Superréaction monolampe á bigrille 1924 Titus Konteschweller

Bonsoir,
§.1.
Un peu d’histoire
Le 18 Mars 2014 on a célébré 90 ans depuis quand Titus Konteschweller a publié á Paris dans la revue « Sans Fil » la description d’une super-réaction á bigrille pour marquer (sans doute) la mise en vente de l’appareil récemment inventé:

Fragment reclame 1 1.jpg
Ce fragment de réclame provient d’une page de publicité parue dans le numéro de Mai 1924 de la revue « La Science et la Vie » :


Malgré nos appels (http://forum.retrotechnique.org/viewtopic.php?f=2&t=243510) on n’a pas encore réussi à trouver le numéro du 18 Mars 1924 de la revue « Sans Fil » et les seules informations sur la monolampe à bigrille étaient seulement les deux lignes dans le fragment de réclame présentée plus haut. Mais quelque temps après la publication du sujet « La Superréaction Dr. Titus sur Bread-board », sur Retro-forum:

http://forum.retrotechnique.org/viewtopic.php?t=241825

Monsieur J.S. (collectionneur de Toulouse) nous transmet l’information qu’il possède un appareil monolampe Dr. Titus, et (après un aimable échange de messages) met à notre disposition une image de l’appareil avec la permission de la publier :


On a demandé Monsieur J.S. s’il ne détient pas des autres détailles, et lui, nous a gentiment fourni le facsimile d’une page et demi contenant des renseignements sur l’appareil écrites á la main par une personne qui signe « M. Joly » :

Pages M Joly 1 4.jpg
Nous nous sommes penchés avec avidité sur les informations contenus dans le texte. M. Joly parait une personne compétente qui nous fournit des détailles précieuses sur un appareil jusqu’alors inconnu. On a analysé minutieusement chaque détail :
Le dessin, le schéma (évidement relevé sur l’appareil) et les renseignements qui les accompagnent viennent de compléter harmonieusement l’image virtuelle de l’appareil que nous nous sommes faites en regardant la photo.
Il-y-a quand même un petit point obscure :
La fréquence d’échantillonnage de 10 kilocycles que M. Joly mentionne, nous parait un peu élevée, le Docteur Titus Konteschweller étant connu à l’époque comme celui qui a eu l’audace de baisser ladite fréquence vers 8 kilocycles, gagnant ainsi un rendement impressionnant pour ses appareils á deux ou trois lampes. Il nous parait surprenant qu’il eut renoncé à cet avantage, particulièrement pour un montage monolampe à bigrille. Mais tout devient clair (à notre avis) quand on lit la dernière phrase (entre parenthèses avant la signature) :
« La bobine L est constituée par une petite self de filtrage débarrassée de ses tôles »
Premièrement, les petites selfs de filtrage sont un peu trop récentes pour un appareil construit en 1924. (L’alimentation secteur arrive plus tard.) Et deuxièmement, Titus Konteschweller (comme fabricant des superréactions qui tient à sa réputation professionnelle) n’aurait jamais admis dans son appareil un tel compromis comme une « self débarrassée de ses tôles ». Il nous semble que ladite self a été ajoutée ultérieurement par un bricoleur, intervention qui a changée (sinon le schéma, au moins) la fréquence d’échantillonnage d’origine.
Ne bénéficiant pas d’une photo d’intérieur de l’appareil nous ne pouvons dire si la self en question ait remplacée une self déjà existant dans l’appareil, ou, a été ajoutée (avec son condensateur en parallèle) pour une raison quelconque.
Pour essayer de voir plus clair, nous nous sommes décidés de consulter les sources d’information à qui nous avons accès pour apprendre quelles étaient les schémas des superréactions monolampes aux bigrilles á l’époque
À suivre.
Cordialement,
Pitagora Schorsch

Bonsoir,

§.2.
La source française
Pendant un passage de printemps à Marseille, rencontrant sur notre chemin un marché aux pouces on a déniché (et acheté) la troisième édition (1932) de l’ouvrage : „PRATIQUE ET THÉORIE DE LA T.S.F” par Paul Berché:

Traite Berche 2 1.jpg
Comme la première édition (datée mai 1926) a été (probablement) écrite au cours des années précédents (1924 – 1925), le contenu peut être considéré (à peu prés) contemporain avec l’appareil qui nous intéresse.
Au chapitre dédié a la superréaction on trouve un schéma qui (quoique un peu plus compliqué á première vue) s’approche, de ce que on cherche:

Fig 568 Berche 2 2.jpg
L’auteur donne dans le texte une astuce pour le simplifier:

Fig 568 Texte 2 3.jpg
Certes supprimant L’ (couplage variable avec L1) on se prive du contrôle du taux de réaction en haute fréquence (et pour un montage destiné à un amateur qui aime expérimenter, plusieurs possibilités de réglage sont toujours préférables). Mais pour un apparat commercial, conçu pour le grand public, on demande au contraire, le nombre le plus réduit possible de réglages. Il est donc fort probable que, si Titus Konteschweller aurait utilise ce genre de schéma il aurait adopté cette simplification pour l’appareil lancé sur le marché. On a illustré plus bas sous le nom de « Fig. 568 bis » le schéma modifié conformément à la simplification décrite dans le texte :

Fig 568bis Berche 2 4.jpg
Puis, en regardant le schéma modifié d’un œil critique on s-est mis la question :
« - Quel rôle peut jouer encore la self L1 ? » Le pair de selfs L1 L’, était destiné au couplage variable entre la grille extérieure et intérieure qu’on a transformé en couplage fixe, supprimant L’ et connectant la grille intérieure au point « g ». Selon nous, après ce changement, la self L1 a perdu toute utilité.

On observe que en supprimant la self L1 et en reliant la grille intérieure au point « chaud » du condensateur variable on tombe exactement sur le schéma relevé sur l’appareil par M. Joly.

À suivre.
	Cordialement,
		Pitagora Schorsch

Chouette, vivement la suite ! :smiley:

C’est passionnant, Mr Pitagora, et ça nous rajeunit! Merci. Raoul

Bonsoir,

Nos respects M. Pierre-Alexandre,
Merci pour vos bons mots. Vers la fin du sujet nous avons l’intention de bricoler une petite superréaction. (On est sur le forum « réalisations personnelles » et cela oblige…)

Nos respects M. Raoul,
Avec plaisir, et vous avez raison : C’est vraiment passionnant !

Mais retournons à nos recherches :

§ 3.
Les sources anglaises (par l’intermède des revues allemandes) I
Cette été tout en prenant part à une action de numérisation de la revue „Der Radio-Amateur” 1925 (revue de l’association des radio-clubs allemands):

Collection Radioamateur 1925 3 1.jpg
on a suivi la dynamique générale de la radiotechnique, tout en profitant pour enregistrer l’apparition et l’évolution des schémas superréaction monolampe à bigrille parus dans cette revue pendent une entière année.

