Aujourd'hui, c'était hier!

Je m’appelle Joël. J’ai 82 ans. Et je suis un vieux con…Con, je l’ai toujours été, et vieux…ça commence à se dessiner sérieusement.

Et j’ai fini par comprendre quelque chose de ma génération :

nous sommes le pont.

Nous sommes nés dans un monde…

et nous avons grandi dans un autre, totalement différent.

🌿 Dans un monde où l’été sentait l’herbe coupée et la confiture qui refroidissait sur le rebord de la fenêtre.

Où les volets restaient ouverts toute la journée,

et où un vieux ventilateur ronronnait dans le salon.

Les voisins disaient bonjour depuis le jardin,

et quand la chaîne du vélo sautait,

on ne cherchait pas un tutoriel —

on sonnait chez quelqu’un, et un adulte sortait avec une clé de 12.

On vivait dans un monde fait de patience.

On attendait les lettres.

On espérait que la bibliothèque soit ouverte.

On guettait la radio pour entendre notre chanson —

et quand elle passait enfin… c’était un petit miracle.

Puis, presque sans prévenir, tout a changé.

Les téléphones ont rétréci.

La musique est devenue invisible.

Les nouvelles arrivaient avant que le café n’ait refroidi.

On a appris à taper, glisser, toucher l’écran.

On a appris à parler aux machines…

et à écouter leur réponse.

On a connu le lait livré à la porte dans des bouteilles en verre…

et aujourd’hui, on paie à une caisse automatique sans dire un mot.

On mettait des pièces dans les cabines téléphoniques…

et maintenant, on fait des appels vidéo avec nos petits-enfants à l’autre bout du pays.

On connaît le silence d’un monde sans notifications…

et le bruit d’un monde qui ne s’arrête jamais.

Parfois, les jeunes nous regardent comme si on était “en retard”.

Mais ce qu’ils ne savent pas, c’est que :

nous connaissons deux mondes.

Nous savons planter des tomates

et envoyer un e-mail.

Nous pouvons raconter une histoire sans Google…

puis la vérifier avec Google.

Nous connaissons le poids d’une lettre manuscrite

et la rapidité d’un message envoyé en une seconde.

On a assez vécu pour comprendre qu’on peut changer sans se perdre.

Qu’on peut aimer le passé…

et continuer d’avancer avec le présent.

Nous avons dit adieu à des amis

et accueilli des petits-enfants.

Nous avons vu disparaître certaines maladies

et en apparaître d’autres.

Nous avons déplié des cartes papier,

puis suivi une ligne bleue sur un GPS.

Nous avons collé des timbres sur des cartes postales,

puis envoyé des emojis avec un simple toucher.

💫 Et peut-être que notre plus beau rôle… est celui-là :

garder la mémoire d’un monde plus lent, plus humain,

et avoir le courage de s’adapter à celui qui court sans jamais s’arrêter.

Nous pouvons apprendre aux jeunes que tout n’a pas besoin d’être immédiat.

Et rappeler aux gens de notre âge qu’il n’est jamais trop tard pour apprendre.

Parce que nous sommes le pont entre ce qui était et ce qui sera.

Et tant que nous tiendrons debout,

le monde aura toujours quelque chose de solide pour avancer.

Chaque génération construit le chemin un peu plus loin.

Et la nôtre…

se souvient encore du petit chemin en terre

comme de l’autoroute.

Bonne journée les copains !!

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Je savais, que tu étais un vieux con, mais, mon dieu, tu ne peux pas savoir, a quel point je suis heureux d’être aussi (presque)vieux et aussi (ça c’est sûr) con que toi ! :smiley:

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moi aussi …et de trois ! :grinning_face:

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« Du coup », on se sent moins seul!

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Bonjour Joël,

j’ai 15 ans de moins que vous, mais oh combien je me suis reconnu dans votre déclaration…

Merci

Bonne journée

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Bonjour,

Je vais tempérer un peu : au collège ou au lycée on allait chercher des réponses à nos questions dans des encyclopédies, réponses qu’on ne trouvait pas toujours ! On ne parle même pas des schémas de montages électroniques !

Aujourd’hui on trouve facilement les réponses. Quand même sympa !

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Et comme je vous envie !

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Moi aussi, maintenant nous avons des bouteilles en plastique qu’l faut une clef à molette pour ouvrir :grimacing:

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Oui , c’ est exact !

Mon grand père maternel avait même aussi acheté vers 1959/1960 ( je les ai encore ) les six volumes du " Larousse du XXème siècle " :wink:

Je viens de vérifier : c’ est le " Larousse du XXème siècle ", édition de 1930/31 !

un peu plus jeune que Joël, je fais partie du lot :wink: :grin:

et qui se souvient du Quid ? j’ai cette édition

ajourd’hui remplacé par Wikipédia …

Ah, mais non, c’est moi qui allait chercher le lait à vélo.
Ce n’était pas le caviar, mais le lait à la louche ( robuste fermière :slight_smile:

Ah, et l’encyclopédie Tout l’Univers en 18 volumes qu’on n’ouvrait pas souvent.
Et, à Noël, j’avais eu comme cadeau “Le Jeune Radio”

Oui mais le bouchon est imperdable !! :zany_face:

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Et comme ce bouchon attaché , ça me casse les pieds , je coupe les liens plastique dès ouverture ! :grinning_face:
une fois vide , la bouteille part dans la poubelle jaune et le bouchon dans le bac à bouchons plastiques du supermarché ( je stocke les bouchons plastiques dans un petit sac que je vais vider une fois plein en faisant les courses ) !

Tout ça, est bel et bon, mais attention, je vous en conjure, surtout, que personne n’écrive la phrase qui tue : « c’était mieux avant », car a partir de ce moment, le charme est rompu, et tout est foutu !!
grimacing

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Et le pain posé sur l’appui de la fenêtre!

Et aussi les épiceries (4 dans mon village dans les années 50), où j’allais chaque mardi acheter le « Spirou ».

T’inquiète pas, je n’écrirai pas que c’était mieux avant! :innocent:

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Mais est-ce que ce sera mieux après ? :wink:

A +.

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Ca, c’est pas sùr !!!

Peut être qu’un jour prochain , à cause d’un fou , il n’y aura plus d’après :thinking:

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