Un banc de tests pour récupération de composants

— Bonjour.
Ici, je commence la description de la réalisation d’un banc de tests qui permettra :

  • de tester brochage, gain en courant (Hfe) de transistors bipolaires, JFETs ou MOS-FETS, diodes, etc…
  • de mesurer des valeurs de capas (surtout les capas CMS qui ne sont pas marquées !), de selfs, résistances…
  • de déterminer l’ESR (EquivalentSerieResistance) d’un condensateur électrochimique dont on doute de la santé et autres tests.
  • Et même de charger des accus Li-Ion, surtout si, comme moi, vous n’hésitez pas à “dépiauter” des accus d’ordinateurs portables ou de récupérer des accus de téléphones portables !
    — Et tout ça dans de jolis boîtiers bleus ! Mais commençons… Voici le banc de tests complet :

    — De gauche à droite, premier module : 2 testeurs chinois, un testeur de Zéners (mais aussi de LEDs !) et un milliohmmètre sur voltmètre externe en position 200mV.
    — Deuxième module : un chargeur de batteries Li-Ion et un testeur ESR à 5 transistors se partageant le même galvanomètre !
    — Troisième module : le bac à batteries, équipé de ”liposaves” qui permettent de charger des accus Li-Ion sans dépasser leur tension de fin de charge !
    — Quelques-uns se demandent d’où viennent ces boîtiers ? Tout simplement deux boîtiers de “flexettes” d’Apple IIe qui ont été “recyclés” ! Voici d’ailleurs un de ces boîtiers :

    , et démonté :

    — On le modifie un peu :

    — Et il est prêt à recevoir les modules !
    — Cordialement !

j’aime le recyclage des boites de disquettes

— Nous allons voir la réalisation du premier module qui contient 4 testeurs :

  • Deux testeurs chinois de composants divers, l’un simple avec un affichage à deux lignes et l’autre avec un affichage matriciel, donnant même le schéma interne du composant testé,
  • Un testeur de diodes Zéners pouvant monter jusqu’à ~135V et qui permet aussi de tester des LEDs et même des diodes normales, pour voir aussi leur tension de seuil,
  • Et un milliohmmètre si, comme moi, vous vous fabriquez des résistances de faible valeur en récupérant le fil de résistances bobinées.
    — Dans le post précédent, vous avez vu le schéma du boîtier Apple en trois couleurs différentes :
  • Le “pupitre” en bleu,
  • Ce que je pourrais appeler le “couvercle”, en noir,
  • Et la base, en vert.
    — Ces trois parties recevront divers composants, dont justement des batteries Li-Ion !
    *** PREMIER MODULE ***
    > Les testeurs <
    — Dans le “pupitre” d’un boîtier, on perce trois trous rectangulaires et quelques trous ronds pour y monter les deux testeurs chinois :

    — Ça rentre tout juste ! Ils sont pourvus de deux convertisseurs récupérés de chargeurs de batteries de lecteurs de CD Sony et ils ont été modifiés pour être à la fois élevateurs et abaisseurs de tension. Ils sont pourvus du “célèbre” CI 34063, ici en version CMS.
    — Avant modification :

    — Après modification :

    — Les deux résistances CMS 822 et 272 ont été remplacées par un potentiomètre de 10k pour pouvoir ajuster la tension de sortie à 9V. Ils sont collés en place avec un petit morceau de mousse double-face ! Ils sont alimentés en 7,2V par deux batteries Li-Ion montées dans un petit bac dans la base verte :

    …/ Suite /…

/… Suite …/
— Maintenant, il est temps de passer à la réalisation des deux autres testeurs :
>> LE TESTEUR DE ZÉNERS ET LE MILLIOHMMÈTRE <<
— Voici son schéma, réalisé autour du 34063, lui, récupéré dans de vieux chargeurs de téléphones portables automobile :


— Le transfo a été réalisé sur une self en mode commun très petite qui équipait des alimentations à découpage. J’ai mesuré simplement la self primaire après l’avoir bobinée pour dimensionner certains composants dont le condensateur 820p !
— Le milliohmmètre a suivi :

, avec toutefois un transistor en moins car je disposais d’un transistor à plus grand gain :

— Les voici tous deux montés dans le “couvercle” noir :

— Voici le premier module avant fermeture :

— Les deux boutons carrés en bas sont deux boutons-poussoirs !
— Et en plein tests, 4 à la fois, sur batteries internes :

  • Une self, un MOS-FET, une Zéner de 27V et une résistance de 0,33 ohms !
    — La petite plaquette argentée sous le support ZIF sert à tester les CMS ! Les pinces croco et la plaquette de tests CMS peuvent être permutées car montées sur petits connecteurs 5 broches !
    — “Chapeau” la polyvalence ! La suite, plus tard…
    — Cordialement !

