Jusqu’à présent, je n’avais pas remarqué ce panneau à la sortie d’un supermarché. Il faut dire qu’étant à 30 km je n’y vais pas tous les jours, et quand tu pousses la brouette tu ne regardes par forcément vers le ciel …
Cette quantité de CO2 évité ne peut reposer me semble-t-il que sur une équivalence énergie fossile.
Or nous savons que les centrales nucléaires n’émettent pas de CO2, et que l’électricité en France est à 70% nucléaire. Le reste provient principalement d’énergies renouvelables. Le résidu dû aux combustibles fossiles reste marginal.
Il en va différemment dans d’autres pays de l’union européenne, notamment l’Allemagne, qui a remplacé le nucléaire par les centrales à lignite, à charbon et à gaz, énergies extrêmement polluantes en particules fines, surtout les deux premières, et en CO2, et dans le cas de ce pays, l’équivalence CO2 évité me paraîtrait judicieuse.
Oui, c’est bien possible, mais il reste 42 % produits par des centrales à énergie fossile. Ce qui est beaucoup plus qu’en France, où le recours aux énergies fossiles reste marginal.
Mais là n’est pas le sujet.
Le sujet c’est que je me demande à quoi correspond cet équivalent « carbone évité », affiché par ce supermarché sachant que l’électricité produite en France n’est pas, ou peu, carbonée.
Lorsqu’elles fonctionnent (!). Mais il faudrait tout de même prendre en compte tout le CO2 produit depuis l’extraction des minerais (radioactifs, ou pas pour le béton et l’acier) jusqu’à leur démantèlement. Et là, c’est une toute autre histoire !
Sans même évoquer les déchets radioactifs…
Pour les bagnoles électriques, c’est pareil…
D’accord, mais franchement, tu crois que ceux qui ont affiché ce résultat en tonnes de CO2 évité sont allés prendre tout cela en compte.
D’autant que les centrales nucléaires existent déjà, panneaux solaires ou pas, donc, rien à éviter.
Sincèrement, j’aimerais bien savoir sur quoi ils se basent pour afficher 863,56 tonnes (en plus c’est très précis), de CO2 évité, ou s’ils ne sont pas en train de se moquer gentiment du monde.
Dans le meilleur des cas, c’est juste l’énergie éventuellement produite qui est prise en compte, pas tous les " à côtés " , qui pourraient déranger, bien sûr !
Il faut bien évidement oublier pudiquement le CO2 qui a été produit pour l’extraction de matières premieres, celui lié à la fabrication des panneaux,
tout celui lié aux transports, celui lié a la structure de supportage,
l’acier cela ne pousse pas dans les arbres. la fabrication des onduleurs et des cables cuivre non plus.
Au delà de cette remarque de mauvais gout, d’un point de vue technique la production photovoltaïque locale à tout son sens pour un supermarché, car tout ce qui va être produit va être consommé.
Cela évite aussi toutes les pertes dues au transport pour les kW nucléaires. 1kW consommé, c’est 2kW produit dans la centrale électrique
L’électricité nucléaire décarbonée et vertueuse?
Le combustible pousse dans les arbres sans dégâts à la nature.
La construction des centrales et le démantèlement (que l’on ne sait toujours pas gérer) c’est zero CO2 rejeté?
Plus de 30 ans sans recherches sérieuse dans le nucléaire, et pas grand chose d’investi pour trouver des solutions alternative. donc aujourd’hui nous sommes dans une impasse, car de maniere transitoire pour les 20 prochaines années, il n’y a pas vraiment de solution autre que le nucléaire que l’on a bien du mal à faire fonctionner.
Toutes les solutions complémentaires sont bien entendu à utiliser, mais cela ne peut pas à court terme, remplacer notre production nucléaire.
Il ne faut pas se mentir et regarder la réalité telle qu’elle est, sans se voiler la face.
Aucune énergie n’est propre, chaque solution possède des gros avantages, mais aussi des aspects moins reluisants.
Nous ne voulons pas baisser notre consommation d’électricité, alors il faut accepter les conséquences de nos choix, sans croire les bisounours qui auraient des solutions magiques.
On nous entasse dans les villages pour protéger l’espace environnementale, prairie ect…
Il n’y a plus de paysan. On y installe des champs de panneaux solaires
Soit ! mais la question demeure : comment ont-ils fait pour déterminer que chaque MWh qu’ils produisent avec leur parking photovoltaïque équivaut à un certain poids de CO2 évité ?
Pour cela, il aurait fallu savoir par quel mode de production EDF aurait fabriqué l’électricité « économisée » grâce à ces panneaux. Et puisque tu en parles, ont-ils déduit de ce décompte la quantité de CO2 générée par la construction, le transport et l’installation de ces panneaux.
Les chiffres sont un peu faussés pour cette année 2022 par la non-disponibilité de certaines centrales nucléaires, et par la sécheresse qui a vidé les barrages. En année normale, il y a plus de nucléaire, plus d’hydroélectrique, et par voie de conséquence moins de combustibles fossiles.
« Dans le cadre de la RE2020, c’est cette méthode qui a été retenue par les pouvoirs publics pour déterminer le facteur d’émission pour l’usage du chauffage.
Elle aboutit à la valeur de 79gCO2/kWh »
79gCO2/kWh, c’est presque 10 fois moins que ce qui est affiché sur le panneau du supermarché.
Erreur dans mes calculs?
Tromperie (volontaire ou non) de l’installateur de panneaux solaires pour montrer que le photovoltaïque c’est trés vertueux?
Ce coefficient donné par l’ADEME, n’est qu’une moyenne annuelle française sur toute la production électrique qui dépends de la température, et du prorata des différentes énergies utilisées pour produire l’électricité, plus ll y aura d’énergie « dite décarbonée » plus ce coefficient baissera.
Si la production nucléaire est basse à cause de l’arrêt des centrales ce coefficient remonte.
Tous les chiffres retenus pour ce calcul sont loin d’etre d’être exacts car c’est impossible, mais c’est un indicateur global qui donne une tendance et son évolution pour autant que les méthodes d’approximation ne changent pas tous les quatre matins