurs donc je me permet…

J’allume régulièrement cet ordinateur sans aucun problème, mais récemment j’ai eu quelques comportements anormaux (messages d’erreur peu explicites , blocages, bip continus) mais depuis la semaine dernière aucun démarrage, juste des bips en continu sans affichage.

L’alimentation est OK, et même en mettant la carte mère sous tension sans aucun élément connecté pas d’amélioration.

La carte mère compte une vingtaine de condensateurs au tantale, mais aucun n’est en court circuit. (Photo en PJ)

À votre avis est-ce que cela vaut le coup de tenter un remplacement de la totalité de ces condensateurs ? (Par des chimiques low esr ou des tantale à l’identique ?)
Par expérience ces cartes mères sont assez fragiles au niveau des traversées, on peut vite faire des dégâts…

Merci pour vos retours

Bonjour blocages, bips en continu … ça peut être un Pb de mémoire ça. Peut-être essayer de retirer les circuits concernés et les remettre en place (en bas à droite sur la photo)
Cordialement
LR

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Bonjour JNJN63,
Tu aurais peut-être plus de chances d’obtenir de l’aide sur ce forum de vieilles bécanes:
http://forum.system-cfg.com/

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Il faudrait déjà trouver la doc qui donne la signification des bips avant de se lancer dans quoi que ce soit.
Ensuite, pour les tantales, il est possible de juger de leur état en mesurant la tension pile sur la borne positive de chacun. Si le condo fuit la tension présente une chute nette par rapport à celle attendue.

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Sans ambiguïté, non. Cela ne fera rien de bon à part causer des soucis supplémentaire.
un tantale qui n’est pas en court jus, ce n’est pas le soucis.

Changer « tous » les condensateurs pour délit de sale réputation, c’est massacre assuré.

Pourquoi vouloir mettre des low ESR? les low ESR c’est fait pour les alims à découpage, pas pour du faire du découplage.
Remplacer les condensateurs défectueux par des condensateurs de même type, sans chercher à faire mieux

Vérifier les tensions avec un voltmètre, les alims d’abord, et chercher les chutes de tension indicatrices de trop de conso,
Voltmètre connecté entre le + d’un composant et le + alim avec un calibre 20mV .
Vérifier les signaux avec un scope: les alims, les bus et tous les condos de découplage
S’il y a des bips, il faudrait trouver le signification dans la doc, mais l’on peut déjà dire que les horloges, alims et bus doivent fonctionner (plus ou moins bien)

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salut
bon les tantales goutte jaune ca vieillit mal… deja eu le cas sur un scanner agfa…
par contre ca peut etre aussi des mauvais contacts avec les supports des circuits…
si ca fait comme l amiga (champion dans le domaine)
mettre un gant antistatique puis reappuyer une a une sur toutes les puces

La mauvaise réputation, cela n’a jamais été une méthode de réparation ni de diagnostic.

Un tantale en défaut, cela ce trouve aisément avec un scope et un peu de méthode.
Maintenant libre à chacun de changer tous les condensateurs pour suivre la recette de cuisine à la mode.

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salut
j ai rien dit de tel j ai juste dit que ca vieillit mal…

Tout vieillit mal, les piles, les chimiques, les tantales, (nous compris).

Les condensateurs, cela dépends des marques et des séries de condensateurs pour une marque donnée.

Juger du risque de défaillance d’un tantale en se basant sur sa couleur me semble assez curieux et semble plus un racisme injustifié que quelque chose de rationnel.
Quand au fait qu’un tantale soit jaune (ou vert) qu’est-ce que cela change sur son espérance de vie?

Un tantale comme tout composant, cela se teste d’abord sous tension et sans rien dessouder, s’il ne draine pas trop de courant sur l’alim (détection de la chute de tension avec un millivoltmètre) entrainant toujours un échauffement (camera thermique) et si l’ondulation à ses bornes est faible (scope), ce n’est pas la cause de la panne.

Maintenant ceux qui veulent « recapper » à tout va pour « fiabiliser » ont le droit d’avoir cette religion, mais ce n’est simplement pas la mienne.

