Récepteur 162 KHz

Bonsoir la compagnie.

C’est pas de la TSF mais c’est quand même un récepteur à amplification directe destiné à recevoir France Inter Allouis sur 162 KHz.

Le premier que j’ai fait ne fonctionnait pas bien et utilisait 3 pots en ferrite accordés, pas faciles à bobiner.

Celui-ci n’a pas pot (mais moi si !) J’ai utilisé 2 mini inductances.

Antenne amplifiée :

C’est une récupération d’un enroulement GO monté sur un petit barreau de ferrite de 9 cm. L’ampli est constitué de 2 transistors car, comme les gendarmes, les transistors sont beaucoup plus performants à deux. Nous avons ici une paire complémentaire (un mâle, une femelle) montés tête-bêche en liaison directe (coquin mais performant).

Le premier transistor est un FET (BF245A) dont le drain alimente la base d’un PNP (BC205B). Le collecteur de ce dernier renvoie le signal en contre-réaction sur la source du FET.

Le courant dans le FET est fixé à 0,6 mA par R3 (1 Kohm). Dès que la tension sur R3 atteint 0,6 V, le PNP renvoie un courant qui fait remonter la tension de R2 et limite fermement le courant dans le FET. Quand au courant dans le PNP, il dépend de R2, car la tension à ses bornes correspond à celle nécessaire pour faire circuler 0,6 mA dans le FET.

L’ampli d’antenne est alimenté en 13,5 V à travers la résistance d’entrée du récepteur.

La contre-réaction étant forte, le gain en tension entre la grille du FET et sa source, est pratiquement égal à 1, ce qui veut dire qu’une variation de tension u appliquée sur la grille se retrouve sur la source, et donc la variation de courant dans l’ensemble est :

i = u/R2 (en faisant abstraction de R4).

On a donc un générateur de courant dont la pente i/u est égale à l’inverse de la résistance soit 1/R2.

Si l’on veut augmenter cette pente, il faut ajouter la résistance R4 qui vient en parallèle sur R2. Dans notre cas, avec R2 = 150 et R4 = 100, l’ensemble est équivalent à 60 Ohms et la pente est de 1/60 = 0,01667 A/V soit 16,7 mA/V, bien plus que nos vieilles lampes.

La valeur de C3 est choisie pour que son impédance 1/CW soit faible devant R4. En prenant 0,47 uF, elle est de 2,1 Ohm, ce qui est bien.

Le problème de ce récepteur, c’est la sélectivité qui est beaucoup trop grande. L’antenne ferrite s’accorde avec une capa de 160 pF, soit LW = 1/CW = 6140 Ohm (avec W pour Oméga, la pulsation qui est = à 2 Pi F).

L’impédance du circuit à la résonance a été mesurée à 500 Kohm, soit :

Q = R/LW = 500 000 / 6140 = 81,4.

C’est trop. Si on veut une bande passante BF de 5000 Hz, les 2 bandes latérale occupent 10 000 Hz autour de la porteuse et le Q doit être de 162 000 / 10 000 = 16.2. Avec un Q de 81,4 la bande BF serait de 995 Hz et on boufferait tous les aigus (on n’en a déjà plus beaucoup à la retraite). C’est pourquoi une résistance d’amortissement de 120 Kohm a été mise entre la grille du FET et la masse.

C’est tout pour ce soir. Si le courage persiste, je donnerai quelques tuyaux sur le reste du montage, qui est simple et, bien sûr, la liste des valeurs des composants.

Sacavis

Comme d’hab les images sont dans l’ordre inverse… Tant pis.
Rec162 [Réduction].jpg
Ant162 [Réduction].jpg

ça ne serait pas un récepteur pour utiliser l’étalon de fréquence ?

SI…

Mais tant qu’à faire, autant récupérer une modulation propre et écouter les paroles et la musique. J’ai l’idée d’un ampli original à mettre derrière…

mais il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant d’avoir essayé.

Sacavis

ça me rappelle l’horloge « France Inter » décrite dans le regretté Radio Plans…

Bonsoir,

Voici la liste et le schéma auquel j’ai ajouté une capa de sortie. Le niveau BF est de 5 V crête, à régler avec P1 suivant la réception à l’endroit où on se trouve.

Liste des composants

R1 120 KOhm C8 330 pf céram.

R2 150 Ohm C9 1000 pF mica ou équiv.

R3 1 Kohm C10 2,2 nF

R4 100 Ohm C11 560 pF

R5 100 Ohm C12 560 pF

R6 820 KOhm C13 560 pF

R7 47 KOhm C14 25 uF – 25 V

R8 560 Kohm C15 2,2 uF tantale goutte

R9 1 KOhm C16 0,1 uF

R10 3,3 KOhm

R11 820 Ohm L1 Antenne ferrite GO

R12 47 KOhm L2 2,2 mH

R13 1 MOhm L3 1 mH

R14 5,6 KOhm

R15 56 KOhm T1 BF245 A

P1 10 KOhm T2 BC205 B

C1 130 pF mica ou équiv. T3 BC205 B

C2 4,5-70 pF T4 BF245 A

C3 0,47 uF T5 BSX 51

C4 0,1 uF D 1N 4148

C5 0,1 uF

C6 350 pF mica ou équiv.