[i]À cause des interdictions extrêmement sévères, avant, le temps de, et (même) après la guerre de 14 -18, l’activité des radioamateurs allemands (quoique la structure des radio-clubs existait déjà) était réduite à la lecture, la reproduction dans les publications propres, et (rarement) à l’analyse théorique des montages et schémas nouveaux parues dans la presse étrangère (en effet anglaise.) Les articles décrivant des expérimentes propres sont quasi inexistants et noyées dans la masse des reprises et reproductions publiées. Mais pour nos recherches cette caractéristique de « miroir passif de la presse anglaise » a été bénéfique parce-que privées d’accès direct aux publications-source, nous avons pu cueillir les informations par l’intermède des revues allemandes. Certes il-y-a un décalage variable (entre quelque semaine et quelque mois et jamais le même) entre la parution de l’information en Angleterre et en Allemagne qui rend impossible l’établissement d’une chronologie correcte (quand la source allemande ne mentionne pas la date de parution en Angleterre) mais nous croyons avoir quand même obtenu une vision d’ensemble cohérente.

[/i]
La bigrille remplaçant la triode
Durant la seconde moitie de l’année 1924, les schémas des superréactions monolampes publiés dans la presse anglaise était seulement des adaptations du schéma « classique » à triode d’Armstrong :

Superreaction Armstrong Triode 3 2.jpg
Les recherches des radioamateurs anglais dans cette période avaient comme but de réduire et même (si possible) supprimer la batterie de plaque pour tous les montages existants. La superréaction (à triode) connue comme un montage employant (pour bien fonctionner) des tensions de plaque élevées, parait impossible à transformer.
Le radioamateur anglais A.D. Cowper, (parfois cité comme A.O. Cowper) est mentionné (à plusieurs reprises) comme celui qui a eu l’idée de remplacer la triode avec une bigrille dans la schéma « classique » d’Armstrong en obtenant ainsi une superréaction monolampe fonctionnant seulement ave la batterie de chauffage :

Superreaction Cowper Bigrille 3 3.jpg
La bigrille, sa grille intérieure reliée directement au positif, remplace la triode, et permet la réduction de la tension de plaque à (seulement) 6 V fournis par l’accumulateur de chauffage mais à cause de cette réduction il faut employer une type de réaction plus efficace en haute fréquence. (Hartley en lieu de Meissner)
Le schéma devient vite très populaire et va être repris et republié plusieurs fois sous plusieurs formes :

Superreaction Cowper Bigrille 3 4.jpg

À suivre.
	Cordialement,
		Pitagora Schorsch

Bonjour,

§.4.
Les sources anglaises (par l’intermède des revues allemandes) II
La bigrille utilisant le circuit Numans-Roosenstein

Le 7 janvier 1925 parait en „Wireless Weekly” un article ou l’auteur (on ne donne pas de nom dans la source allemande mais d’autre sources nous suggèrent le même A.D. Cowper) publie après le schéma du Negadyne (pour nous la première attestation documentaire) un schéma d’une superréaction monolampe à bigrille utilisant l’oscillateur Numans-Roosenstein pour la haute fréquence et pour la fréquence d’échantillonnage.
Cette information vient de paraitre avec un décalage de cinq mois, dans le numéro 29 du 17 Juliet 1925 de la revue „Der Radio-Amateur” dans un article intitulé: „Negadyne-Schaltung” (Le Montage Negadyne) : 

Radioamateur N°29 1925 4 1.jpg
La tentative d’expliquer le fonctionnement du Negadyne dans le texte allemand n’est pas de tout réussie :

Tentative explication Negadyne 4 2.jpg
En français :
« Cet effet de réaction [positive] on l’obtient en connectant aussi la première grille [la grille intérieure] tout comme l’anode [la plaque], à la tension maximale positive de la batterie anodique [de plaque] ».

On se rappelle que en utilisant des bigrilles pour remplacer les triodes dans n’emporte quel montage il faut toujours connecter la grille intérieure à la tension positive de plaque. C’est une connexion généralement nécessaire pour que la bigrille fonctionne, mais, cette connexion seule, n’est pas suffisante pour produire de la réaction positive… C’est possible que l’explication donnée dans le texte d’origine fût lacunaire. Ou le traducteur, essayant de la résumer et ne comprenant pas le principe, l’a mal tronchée reproduisant seulement la caractéristique générale et omettant celle spécifique.

Pour l’autre schéma, la superréaction monolampe à bigrille, il écrit :

Manque explication superreaction 4 3.jpg
En français :
« Le condensateur et la résistance pour la deuxième grille [grille extérieure] sont importantes pour l’effet de réaction [positive] qu’on n’explique pas comment il se produit. Leurs valeurs peuvent quand même varier dans des grandes limites » (Le marquage avec des lettres grasses nous appartient.)

Donc (à notre avis) le traducteur n’a pas compris ni l’explication du fonctionnement donnée (probablement) une seule fois au début par l’auteur du texte original ni que les deux montages fonctionnent sur le même principe. Il s’attend à une explication séparée pour le second montage. (Et ne la trouve pas…)
Ces maladresses ne doivent pas nous surprendre compte tenu de la nouveauté du thème et de la circulation lente et compliquée de l’information á cette époque-la. 
Vous allez certainement remarquer que, abstraction faite du tipe de collecteur d’ondes, (d’ailleurs pour ce gendre d’appareils le cadre peut toujours remplacer la trinité antenne-self-terre et vice-versa) le schéma superréaction d’en haut est identique avec le schéma relevé directement sur l’appareil par M. Joly qui à son tour est identique avec le schéma qu’on a obtenu du traité de M. Paul Berché après les deux modifications expliquées plus haut. On a noté ce schéma « Fig. 568 ter » :

Berche Fig 568 ter 4 4.jpg
Le signal capté par le cadre L est sélecté par le condensateur variable C est transmis vers la grille extérieure de la bigrille à travers le condensateur C1. Le group R C1 assure la détection (ensemble avec l’espace grille extérieure-filament), et donc, sur la grille extérieure existe aussi le signal BF détecté ainsi que la haute fréquence modulée.
Les tensions alternatives qui existent sur la grille extérieure modulent en antiphase le courent de plaque qui passant à travers l’écouteur T produit un signal BF aux bornes. La haute fréquence (modulée) est court-circuitée par le condensateur C5.
Les mêmes tensions alternatives qui existent sur la grille extérieure modulent en phase le courent de la grille intérieure (bigrille légèrement sous-voltée), comme on a déjà expliqué ici : viewtopic.php?f=14&t=242436#p344251. Utilisant la connexion Numans-Roosenstein (grille intérieure reliée au circuit oscillant d’entrée) ce courant vient d’être réinjecté dans le circuit L C (jouant cette fois-ci le rôle de circuit de charge,) et produit aux bornes une tension de haute fréquence qui entretient les oscillations sur la fréquence d’accord. (La BF est court-circuitée par l’inductance L.)
Selon la même logique, les oscillations propres du circuit C2 L2, (en série avec LC sur le parcours du courant de la grille intérieure vers la source) seront aussi entretenues.
Il résulte des fortes oscillations de haute fréquence coupées périodiquement par les oscillations produites dans le circuit C2 L2. (Comme dans toutes les superréactions…)

[i]Privés d’accès à l’article original de Titus Konteschweller nous ne pourrons pas répondre à la question légitime : « Ressemble-t-il beaucoup le schéma [b]publié[/b] (probablement par A.D. Cowper) dans « Wireless Weekly » le 7 janvier 1925 avec le schéma [b]inventé[/b] par Titus Konteschweller et publié dans « Le Sans Fil » le 18 mars 1924 ? »[/i]

À suivre.
	Cordialement,
		Pitagora Schorsch

Bonjour,
§.5.

