Conformité et sécurité des anciennes installations électriques et machines, dangers

Merci :slight_smile:

Ce qui est bizarre, c’est que cet immeuble date de 72 ou 73, donc après la norme du coup :thinking:

La première est une prise moderne avec ports USB. D’ailleurs, j’éviterais de l’utiliser pour rechercher un smartphone, on ne sait jamais.

La deuxième est à la norme britannique, mais je ne sais pas si elle est particulièrement ancienne. En tout cas, je vous souhaite un bon voyage en Asie. :slight_smile:

Bonjour,
Utilisée en Malaysie, et au Cambodge pour les prises avec terre.. Pour les prises sans terre, en Thaïlande et au Camboge, ce sont les prises à broches plates américaines, mais utilisées en 220 V !

Ci dessous la prise murale Cambodgienne : on y branche ce qu’on veut, ou presque !

Celle droite tout rentre : prise plate europe, prise 16A Europe, mais pas de terre, prise britanique, prise australienne, prise américaine, avec ou sans terre

Mon immeuble a été livré fin 72, et la terre est noire, le neutre gris et la phase jaune ou verte selon qu’il s’agit des prises ou de lumière.
La boite qui a réalisé l’électricité de l’immeuble était importante à l’époque (Verger-Delporte) mais elle a fait faillite quelques années plus tard.
J’ai pensé qu’ils avaient utilisé le stock de fils qu’il leur restait, mais peut-être pas …
Apparemment une Société Nouvelle Verger-Delporte a été créée en 1980, elle est toujours en activité mais seulement commerciale (sans salariés).

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Très intéressant. Si ça se trouve, c’est la même entreprise qui a fait l’électricité dans les deux immeubles. Le tiens est bien situé à Paris Intra-muros? Ce serait drôle que l’on parle du même bâtiment sans le savoir. :joy:

À l’occasion, pourrais-tu montrer une photo de ton tableau électrique de 1972 avec le différentiel que tu as installé?
D’ailleurs, tu l’as installé en quelle année ce fameux différentiel?

Une petite question technique :

Sur les luminaires fluorescents anciens 110V 50hz, est-il vrai que le 110V 60hz des États-Unis crame le ballast?

Bonjour,

Non, c’est l’inverse qui risque de cramer le ballast, l’utilisation d’un ballast 60Hz sur le courant 50 Hz, en cas d’emploi d’un luminaire issu des états unis en france, il faudra changer le ballast …

(Ceci dit, et pour un bon fonctionnement des tubes fluos de ces luminaires, et pour les ballast ferromagnétiques usuels, il faut bien respecter la fréquence ! En effet et que ce soit dans un sens ou dans l’autre, les tensions et courants dans les tubes fluos dépendent de la fréquence du courant appliqué au ballast, et c’est assez critique…Si ces tensions et courants ne sont pas ceux préconisé par le constructeur des tubes, on peut assez rapidement obtenir des dysfonctionnements tels que papillotements, difficultés d’allumage à froid, ou usure prématuré des tubes )

Les codes couleur avant 1971

Dans les installations antérieures à 1971, le repérage des fils suivait un système différent de celui que nous connaissons aujourd’hui. Le fil neutre était identifié par une gaine grise ou blanche, tandis que les fils de phase pouvaient être rouges, noirs, verts ou jaunes – une variabilité qui rendait les installations moins standardisées. La terre, quand elle existait, pouvait être repérée par des fils noirs ou rouges, ce qui représente un risque notable pour les interventions actuelles. Cette absence de standardisation explique la difficulté rencontrée lors de travaux sur des installations très anciennes.

Le changement de normes entre 1971 et 2003

Entre 1971 et 2003, la norme NF C 15-100 a introduit une première harmonisation des codes couleur. Le bleu clair a commencé à désigner le fil neutre, tandis que les fils de phase étaient identifiés en rouge, marron ou noir. Cette période a vu l’introduction du bicolore jaune et vert pour le fil de terre, une avancée majeure pour la sécurité. Les fils orange ou violet ont fait leur apparition pour les navettes dans les installations avec interrupteurs va-et-vient. Ces modifications visaient à réduire les risques de confusion lors des interventions sur les circuits électriques.

info trouvée sur le site www.bonplan-maison.fr
donc pas de fin de stock mais changement de norme au moment de la construction de l’immeuble.

