Apparemment, ce téléviseur n’avait pas besoin d’identification trame, ni d’aucune autre d’ailleurs. C’était au téléspectateur d’activer ou non le décodage de la couleur en fonction du programme qu’il regardait.
Personnellement, je trouve ça assez intelligent, car ça faisait sûrement un circuit en moins, donc potentiellement moins de poids et une conception plus simple. Puis surtout, cela le rend compatible sans problème avec le SECAM identification ligne.
Je trouve fort sympathique ce petit téléviseur couleur que vous avez réparé.
Cependant, vu qu’il était compatible UHF 625 lignes uniquement, il ne pouvait pas recevoir la première chaîne lorsqu’il est sorti. Vu le prix d’un poste couleur, ça n’a pas dû l’aider à se vendre.
Existait-il à l’époque un boîtier convertisseur VHF UHF 819 lignes vers 625 lignes qu’il suffisait brancher à la prise antenne de ce téléviseur pour lui faire recevoir la première chaîne?
Au passage, un téléviseur de ce modèle a fait de la figuration dans un documentaire sur l’ORTF diffusé les 23 et 31 octobre 2020 sur France 3.
Un tel convertisseur (analogique) à l’époque à un tarif grand public est de la science-fiction. Même en broadcast, la télévision française a préféré mettre une caméra 625 lignes devant un écran 819 lignes pour faire la conversion.
Dans un autre domaine, les premiers convertisseurs grand public 30i/s (avec NTSC) vers 25i/s (PAL ou Sécam) exploitant des circuits numériques sont apparus au début / milieu des années 1990. Mais en raison des limites logicielles de ces appareils, on ne pouvait alors pas éviter les sacades très désagréables lors des panoramiques ou des travelings latéraux. Seuls les très coûteux équipements broadcast permettaient de compenser et adoucir en partie ces effets en simulant des images intermédiaires.
Dans les années 1960 et 1970, il était impossible pour le particulier d’exploiter de tels appareils. La seule solution consistait à modifier le balayage du téléviseur, à condition qu’il soit capable « d’encaisser » la hausse de fréquence image. Certains de nos experts ici, pourraient répondre sur l’hypothèse d’adaptation de ce téléviseur mais cela doit être problématique (les limites de la THT, par exemple). Si le fabricant n’a pas jugé utile de le faire, c’est qu’il avait une bonne raison.
D’accord. Un téléviseur ne pouvant recevoir qu’une seule des deux chaînes de son époque c’était quand même une drôle d’idée. Surtout vu son prix. Ils ont peut-être fait ça pour avoir moins de composants à l’intérieur, et donc moins de poids. Mais c’était quand même un choix étonnant.
En fait, de 1969 à 1972, le premier ministre Chaban-Delmas avait libéralisé en partie l’ORTF (ce qui lui coûtera sa place !) et prévoyait la création d’au moins une nouvelle chaîne couleur (la 3e) et aussi la « colorisation » de TF1, qui après son départ, devra attendre l’année 1974, soit à la fin de l’ORTF.
Les riches possesseurs de ce téléviseur comptaient donc bien sur ces évolutions car à l’époque, la durée de vie et d’utilisation d’un téléviseur dépassait largement les 10 à 15 ans.
Bonjour
Bien si , les signaux d’identifications sont nécessaires pour aiguiller le signal couleur dans la bonne voie et éviter ce que l’on appelait « fausse couleur » avec le « signal bleu » dans la voie rouge et le « signal rouge » dans le voie bleue
Pour la libéralisation de l’ORTF, je l’ai vu dans le doc de France 3. Ils racontent aussi qu’Alain Peyrefitte avait déjà l’idée d’une troisième chaîne privée, mais que le président Charles de Gaulle avait refusé cette idée.
Il a donc fallu attendre 1975 pour pouvoir regarder la première chaîne, enfin TF1 sur ce téléviseur. Franchement, pour ceux qui l’ont acheté, la pilule a dû être dur à avaler, surtout vu son prix.
Par la suite, si on lui mettait un tuner VHF vers UHF, est-ce qu’on pouvait regarder Canal + dessus?
C’est même bizarre qu’il ai pu être commercialisé en France, car j’ai lu sur un autre forum que le 819 lignes était obligatoire sur tous les appareils vendu en France jusqu’au début des années 80. Peut-être que ça ne concernait que le matériel importé, ou que c’est arrivé après la mise sur le marché de ce téléviseur.
Ils auraient dû faire une version PAL et l’exporter. Car avec un tuner UHV vers VHF, il aurait pu recevoir toutes les chaînes belges et allemande normalement.
Sa conception me fait dire qu’ils ont dû faire pas mal de compromis techniques pour qu’il reste transportable « facilement ».
En comparaison, le Philips TVC3 pesait 50KG! Autant dire qu’on allait pas le déplacer tous les jours
Merci pour ta réponse C’est vrai que l’identification sert aussi à indiquer quelle ligne transporte quelle couleur. Pourtant, d’après son propriétaire, ce petit téléviseur s’accommode très bien du SECAM Ligne.
