valeur condos découplage

bonjour,
je me pose (vous pose) une question « existentielle ».
dans les tsf, il y avait un intérêt, de place ou de coût, à mettre la plus petite valeur nécessaire pour le bon fonctionnement.
donc on trouve des 5000 pF, des 10, 20, 50 pF en condos non polarisés généralement marqués 1500 V essai.
de nos jours y a-t-il un inconvénient à utiliser des valeurs beaucoup plus fortes, pas chères et pas encombrantes ?
et pour les découplages polarisés genre 20 ou 30 µF 30 V ? faut-il hésiter à beaucoup augmenter ?
merci pour vos lumières…
bien amicalement

Vous voulez parler de nanofarads ?
5, 10, 20 50nF et 0,1 µF ?

La tension d’essai à 1500V ne veut rien dire, les tensions de service réelles sont bien inférieures, 250 à 400 ou 630V.

Pour les chimiques, il n’y a aucun inconvénient à doubler leur valeur sans excès tout de même, à l’exception du chimique de filtrage de tête dont la valeur maxi est donnée par le fabricant de la redresseuse…

Et c’est cela qui détermine (avec la résistance interne de la source = le transfo) le courant de pointe que la valve aura à supporter. C’est une grandeur essentielle. Alors gare !

bonsoir,
merci pour ces réponses
et excusez-moi les x1000 étaient sous entendus (par moi !) quand je disais 5000 10(000) 20(000) pf
j’aurais mieux fait de dire directement 5, 10, 20 nF. etc
ok pour le filtrage H.T. de tête.
ok aussi pour les tensions d’essai que je citais pour bien dire que .je parlais des capas papier de découplage
en fait ma question principale est : peut-on, maintenant que le prix et la dimension d’un condo n’est plus un problème dans une tsf d’il y a cinquante ans, augmenter sans inconvénient, et jusqu’où, les valeurs lors d’un remplacement.
amitiés

Pour les condos de découplage aussi, il n’y a aucun inconvénient à doubler leur valeur sans excès tout de même…

Pour la tension de service, regarder sur le schéma sous quelle tension ils travaillent, en faisant attention à la tension alternative qui peut y être superposée, comme sur la plaque de la finale BF où il y a +250V continus ET une tension alternative (la modulation BF) pouvant atteindre 250V crête à crête.
Ce qui fait un total de 500 volts, on prendra un 630V.

« comme sur la plaque de la finale BF où il y a +250V continus ET une tension alternative (la modulation BF) pouvant atteindre 250V crête à crête. »
C’est pourqui il vaut mieux relier le condo de découplage anode BF au + HT qu’à la masse. :wink:
R.D.

Réponse générale: NON !

Qu’ils soient utilisés pour coupler ou découpler, les condensateurs font toujours partie d’un ensemble auquel on demande d’être stable. Cette stabilité n’est possible qu’avec certaines valeurs des composants. Si on veut être sûr et si on ne veut pas se compliquer la vie, on remplacera un composant défectueux par un autre aussi semblable que possible. Bien entendu, je pars de l’hypothèse que l’appareil est bien conçu. Bien souvent, des capacités plus grandes ne présentent pas tellement d’inconvénients. Mais pas d’avantages non plus. Notons en passant, que toutes choses étant par ailleurs égales, le courant de fuite augmente avec la capacité.

D’accord avec souris. Si l’appareil a été conçu avec des valeurs de condos déterminées, pourquoi en changer ? C’est chercher des ennuis éventuels.
Dans les tolérances on peut changer 50.000pf par 47nf, 0,5mf par 470nf etc… Pour les faibles capas papier style 200cm ou moins les remplacer avantageusement par des mica ou céramique de même valeur.
:wink:
R.D.

bonjour,
et merci pour vos conseils et enseignements.
je pense qu’ils rendront aussi service à d’autres Radiofilistes
voici un exemple pratique : entre la grille du EL84 et la masse se trouvent 2 résistances en pont 27 kO et 470 kO. le condo venant de la plaque du EABC80 rejoint ce pont (donc 470 kO « au dessus » de la masse).
voici une photo illustrant mon choix, sur ce Surcouf comme sur d’autres schémas de Surcouf, la valeur semble toujours de 20000 pF, utiliseriez-vous le condo Radiofil ou l’autre ?
par ailleurs je trouve que ce Surcouf est davantage conçu pour la fabrication que pour le dépannage (accès difficile aux composants superposés).
bien amicalement
IMG_1103.jpg

Attention Louis, on sort de la question découplage ! :wink:

Ce condo de 20 nF est le condo de liaison plaque préampli vers grille finale, et son critère de choix primordial est d’avoir le moins de courant de fuite possible, c’est pour cela que je conseillerai sans hésiter le condo orange qui est un plastique métallisé…

Je ne connais pas le type de condo « Radiofil », si c’est un papier il est à déconseiller pour cet usage, si c’est un plastique, pas de problème !

La résistance de 470 KO est la « fuite de grille » de la EL84 et la 27KO en série sert à amortir la grille, c’est une sorte de « self de choc » pour éviter les oscillations éventuelles de la finale…

C’est allemand, car il y a écrit « MKP » = « Metallisierte Kunststofffolie Typ P ». C’est du polypropylène métallisé.