Bonne journée

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Mon immeuble est à Paris 19ème, mais dans ces années-là les immeubles poussaient comme des champignons, ce serait surprenant que ce soit le même. Mais c’est possible que ce soit la même entreprise.

Pour la photo de mon tableau avec le différentiel ajouté (il y a au moins 10 ans), voilà.
Le différentiel est un 40A mais mon abonnement est à 30A.

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Merci beaucoup :slight_smile:

J’étais sur que ce serait ce genre de boîte à fusibles. J’ai l’impression qu’elles étaient assez répandues dans les nouvelles constructions au début des années 70, j’en avais vu sur un autre forum. C’était sûrement le dernier cri en matière de porte fusibles à l’époque.

Tu as un fusible « Sonnette », pratique pour ne pas être dérangé. Tu as aussi un fusible « Serveur », c’est ton serveur web personnel?

L’installation du différentiel a été très bien faite, tu l’as fait toi même?
Si oui, comment as-tu fait pour qu’il s’intègre aussi bien à cet équipement ancien?

As-tu un Linky?
Si oui, pas de soucis avec sur cette installation ancienne?

En voyant cette photo, je suis partagé.

D’un côté, je me dis : "Ouha ! Ça a plus de 50 ans, ça fonctionne toujours et c’est en bon état, formidable.

De l’autre, je me dis :"Ça a quand même plus de 50 ans. Confier la sécurité de son appartement, et donc sa propre sécurité à un équipement aussi ancien, n’est-ce pas un peu (trop) risqué?

Ça reste quand même du neutre commun, les matériaux vieillissent, etc…
Cependant, si on installe mal un tableau moderne à la place, le remède est pire que le mal. Comme l’a déjà dit @allo.guy , risque d’avoir la phase d’un circuit sur un disjoncteur, et le neutre sur un autre, etc…

Avec un tableau comme ça protégé par differentiel, personnellement je ne sais pas ce que je ferais. Le faire remplacer ne serait pas donné, et surtout il faudrait que je sois sûr de l’artisan, donc bon…

On voit aussi que ça date d’avant 1981, car il n’y a pas de circuits dédiés à la salle de bain. Cependant, un simple changement de tableau ne permettra sûrement pas de changer ça.

Il me semble qu’à l’époque, il y avait aussi des installations qui étaient déjà à neutres séparés, où chaque neutre était protégé par son propre fusible. Cependant ça posait un autre gros problème, c’est que le neutre pouvait sauter mais pas la phase, donc risque de coup de jus. C’est sûrement pour ça que le neutre commun était si repandu, car jugé plus sûr.

Une fois, sur une boîte de fusibles cartouches, j’avais lu qu’ils étaient conçu pour que la phase saute si le neutre sautait. Cependant, je ne vois pas trop comment c’est possible techniquement. C’était conçu à l’époque où le neutre commun était déjà interdit, mais où les fusibles étaient encore autorisés en construction.

Pour l’immeuble, ce n’est pas celui où j’ai pris les photos, car il est dans le 92.

Faudrait peut être consulter un électricien (ou deux), qui pourra te dire ce qui est a refaire et ce qui peut être conservé.
Faut pas croire que tu pourras lui apprendre son métier, ni tenter de lui expliquer ce qu’il faut faire parce que tu as eu quelques réponses sur un forum.

Neutre commun, pourquoi cette angoisse?,
Dans les circuit ou il y avait deux portes fusibles: un pour le neutre et un pour la phase, il n’y à jamais eu de cartouche fusible dans le circuit du neutre, mais des bouchons « non fusibles » marqués avec un N majuscule (pour Neutre). et cela n’a jamais causé le moindre soucis.