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Bonjour,
Cela dépend aussi des conditions d’utilisation.
Sur des cartes avec une seule tension d’alimentation les risques de polarisation à l’envers sont moindres.
Mais quand il y plusieurs tensions alors ce risque qui leur est fatal est beaucoup plus élevé.
Notamment lors des coupures d’alimentation et des cycles courts.
Tx

Tout à fait d’accord, je dirai surtout dans le cas d’une carte mère informatique (même ancienne) où ce travail de « recappage » n’est pas si simple! J’ai fait plus de mal que de bien en changeant tous les condensateurs d’une carte mère Apple SE30 pour finalement m’apercevoir que la panne venait d’un contact défectueux sur une prise IDE !
Je m’en suis sorti quand même mais ce pauvre SE30 c’est retrouvé avec une dizaine de straps pour rattraper les dégâts du fer à souder sur les pistes !
Effectivement tout à fait d’accord avec la loi « des marques et des séries » et des conditions d’utilisation et de stockage du matériel. J’en veux pour preuve un Rohde et Schwarz SMDU sur lequel une cinquantaine de chimiques ROE (pourtant bonne réputation) série bordeaux étaient tout simplement fendus en deux ! Stocké des années dans une grange dans le nord de la France, peut-être le gel ?
Donc le conseil serait de chercher la panne plutôt que de tout changer…

Pour dessouder proprement, il n’y a pas de secrets. quoi que…
Il faut surtout une bonne analyse de la situation selon le type de composant et le type de circuit imprimé.

L’on apprend énormément en regardant ceux qui font cela toute la journée.
J’ai beaucoup appris avec des opératrices qui ne faisaient que dessouder et ressouder des composants du matin au soir, les dépanneurs ne dessoudaient rien mais mettaient une gommette de couleur sur les composants à remplacer et re-testaient les cartes une fois les composants suspects remplacés,
Beaucoup de composants remplacés pour rien mais dépannage efficace et moins couteux que de trop réfléchir avec des experts coutant trés cher.

Chauffer à la bonne température, pas plus (cela brule tout) pas moins car cela va entrainer une mauvaise fusion et une durée beaucoup trop longue qui décolle les pistes, avec un fer régulé qui a une puissance importante et une panne avec de l’inertie thermique, pour que la patte du composant chauffe vite et suffisamment.
Une station de dessoudage avec pompe à vide c’est le top.

Les composants qui ont une masse thermique importante rendent trop lent la montée en température des traversées, ce qui entraine un gros stress pour les pistes.
Ne jamais hésiter à exploser le composant pour enlever ensuite les pattes une par une.
Le composant mort l’on s’en fiche et s’il ne l’était pas, tant pis pour lui.
Par contre le circuit imprimé doit être dorloté et surtout pas malmené

Les circuits imprimés chez HP de cette époque sont d’excellente qualité, alors pitié pas de massacre avec des outils inadaptés ou un opérateur peu soigneux.

Il faut aller vite, la patte du composant suspect doit être enlevée en un minimum de temps.
Bien nettoyer les soudures pour enlever tous les résidus de flux.

Il faut pratiquer et Il faut s’entrainer avec des cartes qui n’ont plus rien à perdre, car avant de réussir à faire propre, il y aura forcement des dégâts.

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Comme dit par @allo.guy , à chacun sa religion. Et la mienne est que personnellement, je ne fais plus confiance à ces tantales « goute » : j’ai eu trop d’ennuis avec eux, surtout les rouges à pois bleu !

Mais ce n’est pas la priorité. La priorité, c’est de répondre aux questions posées quitte à dire qu’on ne sait pas répondre. Et donner quelques indications sur les instruments de mesure dont vous disposez.

D’abord, le Goupil Club, c’est le portable de la marque ? Ou c’est autre chose ?

Bip continus : c’est ambigu. Avez-vous des successions de bips entrecoupés de silence ou un son en continu ?

A défaut de connaitre le BIOS, on peut s’inspirer des cas les plus courants : successions de bip = problème d’alimentation. Bip en continu = problème mémoire.

Pour les bips, il est peu probable (mais pas complètement impossible) qu’ils se déclenchent sans que le processeur y soit pour quelque chose. Sur les anciens PC, c’était un 8253 qui générait les fréquences et il fallait donc qu’il soit initialisé => le processeur démarre et travaille au moins sur ses registres.

L’alimentation est OK : comment avez-vous mesuré l’alimentation, à quel endroit, quelles sont les valeurs mesurées. Sur un ancien PC, on a intérêt à faire la mesure à l’entrée de l’alimentation sur la carte mère et au niveau des mémoires elles-mêmes (le banc le plus éloigné), au moins pour le 5V.