C7 5 - 90 pF
Rec162 [Réduction].jpg

Puisque je pense, que vous désirez aussi connaître l’avis des autres, voici le mien.

D’abord les pots. Pour la fréquence en question, c’est ce que connais de meilleur. Le problème n’est pas vraiment le bobinage, qui est assez facile à faire. Le problème est de pouvoir se procurer les pots qui conviennent à l’application et cela est à peu près impossible pour des gens comme nous. En effet, il faut bien faire son calcul des circuits, choisir le matériau, l’entrefer, le fil de Litz, la carcasse qui conviennent le mieux. Et ensuite tenter de trouver le tout. Moi, je ne connais pas de vendeurs, qui vendent cela, comme on en a exactement besoin, en petites quantités. Et si on prend le mauvais pot, le faux entrefer, le mauvais fil, etc…, cela ne sert plus à rien d’avoir un pot. Bien fait, on peut arriver à un Q au-delà de 1000 parfois, c’est dire !

P1: Je n’en vois pas l’utilité, elle amortit le circuit et je ne pense pas que cela soit utile, car un Q élevé me semble préférable. De même, les détecteurs sont insérés ici. Même problème. Je suggère d’enlever P1 et de brancher tous les détecteurs et sorties à l’émetteur de T5. Peut-être qu’un étage en plus pourrait être utile. Faudrait voir…

C’est juste mon avis…

Bonjour la Compagnie,

Partie Récepteur (suite et fin)

L’entrée est en basse impédance : 100 Ohm. L’étage d’entrée est un PNP en base commune, dont la résistance d’émetteur alimente aussi l’antenne amplifiée. La résistance de base R6 doit être choisie selon le gain du transistor, pour que le courant collecteur soit d’environ 4 mA, soit 0,4 V sur R5 en ayant débranché l’antenne. Le circuit accordé, constitué de L2, C6, C7 est amorti par R7 pour avoir une sélectivité convenable.

L’étage de sortie dont le gain est faible est constitué d’un FET et d’un NPN en liaison directe. Le Q du circuit accordé est faible et ce dernier n’est pas réglable. Le potentiomètre P1 permet de régler le gain de l’étage pour avoir, au collecteur de T5, un signal HF de l’ordre de 7 V crête, car à partir de 10 V il commence à être écrêté.

La HF est redressée par un circuit doubleur de tension, suivi d’un filtre R14-C13. La

modulation en sortie est d’environ 5 V crête.

La sortie CAV fournit une tension négative qui permet d’accorder les circuits sur un maximum de tension, en utilisant un voltmètre à forte impédance (10 MOhm).

La sortie 162 KHz donne un signal carré de 0,6 V destiné à un système de détection des signaux horaire émis par France Inter.

En réponse à Souris blanche, que je remercie au passage de l’intérêt qu’elle porte à mon modeste bricolage :

Le premier récepteur que j’ai fait comportait 3 pots 18x11 accordés en plus de la ferrite d’antenne. C’était beaucoup trop sélectif. La HF avait une drôle d’allure à l’oscillo, il y avait des plages presque plates comme si c’était modulé à plus de 100%. De toute façon, j’avais des Q de l’ordre de 120 alors que si l’on veut écouter de la musique, il faut en gros un Q de 16,2 pour une porteuse de 162 KHz (à mon avis).

Le dernier étage n’est presque pas utile et n’a qu’un faible gain. Au collecteur de T3, j’ai 5 V crête en HF mais je voulais un peu plus pour redresser à l’aise avec des diodes Si. J’ai donc mis un étage supplémentaire dont le gain permet d’obtenir 10 V facilement. J’aurais pu mettre une simple résistance de charge au collecteur de T5 mais cela génère une baisse de la tension collecteur qui limite l’amplitude du signal. J’ai aussi essayé une self seule, mais là je récupère la HF d’une station PO locale qui a tendance à passer partout. Donc j’ai mis un circuit à peu près accordé sur 162 KHz et sans réglage. Le potentiomètre ne sert qu’à faire varier l’impédance au collecteur pour obtenir une tension crête de 7 à 8 V dans les crêtes de modulation. A partir de 10 V ça commence à saturer.

Le montage en doubleur de tension a été utilisé parce que l’élément d’entrée est un condensateur qui bloque la composante continue et l’élément de sortie, un condensateur de filtrage qui retourne à la masse.

Sacavis

Bonjour Sacavis !

Chouette de vous retrouver ! Merci pour les informations complémentaires. Il y a truc que je n’avais pas compris. Ne vouliez-vous pas vous servir de cet engin pour recevoir la porteuse de l’émetteur en raison de sa précision pour une horloge ?