Les sources anglaises (par l’intermède des revues allemandes) III
„The Supernegadyne”
Dans le N°. 38 du « Der Radio-Amateur » le 18 Septembre 1925, on trouve un autre schéma de superréaction monolampe à bigrille dans un des rares articles contenant des explications pertinentes. (L’auteur signe Eugen Mittelmann.)
L’article s’intitule : « Eine neue Superschaltung für Doppelgitterröhren » - en Français - : « Un nouveau super-montage pour bigrilles » ayant (évidement) comme « source d’inspiration » l’article « The Supernegadyne » par A.D. Cowper publié en „Modern Wireless” III 1925 qui M. Mittelmann mentionne dans la bibliographie à la fin de son article. (Fort probable « III 1925 » veut dire Mars 1925)
Comme l’accès à l’article original nous manque, nous ne pouvons pas déceler quelle explication viens de qui, et nous nous contentons d’esquisser le fil d’argumentation qui mène au schéma qui nous intéresse.
L’article de M. Mittelmann commence avec des montages publiés (d’après autres sources vers 1923) par Flewelling, (collaborateur ou disciple d’Armstrong), qui veut trouver une autre méthode plus simple pour générer la fréquence d’échantillonnage pour les superréactions. (Plutôt monolampe.) On se rappelle qu’Armstrong utilisait exclusivement des circuits LC à couplage capacitif ou inductif. Flewelling essaye d’abord un réseau RC (trois capacités connectées en triangle, l’une d’eaux shunté par une résistance ajustable) qui ne simplifie ni le schéma ni le réglage, et finalement arrive à l’auto-blocage :

5 1 Montage Flewelling.jpg
Combinant la réaction inductive « Meissner » avec la réaction capacitive « Ultra » de Lee de Forest, (en effet un Colpitts dégénéré) le dernier montage Flewelling assure, (sans trop déformer la sinusoïde), des fortes oscillations HF dans le circuit d’entrée. Par l’intermède du condensateur de couplage lesdites oscillations se retrouvent sur la grille ou sont redressées par l’espace filament – grille et le courant continu résulté charge (négatif vers la grille) le condensateur de couplage. La résistance (ajustable) de grille d’une valeur (comparativement) grande, ne peut pas décharger (suffisamment), entre deux oscillations, le condensateur. Il se charge à un potentiel plus négatif que le potentiel de blocage de la lampe. Le courent de plaque disparait. Les oscillations HF s’arrentent. Privé des impulsions redressées qui l’ont chargé, le condensateur de couplage se décharge par l’intermède de la résistance ajustable. Quand la grille redevient plus positive que le potentiel de blocage de la lampe, le courent de plaque réapparait et le procès se répète.

[i]D’autres sources on sait que ce montage de Flewelling arrive en Europe continentale, presque simultanément avec le début des essaies de la radiodiffusion sur OC en Hollande (« The Duch Concerts ») et il est reçu avec enthousiasme. Dans la communauté des radioamateurs pendent une période tout le monde « fait du Flewelling ». (Mais c’est une mode de courte durée…)[/i]

L’article de M. Mittelmann décrit par la suite le fonctionnement correct de la bigrille, explique que une croissance de la tension sur la grille extérieure produit une baisse pour le courent de la grille intérieure comme que la lampe aurait une « résistance négative ». Rappelle les « vieux » émetteurs, qui (avant l’invention de la lampe triode) utilisaient la caractéristique similaire tension/courant de l’arc électrique pour générer des oscillations entretenues, et mentionne les « touts récents » essayes sur des cristaux polarisées. (Crystadyne) Puis il présente l’oscillateur  « Numans-Roosenstein »:

5 2 Montages Numans Roosenstein.jpg
Explique l’entretien des oscillations par le fait que la résistance de pertes (positive) de tout circuit oscillant se trouvant entre les bornes « A » et « B » vient d’être compensée par la résistance négative du montage qui se trouve pratiquement en parallèle. Puis, il arrive au « Negadyne » :

5 3 Supernegadyne.jpg
Ici, dans le texte explicatif il dit :
« En choisissant convenablement la résistance et le condensateur de grille [extérieure] on obtient l’effet Flewelling [l’auto-blocage] » Donc un simple schéma de Negadyne peut « faire » de la superréaction si les valeurs du group RC sont bien choisies.
Finalement il rappelle que les superréactions fonctionnent plutôt sur cadre et arrive au schéma qui a attiré notre attention :

5 4 Supernegadyne a cadre.jpg
Le cadre constitue le collecteur d’ondes et ensemble avec le condensateur variable qui le shunte le circuit oscillant d’entrée. La tension alternative de haute fréquence arrive (par le condensateur de couplage) sur la grille extérieure et fait moduler en phase, le courant de la grille intérieure et en antiphase le courant de plaque. (Nous remarquons que dans toutes les schémas présentés dans cet article, manque le condensateur qui shunte d’habitude le téléphone - qui nous le considérons obligatoire - mais probablement qu’il est sous-entendu.)
Le courant alternatif de haute fréquence de la grille intérieure réinjecté ici dans le circuit oscillant d’entrée est beaucoup plus grand par rapport au Negadyne « pur », et entretient des fortes oscillations de haute fréquence. Elles passent par le condensateur de couplage vers la grille extérieure, sont redressées par l’espace filament-grille et chargent le condensateur (le négatif vers la grille). La résistance de fuite (plus grande que d’habitude) ne peut pas assurer le déchargement complet du condensateur entre deux oscillations, et les charges négatives s’accumulent. La grille extérieure, arrivée à un potentiel plus négatif que la tension de blocage, bloque le courant de plaque qui devient nul et celui de la grille intérieure devient maximal et constant. (Il ne contient plus d’alternatif.) Les oscillations de haute fréquence cessent et le condensateur de couplage a le temps de se décharger par la résistance de fuite. Quand la grille extérieure devient plus positive que la tension de blocage, le procès recommence.
Par rapport au premier schéma (dessiné par M. Joly et rencontré aussi chez M. Berché) ou les deux oscillateurs (haute fréquence et échantillonnage) sont « Numans-Roosenstein » donc sinusoïdaux, ici seulement la haute fréquence est sinusoïdale. L’échantillonnage se fait par l’auto-blocage.

À suivre.
	Cordialement,
		Pitagora Schorsch

Bonjour,
§.6.
Échantillonnage sinusoïdal ou auto-bloqué?

Notre périple parmi les schémas des superréactions d’époque avait comme but de trouver des indices permettant l’identification du vrai schéma inventé par Titus Konteschweller. Nous voila, á la fin de notre matériel documentaire limité, (lissez insuffisant) confrontés aux deux schémas possibles, (tout les deux cohérents avec les relevées sur l’appareil original faites par M. Joly) incapables d’identifier le vrai...

