Je suis d’accord avec vous, mais c’était un conseil plus pour l’aspect pratique que pour la qualité intrinsèque d’un modèle spécifique de platine CD, partant du principe que ce support est arrivé à un niveau de maturité très élevé depuis plusieurs décennies.
La marque Lenco elle-même avait commercialisé les modèles L 75 S et L 78 S avec un bras Jelco, mais dans l’affaire, ces platines avaient perdu la vitesse de 16 tr/mn.
Pour ma part, je possède une Lenco L 76 dont j’ai remplacé le bras de lecture d’origine par un bras Ortofon AS 212.prélevé sur une platine Telefunken S 500 à bout de souffle (circuits électroniques HS, socle rayé et capot cassé).
Sinon contrairement aux dernières L 75 (et L 78) qui depuis l’année 1972 étaient fabriquées en Italie, la L 76 a quant à elle uniquement été fabriquée en Suisse, au même titre que les séries L 80, L 82 et la très rare L 84.
Et le Revox G 36 qui est le dernier modèle de la série 36 à lampes, ne date-t-il pas de 1966, soit donc juste un an avant la commercialisation des premiers A 77 ?
Effectivement Joël je comprends.
Mais je pense que pour le jeune @Benjam1 un des objectif est de rencontrer la qualité sonore de l’époque, et même si aujourd’hui les progrès techniques et technologiques permettent une qualité certaine, il me semble, et je suis même sûr que l’analogique et le numérique linéaire présente des qualités que l’on ne retrouve pas.
Je ne prétend pas que c’est « Meilleur »
( quoi que le MP3 est une catastrophe) mais que c’est différent en terme d’écoute et de plaisir d’écoute.
Et pour apporter ma pierre au débat, je pense qu’il est possible d’avoir en même temps une chaîne dite vintage, avec ses défauts et ses qualités et un système d’écoute moderne tel que décrit par @guilhem par exemple.
Il n’y a pas de contradiction, d’autant que suivant le type de musique écoutée l’un ou l’autre sera plus adapté.
Bonne journée.
Je ne suis pas d’accord à ce que l’on dise que le MP3 est une catastrophe, car avec la compression minimum en 320 kbps, la qualité audio est tout à fait correcte, avec une dynamique pouvant atteindre 70 dB et une bande passante de 20 à 20000 Hz, ce qui équivaut les qualités des meilleures platines vinyles avec les meilleurs cellules.
Il y a une quinzaine d’années, j’avais fait des tests de comparaison en auditorium auprès d’un petit auditoire de mélomanes entre une platine tourne disque et un lecteur de CD lisant un CD R gravé au préalable à partir de cette même platine vinyle lisant le même disque vinyle.
Le matériel était le suivant :
Platine tourne disque Technics SL 1510 MK 2 à entraînement direct piloté par Quartz équipée d’une cellule Stanton 981 HZS
Platine lecteur CD Pioneer CDJ 1000 MK 3
Ordinateur Dell Optiplex avec graveur de CD à travers le logiciel Audacity et son extension MP3 avec compression à 320 kbps
Un disque vinyle en gravure direct « Sheffield » de Thelma Houston - I’ve got the music in me, avec plus de 60 dB de dynamique.
Résultat : aucune des personnes présentent dans l’auditorium n’ont été réellement capables de faire la différence, ils se trompaient une fois sur deux.
En tout état de cause, le MP3 à 320 kbps est au même niveau que les meilleures platines cassette à 3 têtes avec le système Dolby C ou le High Com 2 de Telefunken.
Par contre, pour conserver le maximum de dynamique, il est nécessaire que le niveau d’enregistrement d’un MP3 soit parfaitement calibré, tout comme avec un magnétophone, soit donc par expérience personnelle avec les crêtes de niveau calibrées à +3 dB.au VU-mètre.
J’ai fait maintes fois l’expérience avec des amis, aucun n’a pu trouver une différence audible entre du MP3 320kb et du 16/44, alors qu’il existe des différences colossales et bien audibles entre les enceintes ou même simplement entre des amplis.(classe A, AB, D).
Un bon classe D égale aujourd’hui la plupart des amplis analogiques, quand ils ne les surpassent pas..