C’est beau que Radiolif se mettre maintenant aussi à déguiser ses sources. Bon, il est en excellente compagnie. Moi, je préfèrerai y lire SPRAGUE ou comme ça. M’enfin… je fais la fine bouche…

N’était-ce point Sprague qui fabriquait ces délicieux « Bumblebees », alias « black beauties » surnommés BBOD (black beauties of death - beautées noires de la mort) ?

De délicieux condos au papier imprégné de cire, que se disputent les audiophiles et qui sont honnis par la communauté des Tek Scopers… :mrgreen:

SPRAGUE a fabriqué un nombre considérable de types de condensateurs. Je ne m’y retrouve plus. Sauf exceptions.

Mais les terribles caramels sont ceux de WIMA. Problèmes garantis !

Perso, je mettrai un 20n/630 volts. 223n ça parait beaucoup trop.
Je m’étonne que le 20.000pf d’origine soit tombé à 6000pf. Il serait plus logique qu’il ait augmenté de valeur. :confused:
R.D.

bonsoir !
merci pour tout,
j’ai donc mis le 22 nF 600 V de la photo
c’est celui dont j’avais indiqué le marquage « 223 » (22000 pF) comme c’est la mode actuelle :stuck_out_tongue:
je ne peux dire le résultat car j’ai du pain sur la planche avant de pouvoir essayer le Surcouf d’autant que j’y ai déjà trouvé deux soudures d’origine collées.
le condo d’origine est marqué 22000 pF et actuellement le capacimètre donne 6000 pF mais j’ignore quelle valeur il avait réellement à l’état neuf. peut-être encore moins ?
bien amicalement

Je crois surtout que c’est le capacimètre qui n’est pas capable de mesurer un condo avec fuites…

Ces capacimètres ne sont capables que de mesurer des condos neufs, ils interprètent la résistance de fuite soit comme un excès, soit comme dans ce cas comme un défaut de capacité.

Seul un pont RLC est en principe capable de discerner la valeur des pertes de la valeur de la capacité.

C’est quoi un capacimètre ? Le terme ne veut pas dire grand chose, si bien que l’un trouve des montages s’appelant ainsi, un peu partout. Dans les revues pour bricoleurs, les magasins de bricolage électronique, etc. Bien trop souvent, on ne sait pas ce que ça mesure ni comment. Alors pour du travail ne serait-ce qu’un peu sérieux, on ne peut que déconseiller. Le clou: le capacimètre in-situ !

Et même pas tous les ponts. Mais il existe d’autres possibilités très valables, outre les ponts. Pourtant le pont est la solution classique et elle est excellente. Mais le travail avec le pont est long et il faut savoir s’en servir. Non, ce n’est pas évident !

Le schéma équivalent traditionnel d’un condensateur comporte 4 composants. Une capacité avec une résistance en parallèle. En série avec cela, une inductance et une autre résistance. Il existe bien des raisons qui font la popularité de ce circuit équivalent. La résistance en parallèle correspond aux fuites. La résistance en série correspond aux pertes diélectriques. Comme on le voit, il s’agit de deux choses différentes. Ces derniers temps, dans certains milieux, on se sert d’un montage très simplifié qui n’a que la capacité et une résistance en série, qu’on appelle alors ESR (equivalent serie resistance). A mon avis, cette simplification est à rejeter. Pas difficile de comprendre pourquoi. Selon le cas, le circuit à 4 composants peut se montrer insuffisant. C’est le cas, par exemple, s’il faut tenir compte de l’absorption diélectrique.

Mais si j’interprète bien votre signature, mon cher M. Pierrot, vous devez en avoir plein, de ces ponts. Chouette pour vous ! J’peux pas suivre le mouvement…

bonjour !
grâce à vous ça avance, dans la limite de mon temps disponible !
pour le capacimètre, bien sûr ce n’est pas un labo à lui tout seul, mais entre le pif et lui, je le choisis d’autant que je peux comparer ce qu’il dit pour un composant neuf de bonne qualité et le composant testé (déssoudé bien entendu) si ça s’écarte beaucoup je remplace. comportement élémentaire mais à ma portée :blush:
comment faire autrement ?
le plus difficile est de trouver le modèle de condensateur souhaité car maintenant, en province, on n’a plus accès facilement aux fournisseurs « d’antan » et même plus tellement de choix en allant à Paris. Par correspondance on ne voit pas bien (quand il y a une photo) et quand il y a tout court.
merci encore
amicalement

Je n’en ai qu’un seul, assez précis, de ces excellents Messieurs Hewlett et Packard, qui me donne toute satisfaction…

Bien sûr il faut apprendre à s’en servir pour atteindre rapidement le double équilibre de la capacité et de la tangente de pertes, mais quel plaisir ! :wink:

NB : on passe de la résistance parallèle équivalente de pertes à la résistance équivalente série par une transformation relativement simple qui tient compte de la fréquence de la mesure.

Ah oui ! Ces bons vieux radioamateurs Bill Hewlett et Dave Packard ! Ça c’en était encore, de vrais radioamateurs ! A cette époque, ça évoquait encore quelque chose de très bon. Que le temps a changé !

Ben… Le plaisir est tout relatif… Ça dépend du nombre de condensateurs qu’on a à tester.

Certes ! Et c’est ce qu’on fait pour cet ESR. De même en ferait-on pour trouver un équivalent aux éléments en parallèle. Pourtant, dans cet équivalent à 4 composants, tous ces 4 composants sont bien distincts. Il y a donc la résistance correspondant aux fuites, qui est bien distincte de celle relative aux pertes dans le diélectrique. L’intérêt de ces 4 composants est là.