6 1 Schemas possibles.jpg
Au moins nous avons prouvé le fait que toutes les deux ont étés inventés sans doute á l’époque. Récapitulons un peu :
Le 18 Mars 1924 Titus Konteschweller, publie á Paris dans le „Sans Fil” le montage inventé par lui : la superréaction monolampe á bigrille. (Schéma incertain.)
Le 7 Janvier 1925 on publie en „Wireless Weekly” le Negadyne et la superréaction monolampe á bigrille basée sur l’oscillateur Numans-Roosenstein á échantillonnage sinusoïdal. (Schéma certain.)
En Mars 1925, A.D. Cowper publie en „Modern Wireless” „The Supernegadyne” la superréaction monolampe á bigrille basée sur l’oscillateur Numans-Roosenstein á échantillonnage auto-bloqué. (Schéma certain.)
Les relevées sur l’appareil original faites par M. Joly montre sans doute que un des deux schémas certains (publiés ultérieurement) doit être « inspiré » du schéma invente par Titus Konteschweller et publié le 18 Mars 1924. Mais le fait que nous ne pouvons être surs que le circuit oscillant d’échantillonnage sur l’appareil original (la « petite self de filtrage débrasée de ses tôles » avec son condensateur en parallèle) a été remplacé ou ajouté nous empêche d’indiquer quel des deux schémas publiés en Angleterre, est « dérivé » du schéma originel de Titus Konteschweller.

[i]Nous avons omis volontairement de notre analyse des autres schémas des superréactions monolampe á bigrille qui nous connaissons, mais qui pour des raisons de configuration trop différentes ou de chronologie ne pouvait faire l’objet de notre intérêt immédiat. Quand même pour compléter le tableau général des « superréactions d’époque » (dans le sens plus large du terme,) on les donne plus bas :[/i]

Ceux qui ont suivi le sujet « Ondemètre à bigrille 1925 » 

http://forum.retrotechnique.org/viewtopic.php?f=14&t=240314

savent qu’il peut exister aussi un troisième schéma de superréaction monolampe á bigrille, á écouteur dans le circuit de la grille intérieure :

6 2 Detecteur Actif.jpg
On ne l’a pas exactement essayé en superréaction mais ce schéma fonctionne en Negadyne. Comme on vient justement de l’apprendre, ce n’est pas impossible, si on change les valeurs du group RC de grille, qu’il fonctionnera aussi en superréaction.
Certes, la configuration ne correspond pas avec le relevé sur l’appareil original fait par M. Joly, et on est loin de notre sujet…

Un dérivé tardif du « Supernegadyne » est « Le Micro-Soldat » - un autre schéma de superréaction qui a eu son heure de gloire en France avant les années ’40 :

[url]https://forum.retrotechnique.org/t/presentation-et-questions/3054/1]

6 3 Micro Soldat.jpg
La résistance de fuite de la grille extérieure est ici connectée à cheval sur le condensateur de couplage mais cela ne change guerre le principe de fonctionnement. Dans ce cas ce n’est qu’une astuce qui permet l’emploi d’une résistance plus grande qui amorti moins le circuit oscillant.

6 4 Cadres.jpg
Probablement á cause du cadre intérieur des dimensions réduites (quelques 3 000 mm carrés), le Micro-Soldat a apparemment besoin d’être relié á une antenne et prise de terre. Nous nous rappelons que le gabion-antenne de la superréaction monolampe á bigrille Dr. TITUS se trouve en extérieur, est relativement bien dégagé et a quelque 17 000 mm carrées. Mais, selon M. Joly l’appareil fonctionne encore bien avec une self nids d’abeilles de 8 cm de diamètre (quelques 5 000 mm carrés). Alors on ne peut pas exclure la possibilité que le Micro-Soldat peut fonctionner aussi sans antenne comme son possible précurseur.

À suivre.
	Cordialement,
		Pitagora Schorsch

Bonjour
Nous allons tenter de sortir de l’impasse théorique par la voie pratique des expérimentes. En essayant les deux schémas possibles (un après l’autre), nous espérons trouver des indices concluants pour pouvoir (enfin) indiquer avec une marge raisonnable de certitude le schéma probable.
Préparations
D’une part il nous faut des plateformes expérimentales adéquates et d’autre part des périphériques qui se marient bien avec elles.

§.7
Les plateformes expérimentales
Pour ne pas perdre le temps en bricolant des nouveaux bread-boards dédiées on a descendu de l’étagère ou ils étaient « exilées » les restes des feu versions « Alpha » et Beta » du Negadyne 2011:

http://forum.retrotechnique.org/viewtopic.php?f=14&t=242436#p344261

Toutes les deux ont été depuis rééquipées (à plusieurs reprises) et ont servi dernièrement á des essaies préliminaires pour l’ondemètre á bigrille :

http://forum.retrotechnique.org/viewtopic.php?f=14&t=240314

Nous croyons qu’ils pourrons encore servir pour la superréaction monolampe á bigrille « Dr. TITUS 1924 ».
Légèrement ravagées par les expérimentes passées (et pas toujours réussies), il leur reste quand même l’équipement de base : un condensateur variable á accord fin coaxial, un rhéostat double (á réglage fin coaxial) une réplique de socle „D” pour bigrille (á cinq pieds), quelques répliques de pièces (condensateurs et résistances) et des bornes (suffisantes) pour des combinassions faites directement sur la plaque frontale.

7 1 Plateforme Alpha.jpg

7 2 Plateforme Beta.jpg
Cette manière d’assemblage très répandue dans les années ’20 - 30, - une plaque frontale isolante verticale qui reçoit les organes de commande visée en angle droit à une planche en bois horizontale qui reçoit les pièces –combine adroitement les avantages du bread-board avec la sobriété de l’esthétique « cabinet ». La planche est utilisée comme bread-board dans les expérimentes initiales, et une fois la solution trouvée l’ensemble est introduit dans une caisse (le « cabinet ») qui laisse accessibles seulement les commandes et les bornes. Les modifications ultérieures sont faciles á faire et restent « invisibles » s’il ne s’agit pas d’un organe de commande.
En effet la « grande » plaque frontale qui couvre toutes les pièces arrive seulement à la fin dans l’évolution du montage. Au début, dans la phase expérimentale chaque commande a son petit panneau de fixation réduit pour ne pas empêcher l’accès au reste du montage.
Le bricolage sur un bread-board déjà prévu avec une « grande » plaque frontale est un peu plus difficile : il faut toujours travailler « du profile » mais préférable quand même au travail sur un appareil « boite » ou pour chaque changement il faut tout renverser.

