Histoire de téléphone

Ma mémoire me fait défaut. Il existe une formule donnant l’affaiblissement en dB d’un câble téléphonique. Elle montre que si l’on place des bobines, des selfs (Pupin) par la formule L x Ohméga on réduit l’affaiblissement jusque à un certaine dose sinon on réduit trop la bande passante du support. Ainsi les pots Pupin furent ils remplacés par des pots « MIC » (amplis numériques). Le pas de régénération faisant 1850 mètres, environ. Ah ! Cela me rappelle bien un métier qui me passionnait…
On disait on va " miquer un câble" ;

1 « J'aime »

De nos jours pour certains, la nuit, c’est " on va niquer un câble " :rage:

Oui, c’est là le bon mot ! ! !

Bravo et merci Merci

.
Le vieux Tryphon

Les pots Pupin existaient encore sur certains câbles longues distances jusque dans les années 2000 (du moins en Haute-Marne), mon épouse qui travaillait au pilotage ( pour ceux qui connaissent, pour les autres c’est le service qui reçoit les signalements des dérangements et qui les distribuent aux agents sur le terrain qui, eux, interviennent pour résoudre ces problèmes) m’en avait parlé.

1 « J'aime »

Bonjour

La constante d’affaiblissement est proche de \frac{R}{2}\sqrt\frac{C}{L}. où R,C,L sont les constantes linéiques de la ligne. D"aprés moi \omega n’intervient pas.
On diminue donc l’affaiblissement en augmentant L, dans les câbles chargés.
Soit en continu (méthode Krarup ) , soit de place en place ( méthode Pupin ).

1 « J'aime »

La liaison MIC, c’était une liaison numérique multiplexé de 30 canaux B (voix) et 2 canaux D (signalisation)
Je pense que ça a été confondue avec les systèmes de multiplexage (PCM2 PCM5 PCM11) entre le central et les abonnés mis en place pour ne pas tirer des lignes forcément comme il y avait un équipement actif, l’ADSL ne pouvait pas passer.

Le « condo » dans la première prise à pris plusieurs formes, la toute première était un vrai condensateur, qui était mis hors circuit lorsqu’un téléphone était branché. La prise en T ne comportait que 6 plots numéroté de 1 à 6. (voir wikipedia j’ai pas le droit de mettre un lien !)

La ligne arrivait en 1 et 3 et un strap liait 1 et 5, le condensateur était entre 3 et 6. Lorsque l’on débranchait le téléphone, Les lamelles constituant les contacts de la prise reliaient 3-4 et 5-6 reliant la ligne au condensateur. En usage normal, il était électriquement « inexistant » et n’était donc connecté que lorsque l’on débranchait le téléphone.

La version « 2 » que l’on doit nommer « module RC », introduit avec la prise « 8 contact » pour mettre une deuxième ligne. Un condo de 2.2µF en série avec une résistance de 20K ohms sur la ligne 1-3 et un strap entre 1 et 5

La version « 3 » la même chose que la « 2 » mais sans le strap appeler « RC 2 pattes ».

Les deux premières versions à cause du strap qui reliait 1 et 5 créait un déséquilibre de la ligne, en gros vous aviez une paire torsadée symétrique entre le central et la première prise, et… une antenne crée par le fil sur le plot 5 (le bleu) avec rien au bout, et si aux fréquences « voix » c’était totalement transparent, avec les fréquences de l’ADSL c’était très perturbant. Il suffisait de couper la patte liée en 5 pour être tranquille. Dans de rare cas, un coup de foudre pouvait avoir détruit le condo et là il fallait en mettre un neuf.

A là fin il était intégré dans le « DTI » Dispositif de Terminaison Intérieur qui pouvait aussi comporter un parafoudre qui devait être relié à la terre.

Autre point amusant est de penser que jusque dans les années 1990 les prises se devaient d’être câblés « en bus » On arrivait dans une prise pour repartir vers la suivante, ça avait l’air idiot, au point que dans les années 1990 les ingénieurs ont autorisé le câblage « en étoile » où tout part d’un seul point. Et la chose amusante, c’est qu’avec le VDSL les fréquences sont si élevées que chaque « branche » de l’étoile se change en filtre coupe bande ! Respect pour les ingénieurs des années 60/70 qui s’étaient imaginé qu’un jour des fréquences plus élevés que la voix circulerait dans ces câbles !

