Une chose me surprend dans ce projet. A en juger des schémas pris comme références, ce récepteur ne pourrait donc recevoir que l’AM. C’est bien peu pour un récepteur de trafic. Il faudrait au moins encore la possibilité de recevoir la CW, la BLU et peut-être même la FM. Outre le détecteur de produit qui deviendrait nécessaire, il faudrait encore un CAG approprié et qui se différencierait sensiblement de ce qui nécessaire pour l’AM. En outre, une bande passante variable deviendrait nécessaire, celle-ci devant même pouvoir devenir très faible, particulièrement pour la CW.
Je redoute qu’un malentendu ne s’installe et j’estime nécessaire de mettre certaines choses au point. Nous parlions donc de cette prise sur le secondaire du transformateur FI sur lequel se trouve connecté le détecteur par diode.
Dans le cas de récepteurs de radiodiffusion classiques, la pratique suivante est à peu près la plus courante pour un transformateur FI. Le primaire est identique au secondaire. Le bobinage se fait en nid d’abeille à une seule galette. L’inductance est d’environ 1mH pour une FI d’environ 460 kHz. Le facteur Q est d’environ 150 pour les transformateurs plus récents, employés avec des lampes comme la EF89, et peut allez à plus de 300 pour les transformateurs plus anciens, qui furent utilisés avec des lampes comme la 6K7. Le dernier transformateur ne se différencie des autres que par une prise sur le secondaire, à laquelle se trouve connecté le détecteur à diode. Cette prise est généralement au centre de l’enroulement. Le couplage est tel que le produit du facteur Q par le coefficient de couplage soit très proche de l’unité.
La raison du couplage à une prise découle de l’amortissement que produit le détecteur par diode. Celui-ci est bien plus important que celui produit par le circuit de grille d’un étage amplificateur FI. Pour plus de détails, voyez par exemple le volume 1 du bouquin de Sturley. La chose y est bien expliquée. La solution de la prise présente l’avantage de laisser le secondaire sous la forme habituelle, sans prise. Pourtant, un secondaire avec seulement la moitié du nombre de spires que le primaire, donnerait à peu près le même résultat. La capacité d’accord serait alors sensiblement plus grande. Certes, d’autres différences existent encore, mais elles sont de second ordre. La courbe de réponse amplitude vs. fréquence n’est guère différente avec une prise. Il convient pourtant de reconnaitre que le facteur Q en charge est probablement différent lorsqu’un détecteur à diode est connecté au secondaire. Cela n’est pas un inconvénient majeur. Il n’est pas nécessaire que le facteur Q soit le même au primaire qu’au secondaire.
Ces deux manières de faire ne sont pas les seules possibles. Surtout dans le cas de transformateurs FI à sélectivité commutable, les solutions mises en œuvre peut être bien plus complexes. C’est presque toujours le cas sur les récepteurs de trafic. Tiens, ne parlons-nous pas justement de ces derniers ?
Partant en voyage demain, je répondrai plus en détail à mon retour. Souris Blanche, vous avez raison en tous points ; mais, pour faire court, mon projet vise plus à construire un « poste ondes courtes » qu’un « récepteur de trafic ». Je préciserai cela plus tard ; disons que mon rêve aurait été de partir d’un bloc du genre Atlas ou Colonial ; devant l’impossibilité de trouver ces blocs, je me suis rabattu vers un poste mono-bande qui sera (peut-être !) précédé de convertisseurs. En fait, c’est d’abord l’AM que je vise. La BLU pourquoi pas, mais avec des MF classiques, la sélectivité ne sera pas là.
Si je suis parti du schéma de F. Abignoli, c’est qu’il existe, et que je suis bien incapable d’en concevoir un !
A bientôt
Michel
Bon voyage ! Bonne route !
A bientôt, donc !
J’ai un petit programme, que j’ai écrit, qui permet de calculer la capacité du trimmer et du padding dans le cas du schéma employé le plus souvent. Il est basé sur la procédure de Sturley, elle-même basée sur des travaux d’autres auteurs. En gros, on se sert de la ressemblance de la courbe d’erreur avec celle résultant des travaux de Chebychef (je ne sais jamais comment on écrit son nom, à celui-là). Le résultat est très souvent très acceptable.
Ce n’est pas du click-o-rama cher à Bill Gates, ce programme. Il marche avec GNU octave, qui utilise lui-même gnuplot. Rien que des logiciels libres et gratuits, qui tournent sur toutes sortes de machines. Ceux qui utilisent LINUX l’ont peut-être déjà installé sur leur engin puisque LINUX c’est aussi GNU. Ce programme marche probablement aussi sous matlab, mais je n’ai pas essayé. Là, ce n’est plus à l’œil.
