Bonjour, que se passe-t-il pour un tube (penthode) (ou même tétrode ?) classique (UA normale de 170V et plus, voire 400V)
si l’on alimente G2 avec une tension plus élevée que la tension d’anode ?
Je titre « basse tension » car c’est ainsi que j’aimerais en utiliser.
Quelques chiffres pour exemple: UG2 60V pour 30V UA ou encore UG 24V pour UA 12v.
Je testerai de préférence des modéles à forte pente: des EF184
Mais n’est-ce pas dangereux pour G2 et à quels ennuis peut-on s’attendre ?
je dirais que les petits electrons émis par la cathode, freinés par G1 sont attirés par G2 pour les entrainer vers l’anode.
Mais si la tension sur G2 est supérieure à celle de l’anode, ils vont oublier l’anode et tous passer par G2.
Conclusion, pas de courant d’anode et G2 qui rougit de honte…
Ceci est valable en statique, après il faut voir…
Mais il y a plein de spécialistes ici pour donner d’autres avis
Pourquoi vouloir avoir une tension sur G2 supérieure à celle de l’anode, certains tubes fonctionnent parfaitement à des tensions très basses.
Il existe des séries de tubes développés pour les autoradios qui utilisent avec des tensions HT faibles, çependant la EF184 n’en fait pas partie.
Voici les types que j’ai trouvé sur le net prévus pour une HT de 12 volts :
12DL8, 12K5, 12DS7 12AE6, 12FK6, 12AJ6, 12AF6, 12BL6, 12CX6, 12EK6, 12CN5, 12DZ6, 12F8, 12AD6, 12EG6, 12J8.
En principe les tensions doivent croitre positivement en allant de la cathode vers l’anode, une G2 plus positive que l’anode dans les proportions que vous indiquez est un non-sens et vous n’aurez plus aucun électron qui ira vers l’anode donc un courant anodique nul.
Bonjour à vous tous !
Il y a aussi la double triode ECC86 avec une tension Ua max de 30V.
Beaucoup de tubes courants peuvent fonctionner en basse tension mais là on s’écarte un peu de leur fonction première.
Personnellement, j’utilise des tubes comme l’EL95, EL84, 7591 et la 12AU7 pour construire des amplis casque. La « HT » car ici il ne s’agit pas vraiment de HT est comprise entre 45 et 90VDC et cela fonctionne admirablement bien avec une très bonne puissance en sortie pour un casque de 32?.
Certains tubes TV comme la EL/PL504 fonctionne également en BT pour faire un petit ampli BF de faible puissance. Je l’ai moi même expérimenté avec une tension d’anode de 40VDC avec un transfo de sortie de 2,5K?.
Après, tout dépend de ce l’on recherche et pour quelle application.
Cordialement.
Eric.
Bonjour
La plupart des tubes peuvent fonctionner avec des tensions assez faibles .
Pour les auto radio il y a eu la serie 83 , radiomuseum a publié une comparaison poussée entre les ECH81 et 83 , apparemment il n’y a pas de différence entre ces 2 tubes . radiomuseum.org/forum/ech83_qru.html
Henri-Louis Jeanmonod cite des tubes US pour auto radio , certains sont des tubes différents (12K5) qui ont une grille g1 positive pour accélérer les électrons , ce que l’on pouvait faire aussi avec les anciennes "bigrilles "
Si on alimente une penthode avec une tension plaque plus faible que la tension g2 , le tube peut fonctionner en "dynatron ".
Bonjour
n’importe quelle lampe peut fonctionner à partir de quelques volts , il suffit de regarder les courbes mais ses caractéristiques sont différentes de celles avec une « vraie » HT ,
dans les années 50 , plusieurs équipements d’avion et autres récepteurs militaires munis de tubes « standard » étaient alimentés par le réseau de bord avec seulement 24V de haute tension
Bonjour, j’ai fait hier soir des essais avec un tube E288cc achetée le matin à Ondexpo.
résistance de 100k sur l’anode, polarisation fixée à -1.2v par 2 diodes en série entre cathode et masse:
à 36v alim, j’ai 10v crète à crète à la limite de déformation visible à l’oscillo à F= 1Khz (plein écran, 10 carreaux)
-je compare avec le signal d’entrée sur la 2eme voie, que je superpose à l’écran-
à 24v alim, j’ai 4V c/c en limite,
et à 12v alim j’ai environ 1.5v cc, mais je dois réduire la polarisation à - 0.6v en court-circuitant une diode.
Mais le gain en tension chute terriblement.
C’est le meilleur que j’aie pu tester en BT, n’ayant pas de tubes « autoradio ».
Mais ce n’est qu’une double triode, donc pas de G2.
Pour revenir à mon sujet, l’idée était de mettre une plus haute tension sur la grille, sans trop de courant drainé, facile à obtenir à partir de 12 ou 24v de l’alimentation prévue, afin de « pousser » un peu le courant d’anode, très faible à ces tensions pour les tubes courants qui sont mon propos.
Mais je n’ai pas encore essayé, pressé de tester le E288CC, découvert sur le Net quelques jours avant le salon d’Ecully.
On peut aussi polariser G1 positivement ,ce qui augmente bien IA, mais provoque un courant de grille sur G1,
et pas mal de défauts sur le signal d’entrée, chute de l’impédance, déformations, que j’entends ainsi éviter.
