C’est juste le contraire :
La détection présentant pour la HF une impédance relativement basse amortirait le dernier transfo MF, lui faisant perdre une grande partie de sa sélectivité.
La prise sur le transfo au secondaire diminue cet amortissement.
C’est pourquoi les transfos MF sont différents, et souvent repérés ainsi :
- le 1er (et les suivants) est appelé Tesla
- le 2nd (ou le dernier) est appelé Diode…
La détection charge plus le circuit accordé que l’entrée d’un ampli FI, il s’agit donc d’une adaptation d’impédance sans laquelle le circuit accordé serait trop amorti donc mauvaise sélectivité. Comme les transfos FI sont des circuit accordés couplés cela changerait la profondeur du creux à la fréquence centrale et la raideur des flancs. C’est pourquoi il ne faut pas se tromper de transfo FI selon l’usage: amplification ou détection. C’est aussi à prendre en compte pour les FI que tu vas recevoir. Revoir la théorie des circuits accordés couplés.
De même il ne faut pas inverser l’ordre des connexions grille-masse ou plaque-HT car cela change l’inductance mutuelle entre le primaire et le secondaire et cela change donc le degré de couplage et donc la sélectivité et l’alignement. On peut en principe inverser les deux connexions à la fois (au primaire ET au secondaire) pour les transfos sans prise mais pas un seul côté. Ceci n’est pas vrai cependant s’il y a une prise comme par exemple pour les FI de détection car l’impédance à la prise serait différente de celle nécessaire à la charge correcte de la détectrice.
Pas complexe mais il faut savoir ce qu’on fait. C’est vrai aussi pour les circuits à transistors.
- Jacques.
PS le message de Pierrot a croisé le mien.
Non c’était correct, la détectrice est attaquée à plus basse impédance par la prise sur le transfo.
Oui, mais la cause est bien celle que j’ai exposée ci-dessus…
Ok, il faut sortir de la MF sur une partie du secondaire ( à plus basse impédance), car la diode chargerait trop le secondaire entier modifierais la sélectivité du transfo.
Mais alors, comment ça se débrouille dans le circuit ci-joint (super 10 lampes de F. Abignoli, voir cfp-radio.com/realisations/rea02/super9.html) ? Oui, je sais, je devrais lire la réponse dans le RDH…
Z’aviez qu’à pas répondre… :mrgreen:
Michel

Il n’avait peut-être pas de transfo adéquat ou la perte de sélectivité ne le gênait pas. Voir aussi Sorokine - les bases du dépannage, Tome 2 - C’est un autre must à posséder dans sa bibliothèque. Dans tous les cas se référer à ce qui se fait professionnellement.
pour les bobinages il est possible de se procurer d’excellents mandrins avec noyaux pour les ondes courtes:
voici deux liens ou l’amateur trouve son compte
En effet cela a l’air d’être deux bonnes adresses.
Le schéma ne donne pas de précisions concernant ces bobinages. En fait, si le nombre de spires du secondaire est inférieur à celui du primaire, il y a transformation comme dans n’importe quel autre transformateur. Bien entendu, le condensateur doit être en conséquence.
Concernant ce schéma, plusieurs critiques me viennent à l’esprit. Surtout concernant la détection. L’intérêt d’utiliser deux diodes n’est pas évident puisque toutes les deux sont connectées au secondaire. Philips avait souvent utilisé un montage de ce genre, mais la diode de détection parallèle reçoit alors son signal du primiare et non pas du secondaire. Ce n’est pas pareil. L’auteur de ce schéma n’a peut-être pas compris la subtilité. En outre Philips aimait beaucoup la détection différée à trois diodes. Non sans raisons.
La tension de sortie du transfo dépendra plus du coefficient de surtension Q et du couplage, que du rapport de transformation !
Il en dépend aussi. Mais nous considérons surtout l’amortissement lorsque nous couplons de cette manière.
La détection séparée pour la CAG est curieuse, puisque la seconde diode n’étant pas polarisée, il n’y a pas d’effet retard à l’action de la CAG…
Comme vous le dites, une omission ?