Mon petit programme est tout simple, mais il permet aussi des modifications faciles. Et on voit exactement ce qu’il fait. Au bout du rouleau, il montre la courbe d’erreur. Comme cette courbe est produite par un sous-programme incorporé, on peut soi-même appeler ce sous-programme en modifiant quelque peu les valeurs qui viennent d’être calculées. On voit alors ce que cela produit.
Je n’ai pas encore écrit de documentation. Ce programme était surtout destiné à mon propre usage. Mais s’il peut vous être utile, je veux bien vous le filer. C’est GNU, bien sûr ! Qu’on se le dise !
Bonjour,
Je reprends donc le fil de nos échanges sur mon projet de récepteur OC ; il ne s’agit pas de concevoir un récepteur de trafic : je n’ai ni les connaissances, ni le matériel de mesure pour cela ; il s’agit de réaliser,à partir de schémas existants, un récepteur OC du genre BC348, Redifon RM 50, etc., mais monobande, auquel, sur vos conseils, j’adjoindrai des convertisseurs.
Voila pourquoi je partirai du schéma de F.Abignoli, à ceci près que je remplacerai le VFO par un Franklin, sur le conseil de Jacques. Ceci étant, je suis ouvert à toute suggestion, et à toute prposition de schéma…
Je commence par l’alim : je prévois 5U4 en redresseuse (parce que jen ai une, et qu’elle peut sortir 200mA, en prévision des convertisseurs). Questions : capa ou self en tête ? Comment déterminer la valeur minimale de L ? Les explications du RDH sur le sujet ne m’inspirent pas… Il y aura aussi une sortie HT régulée (tube genre 0A2) pour le VFO et le BFO. L’alim au point, je passerai à la BF (schéma Abignoli : EF86+EL84). On rentrera « dans le dur » après.
Concernant la détection du schéma « Abignoli », qui posait question à plusieurs d’entre vous, je suis preneur d’un schéma avec AGC « différé » !
Bien cordialement
Michel
Vaste projet particulièrement pédagogique !
Je simplifierais l’alimentation : diodes silicium et pas de self de filtrage, ainsi que l’étage BF, une simple ECL82 et vous pourrez attaquer de suite la partie MF + détection…
Je vous souhaite une bonne réalisation !
Pierrot, au risque de paraitre un peu têtu, l’aspect nostalgique de ce projet n’étant pas le dernier qui m’inspire, je maintiens pour l’alim la solution « tubes », quitte à baisser le chauffage dans le shack :mrgreen:
Reste l’épineuse question : self ou capa en tête ? A moi le RDH !
Michel
Si vous avez la self de filtrage, c’est le moment de l’utiliser !
Sinon ça sera 2 capas en Pi, et ça marchera aussi bien, surtout sur 14 MHz…
Salut à tous les OMs !! Pour les mandrins LIPA de 8 mm, je pense à : La radio pour tous, monsieur MOREL, dans l’Isére.Ancien PDG d’ Electronique Diffusion, homme super sympa, grand collectionneur de radio et de …voitures anciennes.A contacter !! 73s à tous de F1UO
Salut Joël 8)
http://radio-pour-tous.fr/UntitledFrame-4.htm
Prendre rendez vous avant, mais vaut largement le détour ! !
La véritable caverne d’Ali Baba 
Yves.
Bonjour,
Voir l’article sur le sujet recepteur amateur dans le dernier N° de la revue.
Amicalement
Rémy
Bonsoir,
Pour en revenir à l’alim du récepteur OC, je crois comprendre dans le RDH (p1182 et suivantes) que le filtre avec self en tête est meilleur en régulation, mais qu’il fait perdre plus en tension que le filtre avec capa en tête. Exact ?
Par ailleurs, je n’ai pas trouvé dans ce bouquin de schéma de mixer à oscillateur séparé (je voudrais réaliser un Franklin d’après le schéma de F6FKN) ; tous les schémas utilisant un seul tube pour les 2 fonctions… où bien je suis bigleux ?
Pour la détection et le CAG (différé), où puis-je trouver un schéma susceptible de remplacer celui de F. Abignoli ? Toujours dans le RDH, la diode de détecton est attaquée par le secondaire du dernier transfo MF, sans prise intermédiaire…c’est contradictoire avec les considérations précédentes sur l’amortissement induit sur ce transfo MF, non ?
Enfin, Rémi Mur cite une revue…mais laquelle ? une copie de l’article en question est-elle envisageable ?
désolé, j’ai encore mille questions à venir ! 
Cordialement
Michel
Bonjour,
La revue du club bien sur Radiofil magazine N° 45
Amicalement
Rémy
Il a une tension de sortie qui varie moins en fonction de la charge que dans le cas de C en tête, mais SEULEMENT à condition que le courant ne soit pas trop faible. Il n’y a pas davantage de pertes de PUISSANCE dans l’un ou l’autre. Voir aussi mydarc.de/dj0ot/Rectifier-L.pdf
L’oscillateur Franklin utilise deux tubes qui sont généralement des triodes. Dans la même ampoule ou pas, ça va pas faire tourner la Terre autrement.
