Comme vous voulez JC !!! si tous ceux qui mettent des tempos se gourent sa me parrait un peux gros quand même , en tout cas il est bien connu que le filament d’une 845 s’use plus vite si on envoie la HT à froid que si on l’envoie à chaud et tous les schémas avec ces tube sont à 99% muni de temporisation quand il y a un redressement par diodes et c’est connu de tout le monde !!!
Ben moi, c’est la première fois que j’entends parler de ces histoires de tempo. Cela doit être une mode relativement récente.
Je trouve drôle que « tous ceux qui mettent des tempos » ne cherchent même pas à comprendre à quoi cela peut servir, et se contentent de l’explication « il est bien connu que… ».
Sûrement que celui qui à inventé ce bobard sur les tempos doit bien se marrer…
Je crois que vous avez raison. Beaucoup de ces circuits de temporisation sont inutiles. En ce qui concerne les circuits à polarisation grille séparée (cathodes à la masse) et à redresseurs HT à semi-conducteurs, ils pourraient appliquer la HT DC sur les plaques avant que la polarisation grille ne soit à sa pleine valeur mais comme vous le dites puisque les filaments ne sont pas chauds, il n’y aura que peu de courant plaque. Cela ne serait un problème que si on coupait d’un coup l’alimentation secteur et qu’on la remettait immédiatemment. Mais une tempo ne résoud pas le problème du claquage des tubes si la polar venait à disparaître. Il faudrait alors en plus un circuit de protection qui coupe la HT dès que la valeur du courant plaque dépasse un point de consigne, etc… On n’est pas sorti de l’auberge. Soit dit en passant, les tubes supportent facilement une surcharge temporaire en dissipation plaque (j’en ai même fait rougir dans des lampes d’émission). Donc pas trop de panique.
Bonsoir , une temporisation sur un ampli à tubes permet d’ « automatiser » une tâche que l’utilisateur pourrait oublier d’ effectuer sur certains montages au détriment de certains composants, en particulier les redresseurs si les capacités de filtrage sont de très fortes valeurs et en ce qui concerne l’ isolation filament/cathode de certains tubes qui pourraient voir une ddp de près de 300 Volts entre filament et cathode (donc très au delà des limites absolues admises pour de nombreux tubes) si ces derniers sont utilisés dans certaines configurations telles que des montages SRPP par exemple.
Pour répondre à ON5MJ (et enfin clore cette discussion) je suppose que cette histoire de tempo a été inventée par un bonhomme qui a lu qu’il fallait temporiser les redresseurs à gaz afin d’éviter la destruction de la cathode par le bombardement ionique tant que la température nominale du filament n’était pas atteinte, et qui, sans chercher plus loin, à extrapolé ça aux tubes à vide.
Au temps ou les tubes régnaient en maîtres (jusqu’aux années 1960) personne, à ma connaissance, n’a jamais temporisé d’alim pour des tubes à vide…
Je suppose que ces tempos sont apparus très récemment dans des revues (LED,…) ou on ne se pose pas trop de questions théoriques.
Le mieux ne serait-il pas de mettre les cathodes à la masse, ainsi la tension entre filament / cathode serait limité à 6,3 ou 12,6 V AC ? De toute façon j’ai pas saisi d’où viendraient les 300V et comment on les estime.
Il reste cependant qu’un circuit à polarisation non automatique (par la grille, et avec redresseur HT à semi-conducteurs) pourrait encaisser une pointe de courant plaque si on coupait l’alim générale et si on la remettait avant que les filaments ne soient froids, mais ce n’est qu’une pointe.
Je pense que Christophe fait allusion au montage d’une triode chargée par une autre triode montée en générateur de courant constant (pourquoi appeler ça un SRPP ? ? ? ?.. mu-follower est plus poétique,… mais tout aussi abscon, c’est pas une insulte ).
Dans ce montage la cathode de la triode du haut (doc joint) est a un potentiel au repos égal à la moitié de la HT. Il y a donc bien un problème d’isolation du filament par rapport à la cathode.
Mais j’imagine que ce problème d’isolation cathode-filament est surtout critique à chaud…
JC le schéma que vous avez mis n’est pas un Mu-Follower !!!mais bien un circuit SRPP !!! le Mu-Follower c’est avec une pentode en haut et une triode en bas !!! faut pas confondre quand même !!! Quand à la tempo sur tout les amplis à lampes que j’ai fabriqués ( 22 ) je n’ai mis aucune tempo , je n’ai fait exception que sur mon ampli à tubes 845 car je trouve un peux gros de balancer 1000 Volts d’un seul coup sur un tube à chauffage direct qui a le filament froid , il faudrait que quelqu’un nous renseigne sur les anciens emetteurs avec des gros tubes à savoir s’il y avais des tempos ou des systèmes retardant la venue de la haute tension et il me semble bien que celà a eu éxisté dans certains émetteurs !!!
Sur les gros émetteurs on mettait les filaments à chauffer plusieurs minutes avant de balancer la HT. Il y avait une procédure à respecter aussi bien pour la mise en route que pour l’extinction. Rien d’automatique le plus souvent, en tous cas je n’en ai pas rencontré. Récemment j’ai retrouvé de vieilles stations AM de 10 et 50 KW en Asie et c’est comme cela qu’ils pratiquent encore.
Merci du schéma de principe. Ne serait-ce pas un casc…ode ? J’avoue ne pas avoir du tout pensé à SRPP (je connais SRPJ seulement). Le problème pour moi vient de ce que le forum abrite à la fois des dépanneurs de TSF et des bidouilleurs d’amplis hifi à tubes, parfois je ne bascule pas.