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Bonjour,
Dans les boites à fusibles en amont du compteur Linky, pour les compteurs qui sont dehors dans les maisons individuelles, on a bien 2 ou 4 circuits à fusibles si on est en tri, mais le neutre est toujours équipé d’un morceau de métal, et surtout pas d’un fusible ! ca ne pose aucun problème…

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par ce que en tri si le neutre se deconnecte il y a de menus problemes

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Pas qu’en tri (phénomène de « rupture de neutre ») : en mono si le neutre se déconnecte, vous vous trouvez en présence de fils bleus à un potentiel de 230 Volts, loin de ce qu’on attend d’un fil bleu, où intuitivement on fait moins attention que sur un fil de phase !

cela ne gene pas beaucoup et ne crée aucun degat sur les appareils raccordes
et plus rien ne fonctionne

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Pas d’accord avec cette affirmation. dans le milieu professionnel on trouve des disjoncteurs sur le neutre et sur la phase, mais la commande est couplée : on ne laisse jamais un 230V se balader sur un neutre.

Sauf dans le cas de neutre impédant, lors de l’appartion d’un 1er défaut, mais ce 1er défaut déclenche une alarme et on est informé du danger…

Non, c’était celui de mon fils qui l’avait installé chez moi car j’ai eu la fibre assez tôt (2010 ou 2011) alors qu’il ne pouvait pas l’avoir avant plusieurs années chez lui en Gironde.

En ce qui concerne le neutre commun, je ne vois pas bien où est le problème quand c’est un vrai neutre pratiquement au potentiel de la terre, ce qui n’était pas le cas pendant près de 20 ans dans cet appartement quand le 220V était en fait du 2 x 110V tant que le réseau électrique de Paris était en diphasé.
Il n’y avait aucune protection sur ce pseudo-neutre (à 110V de la terre), ce qui m’a valu de faire sauter le fusible en amont du compteur un jour ou en bricolant j’ai mis en contact ce pseudo-neutre avec la terre. Là le danger était réel.
Mais mon installation telle qu’elle est ne me fait pas peur (prises sans terre sur plinthe dans les pièces à vivre, sans éclisses tout comme sur la plupart des autres qui ont une terre dans les pièces humides).
Quant au « vieillissement » du plastique, il n’en donne aucun signe.
Pour le différentiel c’est moi qui l’ai ajouté dans une boite pour 2 unités fixée avec du double face adhésif sur le tableau, il y avait juste la place à côté du disjoncteur. Les raccordements se font simplement à la place des deux câbles d’origine qui allaient de la sortie du disjoncteur principal au tableau de fusibles, je ne vois pas où est la difficulté, à part de trouver un parcours pour qu’ils restent invisibles. :wink:

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Bonjour Jean Marc,
Le respect par les professionnels des bonnes pratiques et des normes est important.

évidement qu’il ne faut pas couper un neutre dans une installation mono, mais le danger est pour le bricoleur qui va jouer à l’électricien sans vérifier l’absence de tension avant de mettre les pattes ou il ne fallait pas.
Les risques pour les intervenants électriciens ne sont pas des risques pour les utilisateurs qui se contentent d’être des utilisateurs

Pour l’utilisateur qui se contente d’être un utilisateur, je ne vois pas trop ou serait le risque.

Pour autant, le sujet semble de savoir si les angoisses d’avoir un neutre commun sur une installation domestique ( qui date) seraient justifiées, et pour moi la réponse est clairement non.

Maintenant une installation qui date des années 60 mérite certainement d’être contrôlée par un électricien compétent, déjà pour ajouter un différentiel 30mA, vérifier l’état de la terre et de la qualité des raccordements.

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Bonjour,

Alors oui, mais pas un margoulin dont le but sera de me vendre le plus de prestations possibles en sentant mon inquiétude.
Il me faudrait quelqu’un d’honnête, comme toi.

Exemple de questions à poser :

  • Interrupteurs Tumbler en métal en bon état, je garde ou je change?

  • Interrupteur Tumbler en plastique ou bakelite je garde ou je change?

  • Interrupteur Tumbler en plastique ou bakelite avec fusible je garde ou je change?

