Encore un mot sur ce Mégafil:
- lorsque les diodes à vide sont remplacées par des diodes silicium, il est aisé , facile et de bon ton , de mettre en série avec le primaire du transfo une ou plusieurs résistances CTN limitant le courant à l’enclenchement , de cette facon, la tension sur les filaments ainsi que la Haute tension arrivent progressivement .
un relais fonctionnant en alternatif est placé après la CTN et courtcircuite celle-ci lorsqu’elle est arrivée à température
.
- d’une manière générale on protège les filaments et cathodes des tubes de grosse puissance lors de l’enclenchement.
ces tubes périssent le plus souvent par les contraintes successives provenant des variations thermiques au niveau des supports internes du filament .
il y a donc intérèt à chauffer les filaments en plusieurs paliers .
dans les années 50/60 certaines installations qui comportaient plusieurs milliers de tubes de petites puissances n’étaient jamais coupées,
car le lundi à la remise en marche, plusieurs dizaines de tubes étaient à remplacer., ce qui n’était pas le cas si on ne les laisait fonctionner!
les émetteurs FM de la Radio Belge qui utilisaient des 4CX10000 de " Varian"n’étaient jamais coupés , méme en l’absence de modulation.
à une certaine époque c’était un problème majeur de Philips,
le coefficient de température du verre utilisé pour la base du tube devait résister au coefficient de dilatation des pins des contacts .
le verre utilisé n’est pas le mème que celui du Bulbe ,
Qui n’a pas vu un ou plusieurs tubes électroniques cassés , blanchi à l’intérieur par dilation thermique .
En tant que Physicien Nucléaire , J’ai utilisé unn canon à électrons,
qui nécessitait une Tension de 250000 volts sous 500 Milliampéres,
le filament en tungstène mesurait 1,3 m de long , 150 volts 50 ampères,
la mise en marche de ce tube , qui est au fond une grosse triode ,
nécessitait un temps de chauffe de 24 Heures !
Nos précieuses lampes TM1 ou équivalentes sont très sensibles à l’enchenchement brutal de la tension filament .
Que ceci n’empèche pas les triodistes de dormir !