Vous écriviez d’une part: "La sortie 162 KHz donne un signal carré de 0,6 V destiné à un système de détection des signaux horaire émis par France Inter. " et un peu plus loin: « De toute façon, j’avais des Q de l’ordre de 120 alors que si l’on veut écouter de la musique, … ».

Je pense avoir confondu quelque chose. Pour décoder la modulation audio, on part d’une largeur de canal de 9 kHz. Un Q en charge de 16,2 correspondrait alors à 10 kHz, ce qui très bien ainsi. Mais si vous ne voulez que le signal horaire, on peut faire avec bien moins. Cela protègera un peu contre les brouillages, qui sont nombreux. Avez-vous une description du signal horaire émis par cet émetteur ?

Bonjour,

Voici les infos demandées.

amicalement. Jean-Marc

Je n’arrive pas à joindre les pieces de 155 KO chacune…

Hi Mouse,

Glad to meet you !

L’engin a été bien été construit avec l’idée de synchroniser un jour ma pendule Brillié. Mais j’ai pensé qu’on pouvait en profiter pour écouter aussi France Inter, d’où l’idée de soigner la modulation. J’ai pris une bande de 10 KHz pour faire un compte rond et aussi en pensant que si on empile 3 étages à 10 KHz, la bande passante finale sera certainement inférieure à 10 KHz.

Contrairement à Herrman Schreiber (Toute l’Electronique de février 72) j’ai choisi de ne pas faire un récepteur à bande étroite. La prochaine étape sera de faire un ampli BF pour mettre derrière (c’est pas compliqué) et ensuite j’attaque le décodage horaire.

Mais je vais faire simple : je vais juste récupérer le top de début de minute qui me permettra de recaler le compteur de secondes qui synchronisera ma pendule.

Je m’inspire de la réalisation de J.M. Stricker F5RCT – 1997. Peut-être connaissez-vous ?

Sacavis

réalisation de J.M. Stricker F5RCT ? Non, je ne connais pas. Racontez-moi un peu, siouplaît !

bonjour

zipham.free.fr/rxetalon.pdf

zipham.free.fr/site05.htm :wink:

Merci FBG ! Remarquez bien, que l’émetteur DCF77 n’est pas à Francfort, comme le dit le document. Je l’ai vu moi-même. Il est juste à l’embranchement de l’autoroute A3 avec l’A45, près du Main. Il y a un petit lac à côté.

Merci FBG, je ne me voyait pas scanner tout ça pour Souris blanche. C’est une belle réalisation mais un peu compliquée. Qu’en pense notre Souris ?

Des renseignements sur la diffusion des signaux horaires :

perso.orange.fr/tvignaud/am/allo … -heure.htm

Danke schön Pierrot,

Ca fait très longtemps que je cherchais des informations sur France Inter Allouis.

Détail amusant, dans la première boîte où j’ai travaillé, Schneider (radio et TV) j’ai eu à réaliser un récepteur de Paris Inter, mais c’était pour récupérer la modulation pour moduler les générateurs HF de la maison servant pour les points d’alignement des appareils en fabrication.

Il y a des erreurs dans le document de JM Stricker, DCF 77 n’est pas à Frankfort mais plutôt à Mainflingen, à l’embranchement de 2 routes, pas loin d’un petit gasthaus ou l’on mange des spaetzele.

Par ailleurs, la précision de 10 -12 correspond à une dérive d’une seconde en 31.000 ans et non pas en 300.000.

C’est la première valeur qui a retenu toute mon attention, pour la synchronisation de ma pendule Brillié. Quand à la seconde valeur, c’est beaucoup trop long et j’en ai vraiment rien à faire !

Sacavis

Bonsoir la Compagnie,

Pour rompre avec le banal et sortir de l’ordinaire, voici on un ampli à mettre derrière le récepteur 162 KHz .

Il marie harmonieusement des éléments de différentes époques : tétrode 6AQ5 (vers 1949) alimentée par un transistor germanium SFT 250, de 1963 et un FET au silicium BF245 C acheté récemment.

Tout ça fonctionne en liaison directe, le même courant traverse les semi-conducteurs et le vide de la lampe, et ça c’est chouette…

Il faut régler le loto de façon à obtenir 48 mA de débit sur le 250 V ; ce qui doit correspondre à une tension de 12,5 V sur la cathode de la 6AQ5.

Le transfo provient d’une épave et comme je n’avais pas de HP en 2,5 Ohm, j’ai utilisé un œuf Elipson de 8 Ohm. C’est quand même correct. A noter que le signal venant du récepteur est très largement suffisant (presque 10 fois).

Il faudra qu’un jour je trouve un logiciel pour dessiner proprement…

Un schéma bien dessiné séduit immédiatement, même s’il est plein d’erreurs, tandis qu’un bon schéma mal présenté n’attire personne.

Sacavis
File1136 [Réduction].jpg

Et le pire dans tout ça, c’est que cet ampli marche peut-être ! :wink: :wink: :wink:

En tout cas, le schéma est bien dessiné et la signature est réussie, bravo !

Bonjour,

Voila la bête.

Sacavis
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