Cette installation des années 40 n’a aucun différentiel 30mA et pas de vraie terre.
En plus, comme tout est en arborescence avec des appareillages à fusibles incorporé, avec des repiquages plus récents en fil souple pour alimenter des prises protégées seulement par le D.A (30A…), je ne veux pas voir l’état de l’installation après un court-circuit sur une de ces prises ! Sans compter le risque d’incendie par surcharge…
Bonjour,
Enedis (EDF auparavant) délivrait une autorisation (consuel) aux normes du moment de la pose du 1er compteur ! pas d’obligation de contrôle technique par la suite…
Cependant, et je l’ai vu, ils peuvent refuser de donner une puissance trop importante si installation vraiment trop vieille ou pourrie !
Outre l’absence d’éléments de sécurité inexistants à l’époque, ce qui la rend encore plus dangereuse, c’est les travaux réalisés ultérieurement par un ou des artisans qui ont raccordé des prises électriques de façon inadaptée.
Si j’ai bien compris, pas de tableau électrique à l’époque, ce sont les prises et les interrupteurs qui ont leurs propres fusibles. Sauf que les nouvelles prises ont été rajoutées « À l’arrache » sans y mettre aucun fusible ou disjoncteur. Donc, aucune protection quoi. C’est ça ?
Tu parles de court circuit sur les prises rajoutées à l’arrache, ou sur celles d’origine avec leurs fusibles?
Les gens ont vécu toute leur vie avec cette installation sans que personne n’ait d’accident ou qu’il y ait de début d’incendie ? Assez étonnant qu’aucun travaux de rénovation n’ai été fait.
Un autre truc qui peut rendre ces installations encores plus dangereuses, c’est le manque de connaissances des utilisateurs. Par exemple, dans l’appartement d’un voisin, il y avait encore des fusibles en porcelaine avec du fil de plomb que l’on entourait entre les deux fiches. Un jour un fusible a pété (Preuve que malgré son âge ce système fonctionnait). Le voisin n’y connaissant rien a tout simplement mis du fil de fer pour remplacer le fil de plomb. Quand mon père a vu ça il lui a dit :« C’est comme de mettre une épingle à cheveux » En gros, il y avait plus de fusible.
Pourtant, l’immeuble avait été livré en 1960, je pensais pas que ça se faisait encore des fusibles comme ça.
Ces bornes à vis qu’on trouve sur les amplis équipés d’une entrée phono RIAA ne sont pas des bornes de mise à la terre optionnelle, mais des bornes de raccordement du fil de masse pour la platine tourne disque.
Les appareils de classe 2 n’ont jamais de borne de raccordement optionnel à la terre : voir les radiateurs muraux classe 2, les oscillos classe 2, etc.
classe 2 : aucune partie conductrice intermédiaire ou extérieure ne doit être reliée à un conducteur de protection,
Le consuel est un organisme de contrôle complètement indépendant d’Enedis/EDF qui va vérifier si une installation neuve (ou rénovée totalement) est conforme à la norme pour les installation domestiques, (la NF C 15 100)
à l’issue de ce contrôle, si pas de défaut, le technicien délivre une attestation de conformité.
Pour les installations réalisées par une entreprise d’électricité, c’est souvent le responsable technique de l’entreprise qui s’autocertifie sur le site du consuel pour délivrer le certificat pour EDF.
Sans cette attestation enedis/edf refusera de faire la mise en service d’un nouveau branchement.
edf/enedis ne regarde pas et ne donne jamais d’avis sur ce qui est privatif (après le compteur)
Le progrès parlons en.
le temps qui a passé a fait disparaitre certains risques et en a fait apparaitre d’autres, que l’evolution des normes tente de compenser
Les anciens n’étaient pas de couillons.
Les enfants savaient que l’on a qu’une vie et ne jouaient pas avec l’électricité
Les électriciens étaient correctement formés.
Les normes des années 60 étaient cohérentes avec le professionnalisme des électriciens de l’époque, leur jugeote pour décider comment faire, les besoins et demande des clients de l’époque.
Depuis il y a eu une augmentation des besoins électriques des utilisateurs, les formations pour l’habilitation, des normes dans tous les sens,
Une baisse de la jugeote et du bon sens qui n’est plus enseigné et l’application bête de normes souvent incomprises.
Sur les dix derniers stagiaires (en terminale bac pro melec) que j’ai encadré, deux savaient à peu près ce qu’était un disjoncteur différentiel 30mA, quatre savaient que c’était pour protéger, aucun n’a été capable de m’expliquer le fonctionnement ni pourquoi cela protège.
C’est pas grave, ils suivent la norme et le client sera protégé, cela me semble quand même un peu dommage de ne pas parfaitement comprendre les choses.
Les matériels des fabricants sont bien foutus, beaucoup plus faciles à mettre en oeuvre, cela demande beaucoup moins de tours de main. Alors la formation s’est relachée
Petit ajout concernant le consuel pour une rénovation:
Il n’est pas obligatoire, mais recommandé. Sauf si l’installation a été mise hors tension côté distributeur (changement de disjoncteur abonné, déplacement de la platine de compteur par exemple).
