Sachant qu’il serait techniquement possible d’émettre en modulation de fréquence sur les grandes ondes ou les petites ondes, qu’est-ce qu’on entendrait en recevant ces émissions sur un poste à lampe ancien, conçu uniquement pour la modulation d’amplitude?
Si il s’agit de FM stéréo, une des voix est modulée en amplitude, pourrait-elle être entendu à peu près correctement?
Dans les faits, avec un récepteur AM bande aviation (95-156 MHz), je reçois les stations en FM dans les plages qui se recoupent. Je soupçonne que ce sont les émetteurs qui sont à l´origine de cette blague, pas sorti l´oscillo pour investiguer…
Pour avoir la réponse (un jour), je pensais regarder le signal avant la détection et observer si la FI a une composante AM. Si non, alors ce sera cette option que je ne connaissais pas.
La FI de mon récepteur est 12MHz, parfaitement viable pour recevoir de la FM… jusqu´à la détection.
C´était durant sa première remise en service, pour savoir s´il fonctionnait et je me suis arrété là.
Tous les postes AM grand public ont une FI comprise entre 455 et 480 kHz, cela n’a rien de spécifique et ma remarque sur la bande passante s’applique à tous.
Les systèmes General Electric et Zenith, si proches qu’ils étaient théoriquement équivalents, ont été formellement approuvés par la FCC en avril 1961 en tant que méthode standard de radiodiffusion FM stéréo aux États-Unis[9]. Comme « Le bidule », cette méthode repose sur l’utilisation d’une sous-porteuse modulée en amplitude, mais elle permet de transmettre les deux voies aux récepteurs monophoniques, assurant donc une meilleure compatibilité ascendante. Les premières émissions en stéréo ont eu lieu le 1er juin 1961. Elles ont été réalisées par WGHM (Schenectady, État de New York), appartenant à General Electric, et WEFM (Chicago, Illinois), appartenant à Zenith[10].
Dans les émissions en stéréo, ce signal monophonique représente en réalité la somme des deux canaux stéréo gauche et droite, soit G + D. De cette façon, un récepteur monophonique dispose bien de l’ensemble des sons émis. Cependant, en stéréo on transmet en plus la différence des voies (G – D) en modulant une sous-porteuse à 38 kHz. Il s’agit d’une modulation d’amplitude à porteuse supprimée. La suppression de la porteuse permet d’améliorer le rapport signal sur bruit. Un signal supplémentaire de référence « pilote » à 19 kHz (inaudible et de faible amplitude) sert à restituer facilement cette sous-porteuse lors de la réception, afin d’effectuer correctement la démodulation. Cela facilite en outre la reconnaissance automatique des émissions stéréophoniques par les récepteurs compatibles. Le récepteur peut passer en mode stéréo ou mono selon la qualité de réception du signal. Pour obtenir sélectivement les voies gauche ou droite, le récepteur stéréophonique effectue la somme ou la différence des deux signaux « G + D » et « G – D », grâce à une matrice, dispositif électronique permettant d’additionner et de soustraire deux signaux simultanément. La technologie à amplificateurs opérationnels, en sommateur et différentiel permet d’obtenir facilement ce matriçage. Le résultat (2 G ou 2 D) se trouve ainsi renforcé.
Il y a bien de la modulation d’amplitude dans le système.
Vous oubliez un paramètre essentiel : l’occupation de l’espace hertzien.
En FM mono, +/- 75 KHz = 150 KHz d’occupation minimum + espace de garde entre émetteurs.
En FM Stéréo, c’est pire, le signal modulant occupe de 15 Hz à 53 KHz avec les bandes latérales.
Un bon tuner FM doit avoir une bande passante plate comprise entre 180 KHz (minimum) et 230 KHz (distortion minimum).
Prenez maintenant les 2 extrémités de la bande PO (540 à 1710 KHz) et regardez combien de programmes on « loge ».
C’est pour cette raison que la FM a migrée vers les VHF basses avant-guerre (42 à 54 MHz) puis 88-108 après-guerre.