  • interrupteurs des années 60 avec façade en métal, je garde ou he change?

  • Fils isolés en coton ou papier sous baguettes en bois, je change j’imagine.

  • Tableau à neutre commun et fusibles à broches, je change, ou je garde, et fais poser un différentiel?

  • Tableau à neutre commun avec fusibles cartouches, broches, je change, ou je garde, et fais poser un différentiel?

Pour le fusible neutre qui a sauté mais pas la phase, c’est une histoire racontée par un électricien qui avait constaté ça lors d’une intervention chez un client. Peut-être que le client avait fait n’importe quoi, et mis un fusible là où il fallait un simple conducteur en métal. Je l’ai lu sur un forum il y a longtemps, donc à prendre avec précaution sûrement.

À cause de ça :

« les fils neutres n’étaient reliés à aucun fusible ou disjoncteur, ne protégeant pas les appareils électriques contre les surintensités. Une surintensité pouvait alors « griller » un ou plusieurs appareils énergivores, fonctionnant en même temps. »

Étonnant. Ça veut donc dire que même après l’interdiction des installations en neutre commun, mais période où les fusibles étaient encore autorisés en construction, le neutre n’était pas plus protégé qu’en neutre commun? Ça me paraît étrange.
Sur une installation à disjoncteur, le disjoncteur d’un circuit coupé sa phase et son neutre.

Bien d’accord, la sécurité des installations électriques n’est vraiment pas à prendre à la légère comme le rappel ce drame. Je serais curieux de savoir ce que l’électricien a fait pour qu’un incendie se déclenche.

Mais du coup, tu as été obligé de découper le boîtier d’époque pour sortir les fils? Du double face, ce n’est pas trop risqué niveau inflamabilité? Il n’y a pas de risque que ça se décolle ur le long terme?

Pour tester le fonctionnement du différentiel, tu as essayé de relier la phase à la terre sur une prise qui en est pourvue pour voir si il saute bien?

Installation électrique d’un local en sous sol, plus d’abonnement depuis longtemps.

Il y a une petite boîte avec seulement deux fusibles, et pas de différentiel. Il y a un radiateur électrique dont le câble d’alimentation part directement de la planche du disjoncteur sans passer par un fusible. C’est aussi le cas de la prise située en dessous du disjoncteur et peut-etre de l’interrupteur.

L’immeuble date des années 60, et le disjoncteur a été changé au moins deux fois. J’ai connu une époque ou l’allumage se faisait en tournant un bouton

Bonjour,
Ce message ne concerne que les installations monophasées.

De nos jours, en ce qui concerne les installations domestiques, les disjoncteurs magnétothermiques modulaires coupent les deux pôles mais ne protègent uniquement la phase. Le déclenchement ne se fait que sur le courant circulant sur la phase, le courant sur le neutre n’est pas pris en compte (voir image ci-dessous), ceci est également vrai pour le disjoncteur d’abonné.

Au sujet des fusibles il existe également des portes fusible qui sectionnent le neutre quand on les ouvre (voir image ci-dessous)

Lors d’une intervention sur une installation ces dispositifs permettent de travailler en sécurité en coupant les deux pôles.

Avant que la norme instaure une obligation de couper les deux pôles on trouvait des disjoncteurs et des portes fusibles sans sectionnement du neutre.

Ceci n’indique en rien qu’il y a des fils de neutre communs à plusieurs circuits.
Si l’installation n’est pas trop ancienne, qu’elle n’est pas mal faite alors chaque circuit à son propre fil de neutre, ces fils sont tous reliés ensemble sur un bornier dans le tableau.

Par abus de langage certains vont systématiquement dire que le tableau est à neutre commun alors qu’il faut une étude approfondie pour le déterminer.

Je ne suis pas certain que la personne ayant écrit cela comprenne bien le sujet. Si un fil de neutre est commun à plusieurs fils de phase protégés par des fusibles différents c’est plutôt le fil de neutre qui va griller si celui-ci n’est pas dimensionné en conséquence.

Fred.

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