Les Périphériques
Le Gabion
Une des traites essentielles du montage que nous allons expérimenter est le collecteur d’ondes réduit á une simple self gabion (certes á diamètre de 15 cm). Pour rendre l’installation expérimentale plus compacte, nous avons décidé de fixer le gabion dans un coin du bread-board pour simplifier et raccourcir les connexions á l’entrée. Nous avons bricolé une réplique de support de self qui nous l’avons fixe dans un coin :

7 3 Support Gabion.jpg
En ce qui concerne la réalisation pratique du gabion nous prenons les informations fournies par M. Joly : 32 spires au fil 2 cc. ? 0,8 mm.
Un calcul avec une approximation raisonnable donne une inductance de 255 µH valeur qui ne se marie pas très bien avec la valeur maximale indiquée pour le condensateur variable de 500 pF pour couvrir la gamme de P.O. Théoriquement pour une inductance de 255 µH il faut une capacité maximale de 360 pF pour la fréquence limite inferieure (525 kHz) de la gamme. Nous n’avons pas l’envie de nous demander si le condensateur variable original a vraiment 500 pF, ou a été marqué comme tel sur le schéma dessiné á la main seulement parce que c’est ca la valeur usuelle, ou si le gabion de la photo (qui est enfichable) est vraiment l’originel, (quoique il a l’aire d’être). Nous voulons simplement démarrer les expérimentes avec des valeurs réalistes dans le circuit d’entrée.
Nous avons trouvés une aide théorique (encore) dans l’ouvrage du M. Paul Berché „PRATIQUE ET THÉORIE DE LA T.S.F” qu’on a déjà présenté au paragraphe § 2. Au début du chapitre dédié aux superréactions (quand i fait des propos théoriques générales) M. Berché dit :

7 4 Berce sur l entree.jpg
Déjà la méthode d’enroulement « gabion » utilisée pour l’antenne-cadre de l’appareil original est conçue avec le but de réduire la capacité inter-spires donc les pertes en HF. Puis le choix d’un fil épais (? 0,8 mm) contribue aussi substantiellement á la réduction de la résistance HF.
Alors pour les deux raisons déjà montrées et pour obtenir aussi un rapport inductance/capacité favorable, nous avons décidé de reproduire (le plus exactement possible) l’enroulement original (255 µH) et d’utiliser un condensateur variable á capacité maximale de 320 pF. Toute bobine réelle (même un gabion) possède une capacité intrinsèque qui peut être diminuée mais jamais annulée. Nous espérons, en bobinant avec soin, á atteindre les environs de 30 - 40 pF capacité intrinsèque, qui avec les 320 pF du condensateur variable, permettront une couverture appropriée de la gamme de P.O.

Á suivre,
	Cordialement,
		Pitagora Schorsch

Je vois que la ferveur ne vous a pas quitté,
diantre quelle énergie…!
Cdlt

Bon soir

Nos respects M. FaradOhm,
Nous vous remercions pour vos bons mots. Certes, parfois pour finir un projet ou pour arriver á comprendre comment les choses fonctionnent il nous arrive de dépenser quasi toutes nos ressources. Mais le montage qui commence finalement á fonctionner, ou le nouveau savoir acquis, démarre un procès intérieur de régénération qui nous recharge. (Un sage disait qu’un bricoleur forme toujours un circuit auto-oscillant avec son bricolage.)

§. 8.
La construction du gabion
Au début de la radiodiffusion (1922 -1932) les selfs „Gabion” étaient beaucoup utilisées particulièrement par des amateurs parce que sont facile á faire et ont une capacité inter-spires réduite. Nous avons extrait d’une brochure de 1928 quelques images qui illustrent la construction d’une tel self. :

8 1 Etapes Gabion.jpg
Certes les images montrent la construction d’un gabion plus petit, qui a parfois onze parfois sept côtés, bobiné « sur un, sous un ». Le gabion que nous allons reproduire, doit avoir 15 cm de diamètre, 13 côtés et est bobiné « sur deux, sous deux » conformément au modèle suivant :

8 2 Modele bobinage .jpg
On a peint la première spire orange, la deuxième en vert, la troisième en bleu, et la quatrième en rouge. La cinquième spire est superposée á la première la sixième á la seconde etcétéra.
Pour commencer, nous nous sommes servis des vieux bobines achetées jadis en vrac sur un site d’enchères (que nous tous connaissons…) :

8 3 Gabions en vrac .jpg
Après les avoir (assez) étudiées nous les avons défaites, soudés ensemble les bouts des fils selon nos besoins, (sur les enroulements « originales » le fil était déjà soudé á plusieurs reprises…) et nous avons bricolés quelques gabions d’essai pour pouvoir démarrer les montages et pour nous perfectionner dans le métier de « bobineur de gabions » :

8 4 Gabion d essai .jpg
Après pas mal des essayes et réfections on a obtenu même des inductances des valeurs proches á nos besoins. (Reste á voir si les capacités intrinsèques correspondent…)

Á suivre,

JOYEUX NOËL !
Cordialement,
Pitagora Schorsch

Bonsoir,

Connaissez-vous ce livre : La Superhétérodyne et la Superréaction" de Pierre Hémardinquer, j’ai ici la troisième édition datant de 1926.

image.jpg
On y trouve expliqué toute la théorie de la superréaction avec différents schémas de Amstrong et de Titus Konteschweller, cependant aucun montage à bigrille.

Bonsoir,

Nos respects M. Henri-Louis Jeanmonod
En effet, nous ne pouvons pas expliquer l’absence des références sur la monolampe á bigrille dans certains ouvrages de synthèse de l’époque, qui rend d’autant plus difficile la reconstitution que nous venons d’entreprendre.

Ouvrages de reference.jpg
Certes, si vous avez lu « La Superréaction Dr. Titus sur Bread-Board »
http://forum.retrotechnique.org/viewtopic.php?f=14&t=241825#p339541 vous savez que le livre « La Superhétérodyne et la Superréaction » 1926 par Pierre Hemardinquer a constitué une source d’inspiration pour la construction du bread-board et même pour des répliques des pièces utilisées. Pourtant, comme vous l’avez remarqué il ne contient aucune référence á une monolampe á bigrille.

Paul Berché donne dans son ouvrage « Pratique et Théorie de la T.S.F » 1926 – 1932 plusieurs schémas des superréactions monolampe á bigrille, ([url]http://forum.retrotechnique.org/viewtopic.php?f=14&t=243919#p358539[/url])  mais sans aucune référence á Titus Konteschweller, quoique pour les bi-lampes il est amplement mentionné.

Mais le plus étrange du tout est que son frère cadet Mihail Konteschweller (étudiant l’électricité à Paris, devenu ingénieur par la suite, et qui mentionne avoir fait á l’époque son apprentissage en T.S.F auprès de son frère) dans son ouvrage paru á Bucarest en 1932, « Radio Pentru To?i » (« Radio Pour Tous ») ne fait aucune référence á une superréaction monolampe á bigrille quoiqu’il décrit (presque) tous les autres montages de son frère. (En grands détailles surtout la bi-lampe qui a obtenu le premier prix á New York en 1927.)

Nous sommes plutôt bricoleurs que historiens, alors, laissons les historiens se confronter á ces questions épineuses, le temps que nous bricolons tranquils des montages monolampe á bigrille. Á notre avis c’est déjà amplement prouvé qu’un tel montage a vraiment existé, même si les références manquent dans certains ouvrages.

 Nous regrettons n’avoir eu l’accès direct au « Le Sans Fil » de 18 Mars 1924 : 

(http://forum.retrotechnique.org/viewtopic.php?f=2&t=243510)
Cela aurait facilité notre bricolage. Mais on essaye de faire avec. (C’est á dire sans.)

Á suivre,
	Cordialement,
		Pitagora Schorsch

Bonjour,
§. 9.
Les pièces
Le condensateur variable
On a mentionné déjà que les condensateurs variables se trouvant sur les plateformes expérimentales choisies ont dans les 500 pF capacité maximale et pour les raisons exposées au paragraphe §. 7, nous, avons choisi une valeur maximale de 320 pF.
Pour arriver á la capacité nécessaire nous allons utiliser un condensateur fixe mis en série avec le condensateur variable existant d’après la méthode déjà exposée ici :

http://forum.retrotechnique.org/viewtopic.php?f=14&t=241825#p339689

vers la fin du posting sous le titre « Le condensateur Adaptateur ».
Les calculs montrent que maintenant on a besoin d’un condensateur fixe de 888,(8) pF qui a été obtenu (avec une approximation raisonnable) mettant en série quatre condensateurs céramiques aux valeurs choisies vers 3,5 nF parmi des condensateurs 3,3 nF ± 20 %.