Habituellement, quand on utilise une diode à redressement parallèle pour la CAG, on prend la tension au primaire afin d’agir sur une bande passante plus large. C’est là la raison. Le retard est encore autre chose. Philips aimait prendre une troisième diode pour cela, mais ce n’est pas la seule solution possible. Mais elle permet surtout d’avoir une tension de CAG retardée pour l’étage d’entrée et une autre non retardée pour les étages plus loin derrière. Cela améliore les performances du point de vue du souffle.
Je n’en sais rien. Peut-être un manque de connaissances, même.
F. Abignoli indique dans son article que la CAG n’est pas retardée, mais qu’elle pourrait faire l’objet d’une évolution du schéma.
Moi, j’essaie de comprendre vos arguments…
; vous parlez de schéma Philips… en auriez-vous un exemple pour que je « visualise » les possibilités dont vous parlez ?
Alors là, je ne comprends plus. La rapport de transformation n’agit pas au premier ordre ?
Explications ?
En tous cas, merci pour ces commentaires…j’aimerais bien comprendre tout ça.
Cordialement
Michel
Je ne possède malheureusement pas de scanner. Mais voyez la série « Tubes électroniques » de la Bibliothèque Technique Philips. Les volumes I et IV traitent le sujet et le premier donne des exemples.
Je corrige mes propos: le retard est différent pour l’étage d’entrée, mais il est toujours présent. Le rôle du retard est ne ne pas réduire l’amplification quand le signal manque déjà d’amplitude et qu’il est encore insuffisant pour faire travailler le récepteur dans de bonnes conditions. Comme un étage offre de meilleures performances concernant le souffle quand le CAG n’agit pas, on préfère laisser travailler l’étage d’entrée au gain maximum tant que cela ne réduit pas les performances en raison d’une possible saturation. On agit donc d’abord sur les étages FI avant d’agir sur l’étage d’entrée.
Pour Michel-Jordu :
- Un exemple de détection + CAG « à la Philips », voir le manuel de service du BF 401A (1950) page A4.
On peut le trouver sur TSF-Radio tsf-radio.org/pg.php?p=19
- Pour ce qui est de la tension de sortie du transfo MF, il s’agit d’un circuit oscillant, on est sur la fréquence de résonance et donc cette tension dépend principalement du Q du circuit et de son amortissement…
Toutes ces choses sont bien entendu expliquées dans les « Bibles » que sont le Radiotron DH et la Radioélectricité de L. Chrétien (cf supra…) 
Et n’oublions pas le bouquin de Sturley: Radio Receiver Design (2 volumes). Et la série de Philips précédemment citée. Il faut avouer que les gaillards de chez Philips traitent l’amortissement d’une façon un peu particulière. Je la trouve inutilement complexe. Mais c’est un avis très personnel. Je n’ai jamais trouvé d’explication satisfaisante quant aux raisons de cette manière particulière utilisée chez Philips.
Il faut dire aussi que Philips a toujours fabriqué ses propres transfos MF, et que les transfos miniatures utilisés dans les récepteurs grand-public à partir de 1952 sont des modèles du genre : la bande passante est façonnée par de tous petits bâtonnets ferrite disposés entre les enroulements…
Un meilleur lien pour trouver la doc de service du BF 401 A :
tsf-radio.org/forum/navcom.php?rc=tome02
Les explications sont page A4.
Il faut reconnaitre que Philips était un fabricant, un vrai. Et non point un assembleur de Heathkit avant l’heure, vendant avec ou sans non, des appareils dont la qualité pouvait être douteuse. Ne parlons même pas de brevets.
Cette miniaturisation avait surtout conduit à abaisser le facteur Q dans des proportions inacceptables. Les blindages sont beaucoup trop près des enroulements et ces derniers ne correspondent pas aux pratiques recommandées pour obtenir un bon facteur Q. Les bâtonnets en ferrite essayaient de contrecarrer ces problèmes sans pourtant arriver aux performances des anciens transformateurs FI, beaucoup plus volumineux.