Les ingénieurs ne sont pas restés les deux pieds dans le même sabot depuis les années 60, de même que l’électronique qui a énormément progressé.
Ceux qui prétendent que « c’était mieux avant » n’ont pas écouté les derniers produits de la technologie, les pros de la sono eux, ne s’y trompent pas.
On peut à la rigueur trouver des enregistrement anciens meilleurs que ceux d’aujourd’hui, qui sont parfois bâclés et adaptés à une écoute moderne, dynamique rabotée, écrêtage, mais le passé finit par être périmé un jour ou l’autre…
Ecoutons les vieux vinyles des Pink-Floyd, et leurs 1ères transcriptions sur CD, avant que les ingénieurs du son « fous » s’amusent à jouer des potards, et qu’ils appellent ça pompeusement les « Remasterisés ». Idem pour les 1ères transcriptions CD des Carpenters, de Nougaro, et bien d’autres…
En particulier : Pink Floyd « Dark side of the moon », ingénieur du son Alan Parson. Patrick Juvet « Où sont les femmes » : ingénieur du son Jean-Michel Jarre.
Un album sublime : Pink Floyd « Whis you were here »
le vieux avait du bon, même sur bande mère analogique…
Je ne suis pas d’accord à dire que les CD de première génération étaient meilleurs, vous spécifiez en exemple des cas particuliers avec les Pink Floyd que je ne possède moi-même qu’en vinyle.
Certes les CD de première génération étaient transposés sans retouches directement à partir des bandes Master 2 pistes, mais le principe même du numérique de l’époque ne permettait pas un niveau d’enregistrement au-delà du niveau de crêtes à 0 dB, et le plus souvent jusque dans les années 1987 / 1988 le niveau de crêtes était plutôt à -4 dB, ce qui ne permettait pas une dynamique suffisante.
Aujourd’hui, certains CD 16 bits / 44100 kHz atteignent un niveau de crêtes de +12 dB et la dynamique est compressée à l’extrême essentiellement pour la musique de variété ou autres musiques modernes, de la même façon que sur certaines radio FM.
Avec un niveau de crêtes de +12 dB, il y a des CD qui ont une distorsion tout à fait audible et c’est très désagréable, et pour moi qui est une oreille exercée c’est tout simplement inaudible.
Concernant les enregistrements remasterisés sur CD, certes c’est la loterie puisque ce sont des ingénieurs du son qui « jouent du potard » en fonction de leur oreille et cela peut quelquefois dénaturer le timbre original de la partition musicale.
Pour ma part, quand je « rippe » un vinyle en MP3, je choisi toujours un niveau d’enregistrement avec les crêtes à +7 dB au maximum, ce qui correspond au même niveau que les premiers CD remasterisés à partir de la fin des années 80.
Sur le logiciel audio Audacity, +7 dB correspond à l’allumage modéré des segments de crêtes des indicateurs de niveau.
Je suis bien d’accord, les ingés du son d’aujourd’hui « fabriquent » de la musique adaptée au goût du jour, dynamique minimale pour écoute sur smartphone, dans la rue ou les transports en commun.
Les premiers CD de rock étaient imbouffables, j’adorais les Ten Years After, quelle déception avec les premiers CD sortis…
En tout cas, le maillon faible de tout système de reproduction sonore est le final : l’enceinte avec ces hauts parleurs qui n’ont pas progressé depuis les années 30, au point que certains recherchent toujours les pavillons Western Electric qui sonorisaient les cinémas de nos grands-pères et les Voix du Théâtre qui sonorisaient nos kermesses dans les années 60.
si j’en ai vu un dans les années 60 avec la 9ème symphonie de Beethoven, je voulais l’acquérir mais … hors de prix à l’époque ( > 2 x le prix d’un 33 tours )
Depuis la fin des années 70, j’ai acquis une grande expérience dans la sonorisation de discothèque, alors je peux vous affirmer qu’il y a eu des progrès énormes dans les haut-parleurs, idem dans le choix des principes de charge dans les enceintes avec de nombreuses innovations.
Pour ma sono personnelle, je possède 2 clusters (petites enceintes 2 voies de forme trapézoïdale) Electro-Voice SX 300 dont le tweeter à compression « monte » à 25 kHz à -3dB et le boomer de 30 cm « descent » à 70 Hz également à -3 dB.
