j’avais évoqué, sur un autre topic, l’éventuelle possibilité de réutiliser pour des application radio à tubes les self (ballast) et condensateurs (d’antiparasitage ou compensation) de réglettes fluo de récupération…
Me revoici , pour en « parler » en détails sur un nouveau topic , suite a une récupération de réglettes industrielles issue de la fermeture, puis transformation, d’une usine !
La dépose de ces réglettes fluo a été faites dans des conditions un peu « folklorique » ( en déplaçant le pont roulant de l’usine en regard de chaque rangées de réglettes, en adossant sur la poutre roulante du pont une échelle à coulisse, et en coupant les fils d’alimentation et de suspension à la pince coupante …)
Puis en chargeant les réglettes dans un utilitaire (un Renault Express) pour les rapatrier en l’état (ça fait un peu ferrailleur )
j’ai récupéré aussi de nombreux tubes fluorescents seuls, car disposant des mêmes à la maison (ils serviront de rechange), on notera la co-existence de 2 températures de couleurs, 840 (équivalent blanc industrie 4000k) et 868 (équivalent lumière du jour 6500k)
Mais, outre réutiliser les tubes ou réglettes complètes (celles qui sont dans le meilleur état) en éclairage, il y a de nombreuses possibilité d’emploi détourné de l’appareillage interne en radio, en outre l’appareillage en question est souvent de marque Mazda, Philips (marques bien connues) ou A.C.E.C (marque moins connue en france et justifiant de s’y étendre)
(La marque Mazda est bien connue en éclairage en France, La marque A.C.E.C signifie « Ateliers de Constructions Électriques de Charleroi » , méconnue en France mais c’est une grande marque belge ! (cette marque, surtout connue pour l’appareillage de distribution , et l’éclairage électrique, a aussi fait des radio et électrophones)
Les gros condensateurs font 5 à 8µF (réemploi possible en radio, pour filtrage HT , ou en récatance série pour alimenter un tous courants 110v sur secteur 220-230V ) les petits condensateurs inclu dans les starters Sylvania font 4 à 6nF (réemploi possible en antiparasite secteur au primaire du transfo d’alimentation, ou en atténuateur d’aigu au primaire du transfo de sortie, en radio à tubes )
Je suggère, au passage, et aux « autorités compétentes » du G.L, de compléter les infos sur la marque A.C.E.C (qui sont plus complètes sur « phozagora » que sur « doctsf » …)
Oui, c’est ce que j’ai vu , la marque A.C.E.C figure au G.L , mais elle est assez peu documentée (d’ou les commentaires et le lien )
Ce matériel devais être bon, après avoir passé plus de 50 ans pendu à la charpente d’une usine, je n’ai trouvé aucun composant défectueux aux contrôle …
Nota :
A.C.E.C avais une "marque filiale française : Clarel , marque assez peu connue et ayant produit divers matériels, allant des panneaux de signalisation routière …
Aux magnétophone à bobines !
(On retrouve « Clarel » dans la page dédiée à A.C.E.C du site phozagora, marque qui s’est recentré sur l’éclairage à fluorescence, avant de disparaître)
Ces starters comportent un condensateur de 5nF environ, analogue a la série C280 philips utilisée en radio TV, mais sans marquage (mêmes emplois que précédemment en antiparasitage secteur ou atténuateur d’aigu sur le T.S )
Autres condensateurs de compensation, de marque Prelyo (marque française, issue de la contraction de « précision lyonnaise » , capacitées à contrôler car , en dépit de leur marque, ils sont bien souvent peu précis !)
Ces condensateurs, du type papier huilé, prévu pour le courant alternatif du secteur, conviennent fort bien comme réactance série pour postes tous courants 110V.
Les valeurs a employer, pour fonctionnement en 220-230V d’un poste 110V, sont :
-3,3 µF pour lampes rimlock , ou noval, série « U »
-5 µF pour lampes transco à contacts latéraux séries « C »
-8 µF pour lampes octales ou américaines ancienne à broches
(ce sont précisément des valeurs de cet ordre qu’on trouvent dans les réglettes fluo…On trouve des 3 à 4µF pour les réglettes à tubes de 20,30, 36W …5 à 6 µF pour celles en 58W… 8µF pour celles en 65 à 80W)
facultatif : ajouter une résistance de 50 à 100 ohms bobiné 4 à 7W en série dans la chaîne filament pour limiter le léger survoltage (pas indispensable, car les filaments de ces postes le supporte bien)
Pour le ré-emploi des condensateurs de compensation sur les postes tous courants , il me parait utile d’ajouter ceci :
-Attention, tous les dangers d’un poste tous courants subsistent…Sauf que c’est du 220-230V au lieu de 110V qui se « ballade » dans le poste ! (Mais on peux le brancher sur le courant actuel et on évite le volumineux et couteux transformateur !)
