Qu’apporte la solution SELF par rapport à la solution R ?
Une meilleure efficacité, une chute de tension moindre et moins de dégagement de chaleur. Dans la self, la résistance n’est qu’un « défaut » du composant. La self est plus encombrante, plus lourde et plus chère que la résistance.
Peut-on remplacer une self par une R de valeur ohmique identique voir supérieur pour faire chuter d’avantage la tension ?
Curieux problème… Si vous désirez faire tomber la tension, il vous faudra une résistance plus grande que la résistance interne de la self. Il vous faudra probablement aussi une capacité plus grande pour les condensateurs de filtrage afin de compenser la perte d’efficacité. Poutant, prenez garde ! Une capacité plus grande du condensateur d’entrée du filtre augmentera aussi le courant de pointe de la valve. Si vous n’y prenez pas garde, il pourrait devenir excessif et endommager la valve à la longue.
Visiblement mon sujet n’intéresse que peu de monde.
Je me posais cette question car sur certains de mes appareils, il y a un filtrage en Pi constitué de Résistances et d’autres par Self alors que qu’ils ont la même destination.
Une résistance ou une self peuvent servir pour faire un filtre passe-bas en ∏ avec deux condensateurs. Cependant la version avec une self est plus efficace (et comme dit un peu plus haut la résistance de la self est tout à fait fortuite). Pour le démontrer il faudrait aborder un peu les mathématiques ce qui n’est pas le propos. Il suffit de retenir que pour un filtrage HT la version à self est généralement 10 à 20 x meilleure que la version à résistance, pour des condensateurs identiques.
Pour la chute de tension il faut effectivement la résistance voulue en fonction de l’intensité. Mais si vous optez pour une résistance au lieu d’une self (de résistance idoine), comme signalé plus haut également, l’efficacité du filtre sera moindre et il faudra augmenter les capas pour compenser (on n’a rien pour rien). Ceci peut entrainer un problème de surcharge de la valve redresseuse au moment de l’allumage, surtout si le redressement se fait par une valve à chauffage direct et encore plus si c’est un redresseur à semi-conducteur. Au moment de la mise en tension les lampes ne sont pas encore chaudes et ne consomment pas, la tension redressée monte donc rapidement et le courant de charge du premier condensateur de filtrage peut être trop important pour l’intensité supportable par le redresseur. Lorsqu’on a une valve à chauffage indirect le débit monte plus progressivement et la HT aussi ce qui soulage la valve. Ainsi donc si vous devez augmenter les capas de filtrage, il vaut mieux en rajouter au 2e condo qui mettra plus de temps à se charger au travers de la résistance.
Bonjour à tous.
Je crois me souvenir que sur les premiers téléviseurs la surtention à froid était compensée par un montage à VDR ou CTN, afin de protéger soit les valves de redressement soit le redresseur sec. Il me semble aussi que des résistances de faible valeur étaient montées en série des circuits d’anodes.
Qui a connu cette époque et pourrait préciser ?
Ce genre de protection a t elle été utilisée en radio ?
Avec des redressement par valves pas besoin de CTN puisque la montée en tension est graduelle ( temps de chauffage du filament de la valve ) !!!
Par contre avec des redresseurs sec celà peux être utile dans le cas d’une polarisation fixe où l’on ne peux pas, ou veux pas mettre de tempo, il faut donc trouve une CTN qui tienne le débit !!! celà évite ainsi de mettre deux inters, un pour la haute tension et un l’autre pour le préchauffage des filament s !! La cave aux tube en on mis sur certains de leur amplis !!
D’ailleur je me demande où on peux en trouver d’une certaine puissance ??!
Ce phénomène était différent. La CTN servait à protéger les tubes car lorsqu’ils sont froids la résistance des filaments est faible. Au moment du branchement il y avait en effet un courant filament élevé ce qui endommageait les tubes et parfois faisait sauter les fusibles. Cela existe aussi dans les lampes à incandescence (mesurez la résistance à froid et à chaud juste pour voir), c’est d’ailleurs le plus souvent à l’allumage que ces lampes pètent. Mais ce n’est pas le même phénomène que la protection des valves redresseuses contre le courant de charge excessif du premier condo de filtrage au moment de la mise en tension.
J’ai bien compris que le filtrage par self était plus efficace. Concernant la valeur à na pas dépasser du premier condo de filtrage ( juste aprés la valve redresseuse ) je le savais. Je ne connais pas grand chose aux tubes et tout ce qui gravite autour mais à force de vous lire, j’apprends petit à petit.
Je présume que cette différence du filtrage peut-être visualisée à l’aide d’un oscillo ?
Encore merci et à bientôt pour d’autres questions. Et DIEU sait qu’il y en aura d’autres.
Permettez-moi d’ajouter encore un point, vu que la discussion dévie vers le résistances CTN utilisées sur les télévieurs et pas que là.
Comme l’a écrit Jacques, ces résistances CTN étaient surtout utilisées dans le circuit des filaments alimentés en série. Certains constructeurs avaient des types spécifiques pour cette application (Philips), pour un courant de 0,3 A (tubes de la série P…) et pour un courant de 0,1 A (tubes de la série U…). Par contre, dans le circuit du redresseur, de telles résistances ne se trouvaient qu’exceptionnellement, vu que les types idoines manquaient. D’ailleurs, il aurait été assez imprudent de se fier à de tels CTN à cet endroit. Si l’on coupait le circuit pour une durée assez courte, les condensateurs de filtrage auraient eu le temps de se décharger tandis que la CTN n’aurait pas eu le temps de se refroidir assez. Au réenclenchement, l’effet de la CTN ne se manisfesterait plus guère, laissant grimper le courant de pointe à des valeurs probablement excessives.
Si une résistance en série dans la plaque des valves manque souvent dans le cas d’une alimenation par transformateur, c’est parce que la résistance équivalente du transformateur et de la valve même suffisent souvent pour cela. Ce n’est que si elle ne suffit pas, qu’on y ajoute une résistance matérielle. Dans le cas de l’alimentation directe à partir du secteur, en montage « tous courants » ou doubleur, on doit partir de l’hypothèse d’une résistance du circuit du secteur nulle. Ainsi doit-on nécessairement insérer une résistance matérielle afin de limiter le courant de pointe qu’aura à supporter le redresseur, sous peine de le voir détruit dans un délai plus ou moins long, ce dernier cas étant bien plus fréquent.
Avec un redresseur au sélénium ou silicium, les choses sont les mêmes, ce n’est que la résistance interne qui diffère ainsi que les limites admissibles. Mes propos sus-mentionnés s’appliquent en conséquence.
Tout dépend de l’objectif: dans une cellule de filtrage, l’objectif est de « lisser » le courant continu au maximum. Pour ce travail, la self est tout indiquée, d’autant plus qu’en même temps elle excitait l’électro-aimant du H.P. dans les postes anciens. Avec l’avènement du H.P. à aimant permanent, cette fonction ayant disparu, on a fait l’économie de la self au profit de la résistance (bobinée, si possible, pour garder un léger effet de self-induction) beaucoup plus légère et maniable (…et moins chère!!).
Par contre, si l’on veut simplement faire chuter une tension, la première résistance venue fera parfaitement l’affaire!