Je leur ai adjoint chacune un caisson de grave Electro-Voice S 181 qui « descent » à 48 Hz à -3 dB équipé d’un boomer de 46 cm dont l’ouverture de la membrane est dirigée vers le sol, avec reprise de l’onde sonore principale par deux évents débouchants en façade, plus reprise de l’onde arrière du haut-parleur par une grande ouverture frontale.
Ce système est alimenté en bi-amplification avec un ampli Power Magnum 1200 (2 × 400 W sous 8 ohms) pour les caissons et un ampli Inter-M M 1000 (2 × 330 W sous 8 ohms) pour les clusters.
Le rendement du système atteint 99 dB pour 1 W à 1 mètre avec une excellente qualité de son, en tout point comparable à des enceintes Hi-Fi réputées.
Sinon en enceintes Hi-Fi, je possède plusieurs systèmes vintage des années 70, pas parmi les meilleurs, mais parmi les plus design (je collectionne les appareils stéréo du genre « Space Age »).
IL n’y a pas vraiment de progrès dans le principe en ce qui concerne les HP eux même.
Ils fonctionnent toujours sur le même principe, un circuit magnétique, une bobine un cône.
Il y a quelques dissidents, les électrostatiques, les isodynamiques, etc., mais le haut parleur capable de couvrir de 20Hz à 20kHz reste encore à découvrir.
Les limitations sont connues, comment une membrane rigide pourrait vibrer en même temps à toutes les fréquences produites par un orchestre?
Aujourd’hui, grâce aux amplis en classe D, on peut fournir des kilowatts aux enceintes.
Alors qu’un pavillon Western Electric du siècle dernier fournit plus de 110dB avec seulement 1 watt .
La sono, ce n’est plus mon truc depuis longtemps, je suis plutôt branché su l’écoute domestique de haute qualité avec du matériel DIY.
Dans mon salon j’ai un système pour l’écoute de la musique et le home cinéma sommaire.
Dans mon atelier, j’ai du matériel 100% de ma fabrication, des enceintes qui descendent à 26Hz à -3dB avec un ampli en classe A, mais je n’écoute que du classique et du jazz.
Cdt,
Gérard
Les disques 16 tr/mn offraient une durée d’écoute doublée par rapport à un 33 tours, soit donc au moins une heure par face, mais évidemment au détriment de la qualité sonore.
J’en ai déjà vu sur un système de diffusion de bar (genre petit juke-box) de la marque américaine Seeburg, modèle 1000.
Certes, le principe reste toujours le même depuis bientôt 100 ans.
Mais il y a eu des progrès dans les matériaux utilisés : aluminium pour les saladiers, suspension papier en accordéon remplacée par un demi rouleau en mousse ou en caoutchouc (sauf en sono), membrane tressée type nid d’abeille, membrane plate, membrane de tweeter en tissus, en mylar, boomer à double bobine, haut-parleur passif, et beaucoup d’autres améliorations…
Jusqu’à encore très récemment, le Flac n’était pas compatible avec grand chose, notamment l’écoute en voiture et l’utilisation avec les logiciels de DJ.
Alors voilà pourquoi je rippe en MP3 à 320 kbps !
Sinon le Flac n’est pas destructeur, en fait c’est du Wave mais sans le système de correction automatique intégré dans la lecture des CD qui devient donc inutile après transposition en Flac.
Cela permet à un fichier Flac de mobiliser 2 fois à 2 fois et demi moins d’octets qu’un fichier Wave.
En effet, si vous avez une tache ou une rayure modérée sur la surface d’un CD qui masquerait les informations que la cellule laser doit pouvoir capter, en numérique cela se traduirait par une coupure du signal audio (en d’autres termes, un blanc).
Ainsi pour éviter cela, le principe du CD intègre un système de mémoire tampon en temps réel qui remplacera le signal manquant par le signal récupéré par la cellule laser quelques fractions de secondes auparavant.
Ce système de configuration mobilise toutefois sur le CD un nombre d’octets assez importants, mais qui n’est pas nécessaire à la lecture d’un fichier Flac, donc supprimé lors de la transposition dans ce dernier format