9 1 Condensateur adaptateur.jpg

[i][b]Les composants RC[/b][/i]
Pour un projet de restauration d’un C 119 bis avec des pièces manquantes nous avons élaboré récemment une technologie de fabrication des répliques RC á partir des fusibles pour les amplificateurs HI-FI d’automobile. Pour nous perfectionner dans le domaine nous avons « habillé » de cette manière quelques pièces qui nous comptons utiliser sur les plateformes expérimentales:

9 2 Repliques Composants RC.jpg

[i][b]La boite á piles[/b][/i]
Entre temps nous avons bricolé d’une caisse vide de « cigarillos » (très nobles) une boite destinée á héberger les piles d’alimentation:

9 3 Boite a Piles .jpg

Vous allez remarquer que la boite á piles n’est pas encore finie. Nous avons aussi l’intention d’introduire (plus tard) les piles qui constituent la source de plaque.

[i][b]Les écouteurs[/b][/i]
Nous n’espérons pas d’obtenir un niveau sonore de haut-parleur d’un appareil monolampe á bigrille. Par conséquence on a sélecté de notre collection une paire d’écouteurs de grande impédance (2 X 2000 = 4000 ?). Nous avons choisi un exemplaire pas très vieux et sensible :

9 4 Ecouteurs .jpg

Á suivre,

BONNE NOUVELLE ANNÉE !
Cordialement,
Pitagora Schorsch

§. 10.
Le montage á échantillonnage sinusoïdal
Nous avons utilisé une bigrille DZ 1 METAL MAZDA 4 V – 50V :

10 1 DZ 1 METAL MAZDA.jpg
C’est la même lampe qui a servi pour les expérimentes de l’ondemètre 1925 (http://forum.retrotechnique.org/viewtopic.php?f=14&t=240314)
Nous nous attendions á un effet directionnel prononcé, en utilisant l’antenne-cadre-gabion, alors après une discussion intense avec la Dame de la Maison on a obtenu la permission (exceptionnelle) d’utiliser le plateau tournant familial pour fromages :

10 2 Plateau fromages.jpg
ou nous avons installé la plateforme expérimentale avec touts ses accessoires :

10 3 Montage et Schéma  I.jpg
Le montage fonctionne bien en écouteurs. En superréaction les émetteurs plus proches ne s’entendent pas plus fort mais plus clair – les bruits de « chute d’eau » et les sifflements spécifiques sont réduits par rapport au signal. Pour un émetteur proche et fort, quand la propagation est bonne, les bruits peuvent quasi disparaitre. Pendant la journée, en P.O, on entend le poste local relativement clair, le poste régional un peu bruité et un poste distant d’une centaine des kilomètres bruité mais intelligible. Nous avons essayé divers valeurs des pièces et finalement on s’est convaincu que (aux exceptions de rigueur) le montage fonctionne mieux avec les valeurs relevées par M. Joly sur l’appareil original :
Le cadre L á une inductance proche de 255 µH et le condensateur variable C (avec son condensateur adaptateur) a une capacité maximale d’approximatif 320 pF. Le rhéostat de chauffage Rh a une valeur maximale de 35 ?, le condensateur de grille C1 = 220 pF, la résistance de grille R = 2,2 M?, C 5 = 10 nF, C2 = 2 nF L2 = 180 mH. La self pour le circuit oscillant d’échantillonnage a été faite par un ami de Roumanie pour le bread-board de la superréaction bi-lampe :

10 4 Self Transformateur etc.jpg
Pour illustrer le fonctionnement du montage nous avons improvisé un substitut plus petit pour les écouteurs « classiques » trop encombrants: Nous avons utilisé un transformateur plat (230V/ 2 X 8 V) caché dans une enveloppe « vieux style ». Les deux secondaires sortent sur un jack stéréo ? 3,5 mm qui permet le branchement d’une paire d’écouteurs miniature (2 X 32 ?). L’enregistrement que vous pouvez suivre ici (Ne vous attendez surtout pas á une audition HI-FI !) :

http://de.tinypic.com/m/igdnxh/1

a été fait un mini écouteur dans une oreille et l’autre collé á bande adhésive sur l’orifice du microphone de l’appareil photo. On entend faiblement et légèrement bruité le poste régional distant de quelques 50 km. Á notre avis cela représente l’audition moyenne entre le poste local (environ 15 km) et « RTBF La Première » en Belgique (environ 100 km), tout ce que on peut réceptionner intelligiblement en P.O. á partir de notre location pendant la journée (même avec un appareil plus « moderne »).

Á suivre,
	Cordialement,
		Pitagora Schorsch

Bonsoir à tous.

Alors là: chapeau bas Mr SCHORSCH :wink:

A +.

Bonjour,

Nos respects M. Mezonniaud,
Nous sommes heureux que cela vous plaise et on continue :

§. 11.
Le montage á échantillonnage auto-bloqué
La configuration du montage reste (aux exceptions de rigueur) la même :

11 1 Montage et Schema II.jpg
Le circuit oscillant d’échantillonnage L2 C2 disparait, la résistance R devient plus grande et (éventuellement) il faut réduire la capacité du condensateur C1.

11 2 Modifications Montage II.jpg
Nous avons court-circuités les bornes pour la self L (y compris le condensateur C2) et remplacé la résistance de grille de 2,2 M? avec 5,5 M?. Les autres composants gardent les mêmes valeurs.
Le montage refuse obstinément de fonctionner comme il se doit, malgré tout. On entend faiblement des accrochages de réaction mais le sifflement et la « chute d’eau » spécifiques á la superréaction maquent. Bien sur on a essayé des autres valeurs pour les composants, une tension de plaque plus réduite : Rien !
Après (presque) une semaine des tests, essayes et mauvaise humeur, par hasard on constate que la lampe utilisée (DZ 1 METAL MAZDA 4 V – 50V) sans résistance de grille n’émet pas le son saccadé spécifique de « grille en air » (les anglophones l’appellent parfois « motorboating »). Fort probable mauvaise isolation au culot ou (encore pire) le vide défaillant à l’intérieur. Le condensateur de couplage n’arrive pas á se charger jusqu’au blocage á cause d’une résistance parasite ou du courent ionique dans la lampe qui le décharge.
Le cœur lourd, après d’innombrables réflexions profondes, luttant contre l’envie de laisser tout tomber, nous avons pris LA DERNERE bigrille entrée dans notre collection (en effet destinée aux superhétérodynes):
Le marquage étant presque effacé, on déduit plutôt qu’on lit : « GRAMMONT MX 40 RADIOFOTOS »

11 3 GRAMMONT MX 40 .jpg
Avec un condensateur de grille C1 = 220 pF une résistance R = 5,5 M? et un condensateur de téléphone C5 = 10 nF, la bigrille GRAMMONT MX 40 RADIOFOTOS fonctionne comme superréaction monolampe á échantillonnage auto-bloqué. Les performances du montage ne différent pas « á l’oreille » des ceux du montage antérieur, (á échantillonnage sinusoïdal) mais il faut avouer que il nous manque totalement l’envie de passer à des expérimentes plus détaillées, en utilisant la dernière bigrille (plus ou moins) valide de notre collection.