Dans mon cas, le changement de disjoncteur abonné est plutôt prévu vers la fin de chantier pour être OK en cas de consuel, au cas où…
Une dernière note à propos du consuel: ils se concentrent essentiellement sur les points suivants:
-Le(s) tableau(x) électriques: présence des 30mA de protection, calibres/sections respectées, règles amont/aval des différentiels,…
-La présence d’une bonne terre électrique.
-Le respect des volumes dans les salles de bains. Et la c’est souvent le drame car il sont très exigeants sur les distances, mètre à l’appui…
Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’on ne doit pas transformer un appareil de classe II pour le mettre à la terre. Par contre, il n’est pas « interdit » comme on peut parfois le lire de raccorder un appareil de classe II à la terre. Il peut en effet l’être à l’insu de son plein gré, du fait de son raccordement à un appareil qui lui est relié à la terre avec sa masse électrique elle même reliée à la terre. Dans ce cas, l’appareil classe 2 est lui aussi relié indirectement à la terre.
Je cite ce cas car très souvent, dans les installations domestiques en HiFi, les amplificateurs ne possèdent pas de prise de terre (classe II). Mais si vous raccordez votre ordinateur (tour mise à la terre) à votre ampli, l’ampli est alors relié à la terre via l’ordinateur.
Les amplis que j’ai fabriqué sont tous munis d’une prise de terre et les parties métalliques sont reliées à cette terre alors que l’appareil est construit de la même façon que les ampli commerciaux qui n’ont pas de prise de terre.
Par contre, je mets un interrupteur pour pouvoir relier ou non la masse électrique de l’ampli à la terre selon les configurations.
Effectivement, pour avoir refait mon recyclage d’habilitation il y a deux semaines, le formateur à indiqué qu’il était formellement interdit de mettre une terre sur un classe 2 (double isolation) !
Car dans ce cas, quoi qu’il arrive, aucune partie extérieure ne peut être en contact avec une pièce sous tension, l’utilisateur est totalement protégé !
Mettre une terre sur un sèche serviette dans la salle de bain, par exemple : et bien, en cas de pb sur la terre ou de sa rupture, on a bien des pièces extérieur de l’appareil sous tension !
Mettre une terre sur un classe 2, c’est comme enfiler 2 préservatifs : pas une bonne idée
Ce passage m’interpelle et me laisse interrogatif , en effet :
Dans le cas ou le disjoncteur abonné doit être changé , mais à l’identique, et parce il est cassé …Faut il que l’installation existante soit rénovée , et passe le consuel, pour remplacer le disjoncteur de branchement lorsque il est détruit ou endommagé ?
Si tel est le cas, on risque de rester sans courant pendant plusieurs semaines (délai de rénovation de toute l’installation + passage du consuel + dépose et remplacement du disjoncteur) au lieu de quelques minutes (délai de dépose et remplacement du disjoncteur seul ) et on risque d’être tenté de « ponter » le disjoncteur pour ne pas le remplacer ! (ce qui serais idiot et à l’encontre de la sécurité !)
Pas faux ! Mais j’imagine que s’il n’y a pas de terre, et que c’est un classe 2, c’est plus pour limiter les bruits que pour des problématiques de sécurité ? Donc y brancher un pc serait une mauvaise idée ? (vraie question que je me pose).
Le sèche serviettes, lui, il est dans la salle de bain ! Pas la même histoire, j’imagine
Toujours à chercher la complication ou il n’y en a pas. (et tu le sais parfaitement)
Lors de la 1ere mise en service, edf avait demandé le certificat de conformité de l’installation privative.
Une fois celle 1ere mise en service, edf/enedis ne redemandera pas un nouveau certificat, et va se charger de maintenir l’installation en bon état, remplacer a ses frais ce qui doit être changé.
Si le disjoncteur de branchement est défectueux, il suffit d’appeler enedis dépannage et il viennent le remplacer gratuitement et rapidement presque toujours dans les 2 heures si plus de courant chez l’abonné
Ben non ce n’est pas ambigu.
et le formateur de l’APAVE a totalement raison.
L’enveloppe d’un appareil de classe 2 doit être flottant et surtout pas relié à la terre.
Pour comprendre le pourquoi, il faut comprendre que rien n’est parfait et que le fil de terre peut être porté à un potentiel dangereux
Si la carcasse métallique de cet appareil est raccordé à la terre,
tout comme vont l’être les filtres secteurs avec une capa phase terre et une capa phase neutre,
Si la descente de terre se trouve coupée, ou si un abruti de bricoleur ouvre la barrette de terre (interdit quel qu’en soit les raisons), tout ce qui est relié au fil de terre de l’installation va se trouver à un potentiel de 115V avec les diviseurs de tension capacitifs des filtres secteurs.
C’est ballot pour l’appareil de classe 2 a qui l’on aurait mis la terre (en croyant bien faire), va voir sa carcasse à un potentiel de 115v par rapport a la terre (le sol sous ses pieds) ce qui représente un danger.
Si cet appareil classe 2 était resté flottant, il serait resté sans danger.
Vouloir mettre à la terre un appareil classe 2, c’est une « mauvaise » bonne idée.
Faut toujours se méfier des améliorations qui peuvent augmenter le risque.