Pour celles et ceux qui s’intéressent à la préhistoire de la Radio -TSF.
Par l’intermédiaire d’un ami collectionneur, je viens de faire l’acquisition du relai sensible qui va avec le cohéreur - décohéreur E.DUCRETET.
Il existe des modèles différents de relais DUCRETET pour cohéreur suivant si c’est un modèle simple didactique, ou plus performant modèle pour les Universités ou encore le modèle « Pro », relai sensible à cadre mobile.
C’est ce dernier, que j’ai fixé sur une planche pour le présenter avec son cohéreur - décohéreur.
Cet ensemble allait sur un récepteur système POPOV- DUCRETET modèle de 1905 - 1906.
Vous pouvez voir un appareil complet , restauré, sur le site de notre ami E.V.
Donc ce relais servait aussi à déclencher le marteau frappeur automatique de la partie décohéreur pour séparer la limaille de fer. Toutes proportions gardées, on se croirait presque dans une version très sophistiquée du « Jeune Radio ».
Cela doit être doit être une grande satisfaction d’avoir trouvé ce relai sensible car maintenant le récepteur à relais de la préhistoire de la radio est complet.
Bonjour @PAT54 , ci-joint le schéma du récepteur complet en question.
En effet, la tension/courant qui traverse le tube cohéreur est très faible de l’ordre de quelques centaines de millivolts. (0.6/0.8 volt)
De ce fait, ce faible courant traversait le tube au travers du relai sensible à cadre mobile qui actionnait un contact avec alimentation séparée plus importante pouvant actionner l’électro-aimant du décohéreur et l’électroaimant d’un télégraphe.
Toute l’astuce résidait dans les multiples réglages pour faire fonctionner, au mieux, l’appareil.
Un réducteur de potentiel pour avoir un courant réglable et constant qui traverse le cohéreur (réducteur de potentiel)
puis des réglages au niveau de l’électroaimant du décohéreur (hauteur de la bille de frappe)
réglage de l’écartement du contact de rupture du frappeur.
Le cohéreur est un modèle réglable par une vis pointeau sur le côté.
Sur le relai sensible,
réglage fin du ressort de tension du cadre mobile
réglage du contrepoids sur le cadre mobile.
Enfin réglage « fin » du contact de puissance en sortie du relai sensible.
Vous l’aurez remarqué, sur les photos et sur la documentation, la boule du frappeur ne vient pas frapper directement le tube cohéreur mais frappe sur une petite plaquette fine en ébonite qui provoque la vibration nécessaire pour faire retomber la limaille lors de la phase ou l’on décohère ce qui protège le tube, fragile, du cohéreur.
Oui @Radiolo et c’était pire avec le cohéreur modèle trépieds de Branly qui glissait sur son disque comme sur une patinoire. C’est pour cette raison que le trépieds de Branly n’est jamais sorti du laboratoire. Un autre relais sensible de qualité était aussi utilisé à cette époque le « Darras »
Cependant, il est indiqué sur la notice que des organes robustes assurent un réglage rapide de la frappe. L’ensemble de ces réglages s’effectuaient uniquement à la première mise en service du récepteur ou fallait-il les revoir souvent?
Pour tester ce récepteur qui est maintenant complet, il faudrait un fabriquer émetteur.
Et de moi qui ai suggéré à cet ami commun collectionneur de te contacter.
Bravo Bruno, c’est le premier relais Siemens Ducretet que je revois depuis que j’ai acquis le mien…en 2009 (ç’est pas hier).
Oui, pseudo Popoff sur le forum.
C’est une réplique…ce qui m’intrigue c’est comment il a fait pour le poinçon Ducretet.?
J’ai le même en authentique. C’est un modèle didactique, le moins rare des cohéreurs/décohéreurs Ducretet…mais c’est quand mème pas très courant.
oui effectivement, une réplique, je n’avais même pas vu la mention dans la description de l’annonce!
Mais vraiment du 100% réplique ou une partie est bien d’époque et réutilisé ? Par exemple avec le poinçon?
Et celui là était utilisé avec les cohéreurs Carpentier et CGR, c’est à dire les modèles de la télégraphie militaire (qui concurrençaient directement ceux fabriqués par Ducretet)