-Vérifier que le condensateur série ajouté dispose d’une résistance de décharge, si il n’y en a pas, en ajouter une (peu critique entre 470k et quelques meghoms) ça évitera de prendre une bourre en le touchant une fois débranché !
Concernant les starters, je me rappelle d’une réalisation de détecteur de radio-activité où c’était utilisé comme capteur.
Je ne me rappelle plus de quelle revue il s’agissait. Années 50/60/70 ?
Pour les starters, ça me dis vaguement quelque chose, mais je ne sais pas si l’ampoule à lueur est utilisé comme détecteur ?
(peu probable que ce soit efficace vu son épaisseur et la nature du gaz contenu…Mais les électrodes étaient légèrement dopé au thorium , et utilisé un chouia en deçà de la tension d’ionisation du gaz, les particules radioactives à détecter peuvent ioniser le starter et le faire se comporter en tube Geiger )
Ou utiliser comme source de test pour la mise au point de son détecteur de radioactivité ?
(Un peu plus probable, les anciens starters, du fait du léger dopage au thorium, et lorsqu’ils étaient utilisé de manière passive, non connectés, et déshabillé de leur capot qui étais à l’époque métallique , pouvais servir de source faiblement radioactive )
Les starters récents, tels ceux présentés ici, sont non radioactifs (c’est marqué dessus !), leur électrodes ne sont plus dopés et leur gaz est différent, ce genre d’utilisation détournée possible à l’époque (avec des doutes sur l’efficacité !?) ne le serais plus de nos jours .
Reste d’autres utilisations , indépendamment de la radioactivité, tel que :
-Clignoteur aléatoire (un starter complet, inséré en série avec une lampe de spot de 40 à 100W, le fera clignoter de manière irrégulière…Plusieurs starters associé a plusieurs spots de diverses couleurs créront des effets lumineux de changements de couleurs aléatoires au rythme de fonctionnement des différents starters…c’est un « jeu de lumière du pauvre » !)
-Ré-emploi du condensateur seul, ce condensateur d’environ 5nF (5000pF) tenant au moins 500 à 600V (soit largement plus que les tensions normales sur le primaire ou la HT d’un poste à tubes) se prète très bien à des utilisations en TSF (emplois types suggéré un peu plus haut )
Mouais, si c’est, certes plausible, ça me parait quand même relever à la fois du bricolage (vouloir détecter de la radioactivité avec quelque chose qui n’est pas du tout prévu pour) et du survivalisme (ce genre de besoin supposerais une guerre ou catastrophe nucléaire ?)
Sans avoir vu la réalisation en question, j’avais essayé d’utiliser le starter comme tube Geiger. Mais comme il contient un peu de thorium ça n’a pas fonctionné comme je voulais. Par contre, j’avais vu il y a quelques années dans une GSB des starters marqués « Sans radioactivité » sur le blister. Ce serait peut-être à retester avec un de ces modèles.
une remarque sur les condensateurs Plelyo
je crois bien avoir gobé ma dose de polychlorobiphéniles suite à l’explosion d’un tel condo dans une réglette en 1997
un 3,6µf dans une réglette 2*40w
çà a une odeur tenace
" ACEC ", déjà dans les années 1970, était bien connu des installateurs de réseaux de TV par câble , dont je faisais partie et dont nous avions ( la SAT ) fourni des produits , notamment sur le réseau de la ville de Créteil en banlieue est de Paris !
j’ en ai encore qqs exemplaires dans un carton au grenier
Dans les réseaux de télevision par câble , les programmes étaient transmis en bande intermédiaire en VHF entre le bout de la bande III et le début des UHF , entre 300 et 450 MHz , donc inaccessibles aux canaux usuellement reçus par les téléviseurs
Il fallait donc à l’ arrivée chez le résident disposer d’ un convertisseur pour pouvoir sélectionner ces canaux et les convertir en un canal UHF accessible au TV
les canaux véhiculés en bande intermédiaire étaient numérotés par les belges , fabricants du produit , de A à M
En France à l’ époque il n’ y avait encore que 3 programmes UHF , convertis en station de tête en canaux bande intermédiaire , le réseau principal ne transmettait que les VHF , ( bande 50/450MHz ) , dont " canal + " en VHF bande III
Puis vinrent s’ ajouter deux programmes supplémentaires , la 5 et la 7 , transmis de la même manière .