Re
avec une penthode, vous pouvez essayer de polariser G1 avec une tension positive, l’attaque se faisant sur G2
en fait comme dit dans un post précédent on réinvente la bigrille
Explication très logique, mais en pratique, si on regarde le fonctionnement d’une lampe de puissance le long de sa droite de charge on observe le contraire.
C’est quand la tension d’anode est la plus faible, très inférieure à la tension d’écran, que le courant d’anode est maximum. Comment expliquer ce paradoxe ???
Avec une « vraie » tétrode, le courant d’anode s’inverse quand UA devient inférieur à UG2.
C’est l’effet dynatron cité plus haut et utilisé abondamment par Philips dans les années 60/70 en oscillateur vertical sur ses TVs (une PF86).
A part ça, quand le courant d’anode augmente (sous l’effet de la G1) la tension d’anode ne peut que diminuer en raison de la chute de tension dans le résistance de charge qui est représentée par la droite du même nom.
Donc à priori, je peux m’attendre au résultat espéré avec des penthodes,
mais pas des tétrodes (Je les avais mentionnées car elles ont une G2).
(Et je pensais aux tétrodes à faisceaux dirigés)
De toute façon, aux niveaux de tension appliqués (24 à 48 V) je suppose que les courants de G2 resteront très faibles,et ne mettront pas en danger cette grille ( faible U x faible I = faible P ), même sur des petites penthodes.
Re
si vous pouvez trouver des 28D7 ou des 26A7,voire mème des 25L6 , vous pouvez faire des choses en basse tension mais ne vous attendez pas a sortir des kilowatts
perso, je n’ai toujours pas compris ( j’ai pourtant tout relu ) le but de la chose et j’ai l’impression qu’on va avoir plein d’avis sur « je veux utiliser une tétrode ou pentode avec des tensions pas ordinaires mais je ne vais pas vous dire pourquoi »
Un genre de quizz :mrgreen:
Bonjour, désolé, mais il n’y a pas de but ou de dessein secret !
J’expérimente avec le matériel en ma possession, et j’ai l’habitude de le triturer
en tous sens, jusqu’à avoir le sentiment d’en avoir compris quelque chose.
Mais je ne me lance pas pour autant dans le vide absolu: j’essaie de me documenter avant,
je n’entends pas réinventer la poudre !
Et les conseils avisés sont les bienvenus, pour autant qu’ils concernent mon sujet 8)
(J’ai essayé d’etre le plus clair possible et le plus complet dans mon énoncé).
D’autre part, je n’aime pas la HT, j’ai toujours trouvé ça dangereux, au-delà de 50/60V, je n’y mets plus les doigts;
il faut alors couper l’alim, modifier, remettre l’alim, etc…
Et sur les quelque 150 tubes de ma réserve (récup télé essentiellement), aucun n’est « spécial BT »".
Ceci dit, ce n’est pas parce que tel composant n’est pas expressément prévu pour cet usage,
qu’on ne peut expérimenter et l’utiliser avec quelque réussite !
(Voir plus haut avec le ECC288 dont je suis satifait)
Mai l’idée de départ venait du constat qu’à forte modulation (mais sans toutefois saturer) une penthode de sortie
voit sa tension d’anode passer périodiquement bien en-dessous de la tension de grille G2, dans les conditions de tension et de polarisation « normales » (celles données par le constructeur du tube par exemple), et, ce,
sans problème particulier. C’est d’ailleurs ainsi que l’on en obtient la puissance maximale de sortie.
mon intervention était avant tout sur le ton de la rigolade, maintenant je comprends mieux et s’il n’y avait pas d’expérimentations nous n’en serions probablement pas arrivés à ce que l’on vit actuellement.
Mon évocation simpliste du début était basée sur une vision en statique des choses, il est évident qu’en dynamique il y a beaucoup de choses à revoir
Bon courage, ça reste un sujet intéressant que je suivrai avec plaisir, au passage quelques schémas de tests seraient appréciés
Pour en revenir au problème initial, aucune règle ne s’oppose a travailler avec une tension d’écran supérieure à la tension d’anode.
Ce qui compte c’est la différence de potentiel entre le point de départ (cathode) et le point d’arrivée (anode) d’un électron.
Si par exemple la cathode est à 0 V, la G2 à 250V et l’anode à 50 V, l’électron atteindra l’anode car il aura été accéléré sous une ddp de 250V entre la cathode et G2 et freiné par seulement 250-50 = 200 V entre G2 et l’anode. L’électron subit un important coup de frein, mais il atteint quand même l’anode.
Cordialement : JCJ
Pas mal d’éssais ce soir avec l’ EF184:
bilan mitigé, ce tube est bien moins linéaire en bt que la triode précedente.
Le gain en tension est bien meilleur, et l’action sur g2 très éfficace.
voici mes meilleurs résultats:
Le seuil visible de distorsion apparait dès 3v c/c (Ua =7V UAlim 12v) charge 10k UG2 30v
il est à 4v c/c pour 15v UA , Ualim 30v et Ug2 40v
et enfin le bien meilleur à 12v c/c , U alim38v et Ug2 48v; (mesures à 1Khz)
Mais il y a 38V d’alim, je m’éloigne trop de l’idée de départ.
J’ai commencé avec une R d’anode de 100k puis 47k, 22k, mais la 10k donne les meilleurs résultats.
Je n’ai pas baissé davantage car le gain en tension chute avec la valeur de RA:
Celà doit rester un amplificateur !
Je testerai plus tard d’autres tubes ayant moins de gain, pour comparer.
(le EF184 utilisé est donné pour 15ma/V dans de bonnes conditions (100V UA).