Emetteur classe E

Bonjour,

et la modulation audio arrive par où ?

Par l’alim, comme pour les émetteurs classe C.

En 24V, c’est quand même plus simple.
Un gros transistor en série pour moduler le courant de l’IRF, et l’affaire est faite.

par l’alimentation probablement

Ok, merci

Entre la classe C, et la classe E, la différence n’est pas énorme.
Dans les deux cas, la lampe ou le transistor sont utilisés en quasi tout ou rien, et c’est le circuit de sortie qui remet tout en forme.

Oui, j’ai encore au grenier mon premier émetteur VHF avec une QQE-06/40 au final modulé par un pusch de EL-34…ça ne nous rajeunit pas, ma bonne dame…

Fais de l’AM sur 144, ça changera des relais! :wink:

Dans mon inventaire, j’ai des drivers de MOS rapides et costauds, comme le petit Pimousse, dommage que je n’arrive pas à mettre la main dessus! … :smirking_face:

Salut Blaireau!

Ne m’étant jamais penché sur la classe E (juste brefs survol du sujet) je pensais
qu’il s’agissait de la modulation en PWM du signal porteuse donc hachage à au moins 10 f porteuse dont la largeur varie avec le signal BF.

Je découvre et c’est plus simple que j’imaginais .

Je veux bien de la doc là dessus

La modulation PWM, en entrée du MOS, ça devient de la classe D.
En changeant le rapport cyclique de la porteuse, les pointes sont intégrées en sortie, et la puissance varie en conséquence.
La modulation analogique d’origine est donc restituée par le filtre LC.

Sur l’émetteur classe E, on met facilement le phénomène en évidence, sans rien changer, seulement en variant le rapport cyclique de la porteuse 3600 KHz en entrée.
La démonstration est absolument flagrante.
Il me semble que ce type de modulation a un nom particulier, mais je ne m’en souviens plus.
Je me doute bien que cette histoire n’attire pas grand monde, mais, de mon côté, bien que parti de zéro, je constate que ça devient vraiment passionnant. :wink:
Ma femme regarde le chtok chtok ouahhhhhh à la télé, et ça n’est franchement pas ma tasse de thé.
La classe E, c’est nettement plus drôle. :grinning_face_with_smiling_eyes:

Le soft de Jim Tonne, cité plus haut est le meilleur outil pour démarrer en classe E.

5% avec deux composants de fond de tiroir c’est pas mal ! D’autant plus si la chauffe diminue on grapille encore quelques % de rendement

La prochaine étape c’est de mettre deux émetteurs en parallèle et déphaser la porteuse en fonction du signal à moduler sur l’un

Plus on liquide les pertes, plus la puissance augmente en sortie, sans modifier le schéma, tout en abaissant la température du transistor.
Pour l’instant, la self chauffe pas mal, en toute logique, à cause du fort courant HF qui la traverse.
Le remplacement par du fil divisé devrait permettre de récupérer quelques watts en sortie.
Un essai avec un gros tore, histoire de réduire le nombre de tours est envisagé, mais au risque de remplacer les pertes de la self par celles du tore… :roll_eyes:
Le mieux serait de réduire la valeur de cette self, en remontant l’impédance de sortie du « hachoir »… :grinning_face_with_smiling_eyes:
Mais, pour ce faire, il faut réduire le courant et augmenter la tension d’alimentation.
Le problème, c’est de trouver le MOS qui convient, avec une faible capacité d’entrée.
C’est pas gagné.

Soit dit en passant, la modification BD139-BD140 comme driver pour « attaquer » la capacité d’entrée de l’IRF510 est totalement positive.
Le signal d’attaque est bien carré, même en rajoutant 220 pF en parallèle sur la gate.
Ca ouvre une perspective pour d’autres transistors plus puissants, ayant, par conséquent, une capacité d’entrée plus importante.

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Après essai, la solution du tore vient d’être écartée.
6 tours sur un nickel / zinc de bonne taille avec un AL de 83, en lieu et place de la self à air, contre 18 tours pour cette dernière, ça aurait pu le faire… :smirking_face:
Mais ça ne le fait pas.
-15 dB de différence en sortie, lesquels ont manifestement servi à élever très rapidement la température du tore.
Le remède présumé étant pire que le mal, retour donc à la solution précédente.
La self à air a repris sa place, et les dB manquants sont instantanément réapparus.
Il ne reste plus qu’à attendre que le fil divisé arrive de Chine, mais pas à pied, si possible… :slightly_smiling_face:

si le tore chauffe c’est soit qu’il a des pertes ou qu’il est saturé

Vu la taille de la carcasse, les pertes sont en cause, sans hésitation.
Je vais quand même re-mesurer d’autres carcasses, pour ne pas passer à coté d’une solution potentielle.
L’important est de rester dans les 6 ou 7 tours, soit trois fois moins que pour la self à air, pour réduire les pertes fil.
De plus, il faut pouvoir jouer sur l’écartement des spires pour ajuster la valeur pile poil, d’ou le minimum de 6 tours.
Ca limite donc les possibilités.

Demain matin, il fera jour!

Je vois!
Tu vas faire du phasing en classe E

je suis plus que d’accord avec ce commentaire.

c’est bien dommage car le sujet est très intéressant.

je pourrais tenter une explication simple en une phrase pas trop longue…:zany_face:

pour moi le class E n’est pas autre chose qu’un échantillonage du signal audio en entrée à la fréquence de la porteuse visée (en faisant fonctionner le transistor de puissance comme une espèce de circuit sample and hold) suivi par un filtre passe bas pour enlever les harmoniques générées et ne garder que la fondamentale qu’est la fréquence de la porteuse.

cordialement,
aK

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Bonjour,
Comment fait-on pour savoir qu’une self HF chauffe ? Au thermomètre à IR ?

On choisit le doigt qui va bien, et on le pose dessus, après avoir coupé l’alimentation… :grinning_face_with_smiling_eyes:
Méthode imparable!

La classe E n’est qu’un simple interrupteur en signaux carrés à la fréquence d’émission.
Pour moduler l’amplitude sortie, on fait varier la tension d’alim.
Le circuit LC en sortie sinusoïdalise le signal, tout en effectuant l’adaptation d’impédance avec la charge.
Même principe que la classe C, mais avec des signaux carrés en entrée, au lieu d’impulsions.

PAS de modulation en entrée du transistor pour la classe E !

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