Si vous n’avez toujours pas la fibre et que vous avez une installation « moderne » il faut déconnecter les « branches morte » et virer le strap, en VDSL le débit peut plus que doubler !

Si vous êtes chez Orange, l’opérateur « bride » les lignes instables, préférant limiter le débit pour garantir la connexion, donc cela n’a pas d’effet il faut les appeler dire que des travaux on été fait et demander à ce qu’ils lèvent le bridage. Chez Free on peut désactiver le mode « sérénité » qui a le même effet mais sur lequel on a la main, si ça marche, on pourra tenter le mode « patate » qui met toutes les marges au minimum acceptant d’utiliser des canaux plus bruités tout en diminuant la porte de code de correction d’erreur.

Et un dernier mot sur les lignes pupinisé, ces bobines ont été inventé par M… Pupin et se sont retrouvés orphelines et inutile lorsque des centraux plus petits ont été construit lors du « plan téléphone », des lignes existence se sont vue raccourcie car déviés vers le nouveau central. Comme elle forment un filtre, c’est avec l’ADSL qu’elles se sont rappeler à notre bon souvenir. Tout le monde avait oubliés qu’elle existait :!

6 « J'aime »

Bonjour,

En terme génériques mic et pcm sont la même chose : modulation d’impulsion codée ou pulse code modulation.

C etait utilisé dans les md2g de france telecom, du matériel TRT, racheté par Philips puis par Lucent…

Une des boites françaises de pointe aujourd hui disparue (ils fabricaient des MIC- faisceaux hertzien de grande qualité et increvables)

Bonjour
La bobine de Pupin pour les téléphones de campagne .

1 « J'aime »

simplement pour diminuer la dissymétrie de la ligne sur de longues distances
dissymetrie de position sur les lignes 3 fils dans le plan horizontal
dissymetrie de sol pour les lignes dont les fils son disposés en triangle

J’ai toujours pensé que « MIC » c’était ce qui définissait totalement le lien entre les URA et les CAA… !

Les bâtiments TRT c’était du solide aussi, j’ai retrouvé un bâtiment mais je ne peux pas poster de liens, il y a un truc à débloquer ?

pour moi
MIC microwave intergrated circuit

pas de lien pour le moment il faut unp peu plus de particiption sur le forum pour que cela se debloque

Bonjour @Radiolo ,

En téléphonie numérique des années 90, MIC c’est le principe de nimérisation de l’audio analogique. Ça devait concerner également les CD audio ?

C’est devenu obsolète avec les réseaux et les liens IP !

Bonjour
Voir ici : http://yaju.free.fr/lic_pro/Cours_Perrenot/Services/1_mic_pdh_sdh/FOR-MIC.PPT

2 « J'aime »

Bonjour à tous, que des souvenirs, j’en ai raccordé beaucoup des MIC 2méga sur des PBX , les grosses boites blanches TNL T2 pour les 30 canaux B + les 2 canaux D pour la sig (1 canal B = une voix téléphonique en 64bits/s).
La qualification du T2 était faite avec un IBT-10 de Wandel & Goltermann (ou un IBT-5 pour les Numéris en 2x64+16).
Aujourd’hui, pour le raccordement des anciens PBX, il existe des routeurs VOIP avec un adaptateur en T2 sur RJ45 .

Ici MIC signifiait Modulation par Impulsions Codées (traduction de CPM en Anglais: Coded Pulse Modulation).

2 « J'aime »

Je dirais plutôt PCM ???

Tu as raison, Pulse Code Modulation.

1 « J'aime »

Bonjour,

Les vieux MIC 2 Mbit/s de chez TRT utilisés dans l’aviation avaient 29 voies audio, 1 voie de données 64 kbit/s pour le radar secondaire, de la signalisation pour les alternats - squelchs, et étaient multiplexés x 4 pour faire du 8 Mbt/s et transmettre - recevoir radio et radar des centres de contrôle vers les grosses stations radio et radar par faisceaux hertzien. Tout du TRT : increvable, mais remplacé par des chonoiseries hélas…

Sympa cette doc ! Je découvre le codage HDB3, et le fait que le signal devait avoir une composante continue nulle « a cause des transformateurs » .

Et oui, le hdb3 avec les bits de viol et les bits de bourrage et je ne plaisante pas : c’est le vocabulaire employé…