Comme dit plus haut, le montage n’est pas symétrique sur le papier ! Tout dépend de la résistance équivalente sur les cathodes.
Je m’y essaie:
Le gain différentiel est:
A_{d}=-\frac{SR_{anode}}{2}, S étant la transconductance du tube.
Pour la 6AQ8 du Luxman à 3.5mA: 1mA/V, 51k\Omega. A_{d}\approx-25
Le gain de mode commun est:
A_{cm}=\frac{R_{anode}}{2*R_{cathode}}
R_{cathode}=15k\Omega, A_{cm} = 1.7
Ce gain de mode commun s’ajoute au gain différentiel sur la branche directe, et se soustrait sur la branche inverse, d’où le décalage en gain différentiel:
V_{diff}=A_{cm}V_{cm}+A_{d}V_{d}
Pour l’inverseur de Schmitt, V_{cm}=V_{d}
Donc en équivalent:
Sur la branche inverse:
A_{inv}=-|A_{d}|-A_{cm}=-26.7
Sur la branche directe:
A_{dir}=+|A_{d}|-A_{cm}=23.3
Il faudra alors une résistance |\frac{A_{inv}}{A_{dir}}|=1.14 plus grande sur la branche directe, soit 58k, on est pas loin des 56k.
Le problème, c’est qu’en faisant ça, le bruit qui se trouverait par exemple sur l’alimentation agit de manière différente sur les deux branches, et ne sera donc pas rejeté par les étages suivant.
En d’autres termes, on réduit le taux de rejection de l’alimentation (PSRR).
On comprend vite qu’on a intérêt à maximiser R_{cathode} pour minimiser A_{cm}, et améliorer le montage sur tous les aspects.
Dans le cas du Luxman et des Mesa Boogie les résistances différentes sur les anodes révèlent un montage déséquilibré par conception alors qu’une bonne source de courant aurait évité de tels ajustements (ce qui n’était par ailleurs par forcément disponible à l’époque, ni même nécessaire, je ne blâme personne).
Au cas ou, avec des MOSFET mais c’est pareil (page 16-18):
Cours des Mines Saint-Étienne
Arthur