Il ne vous plait plus maintenant ?
Ce n’est pas contradictoire si le nombre de tours au secondaire est moindre qu’au primaire. La façon de faire la plus usuelle est toutefois l’emploi d’une prise. Mais aucun Evangile ne vous force à ça.
Il y a la 6L7 qui fait très bien la mélangeuse avec un oscillateur séparé…
Le RDH doit bien en causer quelque part ! 
Exactement ! Tout comme la 6BA7, 6BE6, 6SA7 et bien d’autres encore. Il n’y a d’ailleurs aucun inconvénient à utiliser une ECH81 avec un oscillateur séparé.
Ca n’est pas ce que je voulais dire ; ma question était : le RDH est plein de schémas de changeur de fréquence à 1 tube (triode-heptode, par ex.), dans lesquels il me semble que l’injection du signal oscillateur est faite par une capa interne du tube entre section triode et section heptode. Je n’ai en revanche pas vu de schéma où l’oscillateur et la mélangeur sont séparés, ce qui suppose une liaison par capa (?) sur une des grilles du mélangeur (laquelle pour une 6BE6 ?) ; Jacques m’a cependant fourni des schémas dont je peux m’inspirer.
Euh, sauf erreur, votre honneur
, ça n’est pas moi qui ai parlé le premier de l’amortissement du secondaire par la diode en l’absence d’une prise intermédiaire ! Un schéma ne peut ni me plaire ni me déplaire, contrairement à un synoptique, car je n’ai pas les connaissances détaillées pour ça ; je voudrais simplement de partir d’un schéma « raisonnablement performant »… terme vague s’il en est.
Certes, mais rien n’indique dans ce que j’ai lu (mais peut-être ai-je lu trop vite) que le primaire est différent du secondaire.
Pour le reste, merci à Pierrot pour les references, je vais les lire.
Bien cordialement
Michel
Dans la plupart des triodes/heptodes et triodes/hexodes, il existe une connexion interne au tube entre la grille de la triode et la grille de l’autre tube sur laquelle se fait l’injection du signal de l’oscillateur. Dans certains tubes, pourtant, ces grilles sont sorties séparément. L’injection se fait soit sur la première, soit sur la troisième grille. Il existe même des tubes dans lesquels ces deux grilles n’en sont physiquement qu’une seule (6K8, par exemple). Mais c’est assez spécial.
Sur les récepteurs de radiodiffusion, il est rare de trouver des tubes physiquement séparés pour le mélange et l’oscillation. On se sert soit de tubes auto-oscillateurs comme la 6A7 (ou même E448), EK3 ou 6BE6, ou bien de tubes triode/heptode ou triode/hexode ayant les deux tubes dans la même ampoule. Notez bien qu’avec un tel tube double, il s’agit bel et bien d’un oscillateur séparé. Même si les deux sont dans la même ampoule. Sur les récepteurs de trafic, le tube oscillateur est presque toujours physiquement séparé du mélangeur.
Il s’agit presque toujours d’une connextion directe.
Sur la 6BE6, l’injection de l’oscillateur se fait habituellement sur la première grille.
Jacques a eu raison. C’est un monsieur fort compétent.
J’ignore si ce fut moi qui ait parlé en premier de cela sous le présent sujet. Mais cet amortissement est une réalité physique qu’il serait très imprudent d’ignorer. Avec prise ou bien sans.
Je ne sais pas si je vais vous croire. Je pense que nous avons tous des schémas qui nous emballent. La performance n’est pas seulement une question de schéma. Tout particulièrement dans le cas de l’oscillateur et du mélangeur, de tous petits détails peuvent changer beaucoup de choses. Je sais bien qu’un débutant ne me croira pas. Plusieurs fois déjà, j’avais mentionné la série des bouquins de Philips. Dans le tome 4, on traite longuement de ce sujet. A la lecture de cela, vous pourrez vous rendre compte de ce dont je veux parler.
Les ouvrages de vulgarisation passent bien souvent sous silence la structure exacte du transformateur FI ou bien ils en parlent de façon très vague. Pour en savoir plus, il faut s’adresser à des ouvrages plus détaillés ou à des articles dans la presse spécialisée. Comme je l’avais déjà écrit, le système à prise est celui que l’on rencontre le plus souvent dans le cas des récepteurs de radiodiffusion. Les récepteurs de trafic utilisent généralement des transformateurs plus complexes.
Bonsoir,
J’ai besoin pour mon projet de récepteur OC de tôle d’alu ; mais quel alliage dois-je demander chez Weber ? AU4G, AU5G, autre ? leur catalogue n’en manque pas !
Cordialement
Michel
Doctsf (Modèles & Marques)
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