Sur Youtube, je regarde souvent des vidéos sur des anciens moteurs. Je donnerai des liens si ça intéresse.
Disons entre 50 et 100 ans d’âge.
On a des moteurs monstrueux en cylindrée, monstrueux en poids.
A nouveau, je proposerai des liens si le sujet prend.
MAIS: j’ai une question.
Sur un certain nombre de moteurs, quelques secondes après le démarrage, le sens de rotation s’inverse. Que se passe t-il? Pourquoi? Quel est le phénomène?
Une fois en régime ou au lancement,
Selon le type de moteur et le non respect de la procédure de démarrage, cela peut arriver qu’il parte à l’envers.
Un moteur 2 temps, peut tourner dans les deux sens, si pas assez d’avance il tournera à l’envers sans soucis. faut encore le lancer à l’envers ou avoir un retour sur le lanceur.
Sur un moteur 4 temps c’est plus difficile.
Comme bien dit par thermoïonic, attention aux vidéos qui trompent nos sens à cause de l’effet stroboscopique.
La vidéo date de 2011, mais les moteurs tournent tous les ans pour le fête du blé et pour ses essais.
La scierie (à 5"40 dans la vidéo) est encore en service, à faire attraper une attaque à un inspecteur du travail…
Des machines à vapeur et les premiers diesels fixes pour entrainer les batteuses, bichonnées pour préserver ce patrimoine.
et les 1ers tracteurs : Société Française de Vierzon, tracteurs à chenilles, à roues en fer
Imaginez l’inertie d’un moteur : une inversion de sens, si elle était imaginable, le ferait exploser.
Si le moteur est relié à un dispositif qui inverse le sens de rotation, c’est une autre histoire. Petit test : prenez votre voiture avec embrayage manuel, roulez, disons, à 60km/h et passez la marche arrière.
Puis allez chez votre garagiste et votre banquier préférés.
+1
Pouvoir démarrer dans un sens ou dans l’autre, ce n’est pas du tout la même chose que changer de sens de rotation tout seul après le démarrage.
Ce que l’inertie des pièces en mouvement rend impossible sans dommage.
les vierzon premiers modeles se demarraient a contre sens car on ne pouvait pas passer la compression sur un tour de volant moteur
on mettait le volant cote de la compression que l’on devait passer
a la manivelle on lançait le volant a contre sens pour rebondir sur la compression ( on avait stocke de l’energie ) ensuite on lançait de volant dans la bon sens et on pouvait passer le point de compression
et en croisant les doigt boule bien chaude cela demarrait
apres il y a eu l’amelioration avec le decompresseur automatique
Sur un moteur ancien a deux temps, je ne sais pas, mais, sur un quatre temps, même ancien, le sens de rotation, est imposé par le déport de l’axe des pistons. Par rapport a l’axe vertical réel du piston, l’axe de la bielle, est décalé (suivant la taille, bien sûr) d’une certaine cote. Par exemple, sur un moteur (que je connais bien) , le « Cléon » cinq paliers, ou son prédécesseur ,le « Billancourt » des petites Renault, dont la 4L, cette cote, tourne autour du mm. Un repère, existe , frappé sur le dessus de chaque piston.
Pascal,
Longtemps?
Oui:
Les bénévoles de l’époque ont pris 15 ans de plus et de nouveaux sont arrivés.
Non, car la fête garde le même esprit de partage
Je ne sais pas si tu es déjà venu à cette fête, mais si tu étais venu cette année tu aurait pu voir les mêmes machines, toujours en fonctionnement.
La vidéo de mon lien date de 2011.
Monter des moteurs ou des machines statiques comme dans certains musées cela manque de vie, mais voir les machines en route permets un peu mieux de percevoir l’évolution du monde agricole.
Il n’y a pas que les machine agricoles, c’est tout le monde agricole et les vieux métiers qui sont montrés.
La fête du blé de Pleudihen à commencé en 1977, au début une simple petite fête locale pour rappeler la vie à la campagne des parents et grands parents,
L’année prochaine sera l’occasion de fêter les 50 ans, mais pour les démonstrations c’est trés similaire.
De nouveaux bénévoles viennent nous rejoindre pour assurer le pérennité de la fête, alors que de nombreuses associations ont de trés gros problème pour se renouveler.
Il reste une difficulté pour certaines compétences pointues, car les métiers ne sont plus enseigné et les savoirs ancien se perdent.
Le déport de l’axe du piston n’empêcherait pas le moteur de fonctionner à l’envers.
Le décalage du piston est une optimisation pour des raisons d’usure pour limiter l’ovalisation des chemises et de bruits/claquements, il peut aussi un décalage de l’axe du vilebrequin par rapport à l’axe des chemises.
Sur un moteur « moderne » multicylindres 4 temps, c’est la distribution par arbre à came et le diagramme des soupapes qui rends strictement impossible la rotation à l’envers.
Dès début 1890, on a eu un grand fabricant de moteur Français, Dedion Bouton.
Des tracteurs, mais aussi des petits moteurs monocylindre industriel, les premières voitures, des tricycles… puis des bicylindres et 4 cylindres… voiture, camion,…
Par contre pour un 4T, c’est pour moi impossible de tourner à l’envers (sauf prendre le rebond d’une compression comme l’explique Radiolo)
Je parlais des anciennes machines françaises qu’on voit dans la vidéo. Si on prend le cas des moissonneuses batteuses, les marques françaises ont disparu.
Au début il y a eu beaucoup de fabrications locales, dans des entreprises artisanales souvent locales, peu de tracteurs en France les premiers c’est 1910 avec Gougis
Mais aprés guerre, il fallait donner à manger et il y a eu de trés grosses évolutions l’arrivée en masse et des Claeys, Massey, Mc Cormick, Farmall
Une fabrication de batteuses à Rennes (Licence Guillotin).
Remise en marche cette année de cette machine (des années 50);
Le poids pour le moteur, c’est de l’ordre de 5 tonnes.
Cela n’empêche pas de les rentrer à l’abri, dés que les démonstrations sont teminées.
Faut juste disposer de moyens de manutention « lourds »
Tous ces vieilles machines sont trés lourds, gros volant en fonte, bati en fonte, pas de radiateur pour le refroidissement par eau, mais une énorme cuve avec une circulation par thermosyphon
Démonstration d’un char Sherman, un peu plus de 30 tonnes et une consommation monstrueuse de carburant (plus de 400 litres aux cent kilomètres).
La remise en état de ces machines c’est un travail d’équipe avec des compétences qui ne sont pas faciles à trouver. Les bretons sont solidaires donc ça aide.
Je ne connait pas le poids de ces deux moteurs, la première photo est un monocylindre, et les deux autres photos, un bicylindre.
Et c’est un plaisir de les voir tourner, avec un beau bruit et beaucoup de fumée.