Et dans ce cas-ci pour avoir 300V entre filament et cathode du tube supérieur il faudrait une HT de 600V puisque ce sont les mêmes tubes et qu’ils pompent le même courant anode/cathode. Est-ce le cas?
Dans un montage SRPP ( shunt régulated push pull ) avec un tube ECC83 on peux alimenter avec un max de près de 490 Volts si l’on veux et c’est même meilleur, mon amis Gus en a fait les mesures , la linéarité est excellente le taux de distorsion est très bas , la bande passante excellente et avec un gain quasi de 100 !!!Avec un max de 490 Volts sur un SRPP , il est donc conseillé de polariser le filament de la triode du bas pour éviter d’éventuels claquages entre filament et cathode , ce qui m’est arrivé lorsque j’ai mis au point les étages d’entrées SRRP avec 6SL7 sur mon ampli avec tubes 845 et après polarisation des triodes inférieure , fonctionnement impeccable !!Il est même conseillé de séparer les deux triodes !!!
Merci pour l’info sur les émetteurs donc ca à bien existé !!!
Ne mélangez pas tout Pierre. Il est évident que si on alimentait les filaments avant la HT sur des émetteurs ce n’était pas pour économiser les tubes, mais pour avoir une puissance « propre » à la mise sous tension. De même que sur une sono on utilisait le standby pour ne pas commencer avoir au début un son tout déformé pendant la montée en température de filaments.
Par contre, vous avez raison. Le « mu-follower » et le SRPP ne sont pas équivanent. C’est dans le mu-follower que la lampe supérieur jour le rôle d’un géné de courant.
Quel est alors l’intérêt du SRPP ???
Pour le cascode, cela ressemble effectivement a ces montages, mais c’est encore différent.
Le « cascode » est la mise en « cascade » de 2 étages amplificateurs, Un étage classique, à cathode commune (entrée sur la grille sortie sur l’anode) avec un montage à grille commune (entrée sur la cathode, sortie sur l’anode). Intérêt en VHF : forte impédance d’entée du premier étage et grand gain en tension du second.
Bon je vais réfléchir un peu plus à l’intérêt du SRPP…
Oui Jean-Claude, la mise en route à l’avance des filaments ne sert pas à grand chose pour épargner le tube. Elle sert surtout à démarrer l’émission confortablement avec une température correcte. Sans bafouille HF, sans accrochage, sans arc, etc. Peut-être aussi que le neutrodynage n’aurait pas été bon. Il y a plein de bonnes raisons de pratiquer ainsi.
Je me demande d’ailleurs si finalement le but n’était simplement pas que l’oscillateur à quartz ait pris sa bonne température pour éviter les dérives en fréquence car quand je disais plusieurs minutes, il me revient que c’était plus d’une demi heure. Par contre quand on coupait le jus, cela allait plus vite entre la coupure HT et l’extinction des filaments (applicable aux stations qui n’émettaient pas la nuit).
J’ai aussi jeté un oeil sur quelques bouquins anciens d’émission d’amateur. F3AV déclare bien qu’il y a un relais thermique temporisé sur sa HT. De même il parle d’une coupure instantanée de la HT de l’ampli BF de modulation en cas de disparition de la polar de l’étage de puissance (2 x 6L6). F8ZD disait aussi qu’il fallait un interrupteur séparé pour la HT et les filaments et le circuit montrait qu’on ne pouvait pas brancher la HT si le transfo filament nétait pas en fonctionnement. J’ai plusieurs versions de F3XY - F3RH qui n’en parlent pas. Ils disent juste qu’ils mettent la HT sur un transfo séparé. Dans les quelques handbooks de l’ARRL, les alim HT sont généralement câblées pour d’abord mettre les filaments en marche avant de pouvoir brancher la HT. Il y a quelquefois des relais de temporisation et/ou un relais qui déclenche en cas de surcharge de courant HT. J’ai vu aussi un circuit avec une résistance branchée en série dans le primaire pendant 2 secondes pour éviter la surcharge dûe au chargement des condos des filtres HT mais dans ce cas c’était un redressement à semi-conducteurs.
La temporisation avant l’application de la HT pour certains tubes est INDISPENSABLE et ce sous peine de leur destruction.
Il en est ainsi généralement pour les tubes à anode extérieure genre 4CX250, 2C39…Pour ces tubes, le temps de chauffage est donné dans les « data »
De même le courant d’allumage est également à limiter à environ le double du cournat nominal.
La non temporisation amène à brève échéance, à l’allumage, un arc et la destruction du tube.
Afin de limiter le courant de Ct Ct il est également conseillé de placer après les condensateurs de filtrage une résistance de forte puissance pouvant limiter le courant.
Pour plus d’information (explications) voir l’excellent site de Eimac et également les catalogues de Philips.
La temporisation est donc une nécessité vitale pour certains tubes et n’est pas une extension « aléatoire » de la limite de courant de certains tubes redresseurs.
Connaissez vous la raison de ce préchauffage ? Jusqu’ici, en dehors des redresseurs à gaz dont le rôle du préchauffage est bien connu, personne n’a encore donné une explication valable qui justifierait le rôle d’un préchauffage dans la durée de vie des tubes à vide.
Encore un bel exemple de temporisation de la haute tension sur un appareil à tubes de haut niveau: les oscilloscopes Tektronix type 545 utilisant un relais temporisé thermique . Je vais récupérer le mien dans quelques jours … Je suppose que leurs concepteurs savaient ce qu’ils faisaient .