11 4  MX 40 en montage .jpg
D’ailleurs le fait que il n’existe aucune différence apparente entre les performances des deux montages, anéanti notre espérance de trouver expérimentalement un critère qui peut indiquer avec certitude le schéma réel utilisé par Titus Konteschweller.
Cette mésaventure nous fournit, un autre raison plausible pour l’installation tardive d’un circuit oscillant d’échantillonnage dans un appareil originalement conçu en auto-blocage:
Il est fort possible qu’en cours des années le vide dans la bigrille (fonctionnant d’abord en auto-blocage) s’est affaibli et le « réparateur » a trouvé plus économique l’ajout d’un circuit oscillant avec de pièces de fortune (on se rappelle la « petite self de filtrage débrasée de ses tôles ») que l’achat d’une bigrille neuve.

[i]Donc pour tous ceux qui désirent utiliser une vieille bigrille dans un montage avec auto-blocage : Essayez d’abord [b]sans[/b] résistance de grille. Si vous n’entendez le son spécifique de « grille dans l’air » est fort probable que le vide dans votre bigrille n’est plus ce qu’il doit être et la lampe est incapable de travailler correctement en auto-blocage.[/i]
Á suivre,
	Cordialement,
		Pitagora Schorsch

Bonjour,
§. 12.
Le montage « ondemètre »
Nous ne pouvons pas quitter le domaine des superréactions monolampe à bigrille sans investiguer même en passant la possibilité d’une superréaction avec les écouteurs dans le circuit de la grille intérieure, qu’on a entrevue au cours des expérimentes pour l’ « Ondemètre à bigrille 1925 » (http://forum.retrotechnique.org/viewtopic.php?f=14&t=240314#p326421)

Il est [b]totalement improbable[/b] que Titus Konteschweller aurait utilisé un tel montage pour son appareil. D’ailleurs, le relevé du schéma fait sur l’appareil par M Joly indique sans doute que les écouteurs sont connectés sur le circuit de plaque. Quand même, par curiosité et parce que la plateforme expérimentale était déjà là avec toutes les périphériques, et surtout pour investiguer comment ait pu fonctionner la bigrille (au vide faible) [i][b]DZ 1 METAL MAZDA 4 V – 50V[/b][/i] en superréaction on a tente cette expérience :

12 1 Montage et schema III .jpg
Cette-fois-ci nous avons court-circuité les bornes de plaque et nous avons installés les écouteurs aux bornes de la grille intérieure :

12 2 Modifications montage III.jpg
Avec un condensateur de grille C1 = 220 pF une résistance R = 2,2 M? et C2 = 2 nF, en parallèle sur les écouteurs, la bigrille DZ 1 METAL MAZDA 4 V – 50V fonctionne dans le montage superréaction monolampe á bigrille avec les écouteurs dans le circuit de la grille intérieure. (Ce que nous avons appelés « Le montage ondemètre ») Les performances sont sensiblement égales aux performances des montages antérieures.
La seule différence est peut-être un sifflement plus fort dans les écouteurs, qui á notre avis indique le fait que c’est l’enroulement des écouteurs qui remplace L2 en parallèle avec C2 qui oscille (sinusoïdal) et il ne s’agit pas d’un auto-blocage. La lampe au vide faible étant définitivement incapable de se bloquer. (Cela n’est qu’une hypothèse qu’on va peut-être confirmer dans des expérimentes futurs.)
Une autre tentation que nous résistons à suivre tout de suite et la gardons pour le futur c’est d’expérimenter la superréaction monolampe push-pull d’après le modèle imaginé pour l’ « Ondemètre á bigrille 1925 » :

12 3 Superreaction Push Pull .jpg
Mais il nous manque (toujours) des écouteurs adéquats, et nous avons déjà l’impression que nous nous avons trop éloigne de notre sujet.
Lampes ersatz
Certes si vous avez parcourus le sujet « Ondemètre á bigrille 1925 » (http://forum.retrotechnique.org/viewtopic.php?f=14&t=240314) vous avez (peut être) remarqués que toutes les expérimentés sont faites sur une bigrille originale, et que nous n’avons pas tentés d’utiliser un ersatz. L’explication est simple : il n’existe pas un ersatz qui peut émuler la bigrille originale dans touts ses domaines de fonctionnement. Mais, pour chaque application particulière, il existe un schéma dédié, ou une (ou deux) pentode(s) sera (seront) reculottée(s) pour la remplacer:

Pour l’emploi comme [i][b]mélangeuse-oscillatrice[/b][/i] dans les superhétérodynes on utilise le schéma d’une pentode ([i][b]2?27?[/b][/i]) connectée en mélangeur multi-grille (publié par M. Joseph-Henri Lévy d’après M. Wolfgang Holtmann) :

http://www.carnets-tsf.fr/tubes-electroniques/remplacement-valve-a441.html

Pour l’emploi comme [i][b]Negadyne[/b][/i] on utilise le schéma d’une pentode ([i][b]2?27?[/b][/i]) connectée en transitron (publiée par M. Wolfgang Holtmann) :

http://www.radiomuseum.org/forum/ersatz_fuer_die_alten_doppelgitterroehren.html

Pour l’emploi comme [i][b]détectrice á réaction sur la grille intérieure[/b][/i], M. Pierre Genet a étudie spécialement un schéma á deux pentodes ([i][b]1?17?[/b][/i]) miniature :

http://www.cfp-radio.com/realisations/rea71/poste-2678.html

(Et de suite…)

En pensant á ceux qui (peut être) désirent se construire une superréaction monolampe á bigrille mais ils ne possèdent (ou ne veulent pas risquer dans l’entreprise) une bigrille, et surtout parce que nous sentons que les choses ont pris une tournure malsaine pour la seule bigrille (plus ou moins) valide qui nous reste, nous avons pris la décision ferme d’orienter nos recherches vers des ersatz capables d’équiper les montages présentés.
La nature de ces montages nous fait choisir la pentode [i][b]2?27?[/b][/i] connectée en transitron. On se rappelle que le transitron émule raisonnablement la bigrille pour fonctionner en Negadyne, le principe de base pour les montages envisagés. Aussi la [i][b]2?27?[/b][/i] est une lampe fort robuste qui a été conçue pour l’équipement militaire, et on la trouve facilement á un prix vraiment bas. D’ailleurs cette lampe á donnée des résultats excellents pendant les expérimentés avec le Negadyne en 2011 : [url]http://forum.retrotechnique.org/viewtopic.php?f=14&t=242436#p344261[/url]

Cela dit nous avons bricolés deux adaptateurs socle/culot pour la phase expérimentale :

12 4 Adaptateurs Ersatz .jpg

Á suivre,
	Cordialement,
		Pitagora Schorsch

Bonjour,
§. 13.
Le montage á échantillonnage sinusoïdal pour lampe ersatz

Nous avons simplifié le câblage sur la plateforme « Beta » : [i][b]C5[/b][/i], le condensateur de téléphone, l’adaptateur de capacité pour le condensateur variable et [i][b]C2[/b][/i] branché en parallèle sur la self [i][b]L2[/b][/i] ont reçu un câblage fixe. Les socles qui permettent le changement rapide des pièces ont été gardés seulement pour le groupe RC de grille ([i][b]R[/b][/i] et [i][b]C1[/b][/i]):