J’avais lu sur d’autres forum que le blocage du portier en position fermé était une modification utilisée pour forcer les téléviseur couleurs compatibles uniquement avec l’ID trame à afficher de la couleur. Quit à devoir changer plusieurs fois de chaînes en cas de desynchronisation. C’est vrai, ou c’est une erreur?
Bonjour à tous, @Broguvic : en fait, on force le Portier Couleur à rester Ouvert/Passant en permanence.
Lorsqu’on accorde le TV sur une chaîne et que la présence des sous-porteuses est détecté, il y a 1 chance sur 2 pour que la synchro des voies B-Y et R-Y se fasse correctement.
Dans un cas, les couleurs sont correctes « du premier coup » sinon la méthode peu élégante mais efficace est de décaler le tuner (perdre la couleur) puis revenir, avec à nouveau 1 chance sur 2 de synchro correcte.
Même corrida à chaque mise en marche !
En pratique : on voit à l’écran une image à forte dominante rosâtre, signe immédiat que le Permutateur « s’est enmélé les pinceaux ».
En lire plus sur le sujet : recherchez sur RadioFil les Posts de notre ami Brunopif.
Il a décrit en détail la mise en place d’une entrée Vidéo sur le Sony KV-1220DF (SECAM France, 1972, Trinitron 33cm) + modif pour forcer le Portier en ouverture permanente.
Une ultime modif permet d’attaquer le TV en RVB.
@Broguvic, bonjour,
Le forcement du portier était un pis-aller. Hormis pour les TV munis du Chipset TCA 640 650 660 prévu pour l’ identification ligne. Ces circuits intégrés sont sortis bien avant 1979
Pour le portavision, effectivement, il n’ y a qu 'un tuner UHF et un balayage uniquement 625 lignes.
On pouvait capter uniquement la 2 eme chaine au début des années 1970, puis la 3, en 1973.
A la fin des années 1970, on pouvait capter TF1 625 lignes SECAM avec ce poste. Cependant, dans les régions où se trouvait un émetteur TF1 819 lignes en UHF, on captait le signal, mais l’ image était inexploitable, mais on entendait le son.
Quand il y a eu la 5 et la 6, il n’ y avait pas de problèmes pour capter ces 2 chaines. Pour CANAL+ analogique, on ne pouvait que capter la chaine si on habitait dans des régions où C+ analogique était diffusée en UHF. Pas question de VHF ! Ou, alors, on accordait le tuner analogique du magnétoscope sur le canal VHF de C+ analogique, puis on remodulait en UHF par le modulateur de ce scope.
Le portavision recevait aussi les chaines analogiques du cable, mais uniquement en UHF.
Pour un portavision non bidouillé au niveau du portier, ça utilisait l’ identification trame, en vigueur au début des années 1970.
Jusqu’ en 2005, TF1, F2, et FR3 diffusaient simultanément, l’ identification Trame et l’ identification ligne. Les autres chaines n’ utilisaient plus que l’ identification ligne. Cependant, seuls les décrochages locaux de FR3 et ceux de M6 ont continué pendant quelques temps à utiliser l’ identification trame.
Pour les K7 VHS SECAM, il y a eu des appareils qui avaient des circuits spécifiques SECAM, qui détruisaient partiellement les signaux d’ identification trame, à la fin des années 1990( mais pas avec les K7 VHS MESECAM )
Donc l’exemplaire présenté ici a forcément été modifié? Pourtant, son propriétaire affirme ne pas avoir remarqué de modification. Ce n’était pas le bouton « Couleur » qui jouait le rôle de « portier manuel »?
Non
Sur les châssis 5212 (Schneider/Arphone/Tévéa) il y avait aussi (à l’arrière) un bouton N&B/ Couleur qui forçait le portier en noir et blanc.
L’intérêt ?
1 - Couper la couleur en cas de réception faible, en effet les signaux de chrominance sont transmis avec une amplitude moindre que le signal de luminance , lors d’une réception un peu « neigeuse », on se retrouve avec une multitude de petits points bleus et rouges à l’écran, rendant l’image « inregardable »)
2 - C’était commode pour appâter le chaland en magasin en lui montrant tous les détails perdus en noir et blanc avec les « diapositives » et les films des programmes d’essais diffusés par l’ORTF matin et après-midi en alternance avec la mire (je me souviens de rosiers devant une haie qui en noir et blanc donnait une image difficile à interprêter )
La position « couleur » de ce bouton ne forçait donc pas le téléviseur en couleurs en l’absence des tops d’identification trame
Non, pas forcément; je n’ai malheureusement pas le schéma, mais l’identification ligne est faite par « l’interprétation » des salves de fréquences de repos destinées aux discriminateurs rouge et bleu par certains circuits du téléviseur…
Sans le schéma, je ne peux pas te répondre plus précisément sur ce point ; je ne sais pas comment fonctionne le circuit d’identification sur ce téléviseur (je ne pense pas qu’il soit équipé de la trilogie TCA 640, TCA 650, TCA 660)