Jumpers : il semble y avoir quelques jumpers sur cette carte. Ça vaut le coup de les retirer et les remettre pour éliminer d’éventuels faux contacts.

Il y a pas mal de composants montés sur support. Retirez-les et remettez les pour éliminer les faux contacts éventuels.

Les tantales goutte : si vous les remplacez, tentez de souder le nouveau condensateur sur les pattes de l’ancien pour éviter un dessoudage hasardeux.

Ces contrôles faits, on pourra passer à autre chose. Un point inquiétant : il semble y avoir des EPROM. Durée de rétention donnée par les constructeurs de l’époque : en général 10 ans. En réalité, c’était beaucoup plus long. Mais…

Pascal,
Il ne faut pas se méprendre sur mes propos.
Des tantales de plus de 40 ans, c’est faillible et je ne dis pas qu’il faut absolument les garder sur la carte, comme des reliques vénérables

Ma démarche est simplement d’affirmer que face à un appareil en panne et en l’absence manifeste du constat de défectuosité d’un seul des tantales de la carte, il est urgent de ne pas y toucher, pour éviter de créer des pannes supplémentaires.
Une fois l’appareil dépanné, il sera bien temps de se poser la question de savoir, s’il est nécessaire de remplacer tous les tantales.

Si la panne est due à un tantale en court circuit, je le remplace (uniquement lui) et je re-teste l’appareil, ce n’est qu’une fois que j’ai obtenu un bon fonctionnement que je vais remplacer (ou pas) les autres tantales.

Je ne commence jamais par remplacer tout les tantales (ou tous les chimiques) pour éviter de rajouter une panne et me retrouver dans la situation de ne pas savoir si le disfonctionnement est du à mon remplacement de tout les tantales ou à une autre cause qui était déjà là avant mon intervention.

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Pascal,
Pour ceux qui avaient 20 ans quand « Goupil » est apparu (il y a bien longtemps),

« Le Goupil Club est le premier vrai portable estampillé Goupil, sortie en 1986 il s’agit en fait d’un portable Kaypro 2000 »

S.M.T. Goupil Club (silicium.org)

Je suis en ligne avec ce que vous préconisez et d’ailleurs, j’indiquais également que les changer d’office n’était pas la priorité.

Simplement, ces condensateurs, que je trouvais très attrayants lorsque je les ai découverts (il y a très/trop longtemps), et que je croyais plus fiables que les condensateurs électrolytiques aluminium ont été pour l’expérience que j’en ai à la source de plus de problèmes que les condensateurs alu.

Pour être plus précis (mais un peu hors sujet), dans les années 1970, Besson (in Technologie des composants électroniques) indiquait que les condensateurs au tantale étaient d’une très grande fiabilité (entre autres avantages).

D’autres articles que j’avais aussi conservé (dont celui ci, extrait :
pdf075.pdf (234,8 Ko)) mettaient en avant leur grande fiabilité et leurs bonnes performances dans certains domaines.

Bon, après, il y a tellement de « technologie » (pas taper !) de condensateurs au tantale que peut-être certains sont plus fiables que d’autres. Mais comme on ne sait pas toujours identifier ceux qui sont mis en place…

Bref, déçu.

Super l’article. J’aime beaucoup « Le métal brossé fait classe, mais pèse au bras du cadre dynamique… »

Les premiers « portables », c’était « portable » comme une machine à coudre…

Les technologies révolutionnaires, c’est comme pour les candidats promettant la lune, l’on ne voit la fiabilité qu’au bout d’un bon bout de temps.
Dans les tantales, y’a eu des bons et des moins bons.
y’a eu le rêve que c’était parfait et utilisable partout, les limites d’emploi et précautions ont été largement ignorées.

Un condensateur ce n’est pas seulement qu’une valeur en uF et une tension, il y a plein d’autres paramètres extrêmement importants pour la fiabilité, dont il faut tenir compte (ce que tu sais).
Surtensions même brève, inversion de polarité et paf le tantale.

J’en ai vu pas mal qui ont été pulvérisés à la mise sous tension, car ils avaient été soudés à l’envers.
Disparu de la carte, juste les moignons de pattes, comme les sandales d’un Romain suite à sa rencontre avec Asterix