— Rebonjour. Je continue avec la suite de mon banc de tests :
>> LE CHARGEUR LI-ION ET LE TESTEUR ESR <<
— Vaste programme !
— Tout d’abord le chargeur Li-Ion. Un jour, en “fouillant” sur le Net, je tombe sur le mot “liposave”… Alors, piqué au vif, je recherche et je tombe sur ce petit schéma :
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, qui ressemble “furieusement” à une diode Zéner de puissance. Recherchant plus loin, je trouve celui-ci :
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, le même que précémment mais avec un transistor NPN en plus… Puis, plus loin, je trouve celui-là :


— Exactement ce qu’il me fallait pour éventuellement recharger et équilibrer des packs de batteries d’ordis portables défectueuses ! Mais disposant d’un petit stock de MOS-FETs récupérés sur des cartes-mère d’ordianteur défectueuses et pouvant avoir des batteries 10,8V ou 11,1V, je modifiai mon schéma ainsi :

, en alimentant le triple liposave avec un générateur de courant réglable, tiré de ce schéma :

, soit copié, soit source de l’article d’Elektor suivant :

— “Va savoir” lequel a copié l’autre… Mais pour mon montage, il fallait l’“inverser” : l’alimenter dans l’autre sens et mettre un transistor NPN à la place du PNP et un Darlington PNP à la place du NPN, pour que les “liposaves” soient référencés à la masse au lieu du + ! Ce qui donne le schéma suivant :
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, que je montai “en tête” de mes liposaves ! Voici les transistors Darlington PNP utilisés :

, récupérés de modules de ventilation d’habitacle automobile ! Mais pour trouver leurs caractéristiques… “Dur-dur” (Ah si, j’en tiens au moins 1 : le FW26025A – 100V 20A, Hfe ≥ 750 : belle “bête” !) !
— Puis, je réalisai un petit “circuit câblé” avec une vieille plaquette provenant d’un vieil ordinateur ou d’une vieille imprimate, que sais-je… :

, qui contient mes 3 liposaves montés en série ! Les MOS-FETs sont soudés directement sur une petite plaquette cuivre qui les refroidit et en même temps assure la connexion de drain ! J’avisai alors un boîtier de cassette “betamax” que j’avais “rétréci” pour une autre occasion et qui s’est révélé adapté à ce que recherchai :

— Mais c’est pas tout : il me fallait réaliser le bac à batteries ! Comme les 18650 sont d’un format spécial, je me suis “fagoté” un bac “sur mesures” avec de vieux “bouchons” de faces avant d’ordinateurs :

, équipé de contacts à ressorts et monté dans le boîtier Betamax rétréci :

— Ici, avec une ancienne version de mon générateur de courant réglable monté dans un boîtier de multimètre HS !
— Le galvanomètre, récupéré “on ne sait où”, un modèle 100µA, a été ensuite monté dans le pupitre du boîtier de “flexettes” :

, lui aussi équipé d’un bac à batteries, mais pas pour le chargeur Li-Ion ! Car ce même boîtier avec le même galvanomètre renferme aussi un testeur ESR pour tester la résistance série de condensateurs électrochimiques !
— En recherche sur le Net pour trouver un schéma, un jour, je “tombe” (sans me blesser !) sur un site anglophone décrivant un testeur ESR à 5 transistors, avec toutes les explications utiles et nécessaires pour en comprendre le fonctionnement ! Exactement ce qu’il me fallait ! Aussitôt, je “dégainai” mon traducteur :

, l’assemblai sur une petite plaquette ayant “hébergé” un processeur d’imprimante :

, et le montai dans le boîtier, fixé par une vis sur la base ! Il fonctionne “au millipoil” ! Le tarage du zéro se fait au moyen du potentiomètre ajustable noir. Un commutateur rajouté sur la façade du pupitre permet de commuter le galvanomètre sur “Charge batteries” ou “Test ESR” ! Mieux : une fois des batteries à charger dans le bac et le courant de charge réglé, on bascule sur “Test ESR” et on teste des condensateurs sur une plaque avant récup’ :

(Pas encore décoré de sa face avant !) (La deuxième échelle a été tracée au stylo en mesurant des résistances de 1 ohm en série !)
— Voici le montage dans le boîtier avant montage de batteries internes :

— Le banc de tests est ainsi complet !
*** Procédure de réglage des “liposaves” :

  • Commuter sur 4,1V en fermant les interrupteurs, ce qui court-circuite les ajustables de 470 ohms.
  • Régler les ajustables multitours de 10k pour avoir 4,1V en sortie, dans le bac à batteries (mesurer directement aux bornes !).
  • Ouvrir les interrupteurs court-circuitant les ajustables de 470 ohms.
  • Régler ces derniers pour avoir 4,2V en sortie.
    – Voilààààà : c’est fini ! ***
    — Cordialement !

bjr,
ça ressemble beaucoup à ce que t’avais mis sur mon site il y a 3 ans;
http://www.radioman33.com/pages/les-realisations-des-visiteurs/

— Eh oui : je le partage !