13 1 Beta cablage .jpg
La self L2 a été connectée sur la face avant tout comme sur la plateforme « Alfa », un pied sur le retour de la grille intérieure et l’autre sur + 27 V á l’aide d’un câble court (noir) aux pinces crocodile. (L’écartement des bornes sur la face avant est de 20 mm et celui des pieds de la self 16 mm):

13 2 Self et piles .jpg
Nous avons pris le temps de loger les piles de la source de plaque dans la même boite á cigares qui loge déjà les pilles constituant la source de chauffage, Ça va de soi qu’on a réduit la tension de chauffage de 4,8 V (quatre accumulateurs de 1,2V) á 3V (deux pilles de 1,5 V). Les valeurs des composants sont restées les mêmes : C1 = 220 pF, R = 2,2 M?, C5 = 10 nF, C2 = 2 nF L2 = 180 mH. Puis nous avons équipés la plateforme expérimentale avec l’ersatz, les écouteurs et le gabion, nous avons branché les pilles et démarré le montage :

13 3 Schema et montage  IV  .jpg
En augmentant progressivement le chauffage, vers 1,68 V commence un sifflement très fort (et très gênant) avec une fréquence d’environ de 2-3 kHz dont l’amplitude varie trop peu, restant approximativement constante sur toute la plage du rhéostat. Vers 2,12 V on commence á entendre faiblement (sous-posé au sifflement) le souffle et le sifflement aigu de la superréaction, et même des postes de radiodiffusion fortement interférés.
Nous nous attendions que la 2?27? reculottée en transitron aille réagir un peu différemment d’une bigrille authentique mais il faut admettre que ce phénomène violent et inattendu nous a surpris.
Après avoir essayé (sans succès d’ailleurs) de réduire la tension de plaque, nous constatons, en modifiant légèrement les valeurs du groupe RC de grille, que la fréquence du sifflement gênant se modifie avec.
Brusquement on se rappelle que dans les diagrammes comparatives des courants de plaque et grille intérieure en fonction de la tension de grille extérieure, données par M. Wolfgang Holtmann dans l’article « Ersatz für die alten Doppelgitterröhren », publié sur Radiomuseum:
http://www.radiomuseum.org/forum/ersatz_fuer_die_alten_doppelgitterroehren.html
la tension de blocage d’une bigrille véritable (RE074d) est de – 4 V et celle de la 2?27? (en transitron) est à peine – 1 V.
Avec les valeurs actuelles du groupe RC de grille, le condensateur C1 va être chargé au plus de – 1 V et la lampe entre en auto-blocage avec une fréquence de 2 – 3 kHz, le même temps qu’elle oscille (sinusoïdal) en Hf et sur 8 kHz. Cela explique les fortes interférences et le ton persistent de 2 – 3 kHz.
Pour empêcher le condensateur C1 de charger à une tension négative trop grande, il faut augmenter le curent de déchargement. La diminution de la valeur de la résistance de fuite n’est pas une option car cela va augmenter intolérablement les distorsions à la démodulation du signal et aussi l’atténuation du circuit oscillant (déjà pas très sélectif). Pour résoudre le problème nous avons essayé d’augmenter (approximativement d’un ordre de grandeur) le potentiel vers le quel se produit la fuite des électrons s’accumulant sur la grille extérieure, en branchant la (même) résistance de fuite á cheval sur le condensateur de couplage. On se rappelle qu’en Negadyne l’autre borne du condensateur de couplage se trouve au potentiel de la plaque. (+ 27 V). Avec cette astuce le courant de déchargement du condensateur C1 s’agrandit (toujours d’un ordre de grandeur) tout en gardant inchangée la valeur de la résistance R:

13 4 Schema et montage V  .jpg
En effet, l’auto-blocage disparait et le montage V fonctionne avec la lampe ersatz, sensiblement avec les mêmes performances qu’avec une bigrille originale.
Á suivre,
Cordialement,
Pitagora Schorsch

Bonjour,
§. 14.

Le montage á échantillonnage auto-bloqué pour lampe ersatz
Tout comme pour la bigrille originale nous avons éliminé le circuit oscillant d’échantillonnage, et nous avons augmenté la résistance de fuite du group RC de grille:

14 1 Schema et montage VI .jpg
Nous avons remplacés la self L2 avec un court-circuit (le câble court noir aux pinces crocodile) et la résistance de 2,2 M? avec 5,5 M?:

14 2 Modifications Montage VI .jpg
L’ersatz fonctionne sensiblement comme la bigrille originale. Peut-être l’ajustage du rhéostat pour trouver le point optimum pour chaque émetteur est devenu plus difficile. Pour arriver à réceptionner clairement les émetteur en bas de gamme (j’ai l’émetteur régional á 459 kHz) il faut apparemment chauffer le filament au delà de 3 V cause pour la quelle le récepteur devient instable. (Et bien sur l’usure de la lampe s’accentue.)
Après quelque testes s’est avéré que l’inconvénient ne vient pas d’une besoin accrue d’électrons dans la lampe mais d’une polarisation insuffisante de la grille de signal. Pour corriger nous avons connecté la résistance de fuite à cheval sur le condensateur de couplage. Ainsi la grille est mise á un potentiel plus grand (et plus constant) le filament ne doit plus être survolté et le montage devient beaucoup plus stable:

14 3 Schema et montage VII .jpg
Dans cette nouvelle configuration, un fois le chauffage optimal trouvé, on peut balayer (presque) toute la gamme d’ondes avec le condensateur variable sans avoir besoin de retoucher le rhéostat.
La pentode-transitron est beaucoup plus sensible aux différences de potentiel sur les électrodes et beaucoup moins sensible aux variations du chauffage qu’une vraie bigrille.

14 4 Modifications Montage VII .jpg
Pour améliorer le confort d’écoute nous avons diminué le condensateur de couplage, obtenant une fréquence de découpage (un peu) plus élevée (donc moins gênante) sans réduire sensiblement le gain du montage. Par la suite, les valeurs des composants qui nous semblent adéquats pour 2?27? dans le montage VII sont : filament chauffé á 3 V (par l’intermède d’un rhéostat de 35 ?), tension de plaque 27 V. C1 = 150 pF, R = 5,5 M?, C5 = 10 nF.

[size=150][i][b]Maintenant nous croyons avoir atteint le compromis le plus proche du schéma inventé en 1924 par Titus Konteschweller, qui peut être réalisé des nos jours avec des lampes « modernes ».[/b][/i][/size]

Le montage VII est un appareil facile à opérer (même pour « le grand public ») qui se prête (merveilleusement à notre avis) á la construction d’une petite maquette qui nous tacherons de décrire par la suite. Tout en passant nous remarquons que nous sommes rapprochés du schéma « Microsoldat » en vogue en France la fin des années ’30. ([url]https://forum.retrotechnique.org/t/presentation-et-questions/3054/1])

Á suivre,
	Cordialement,
		Pitagora Schorsch