From scratch

J’y avait pensé, mais la différence de résistance du filament à froid et à chaud ne pose pas un problème à la mise en route ?
Michel

Éventuellement. Ça permet au moins de tester si l’alimentation sait encaisser une sur-intensité. Ces lampes vous permettent aussi de tester si l’alimentation est capable de débiter. Mais pas question de faire des mesures avec une telle charge dont la résistance est imprécise.

Imprécise, et variable (CTP) !

Il est certainement difficile de trouver une lampe à incandescence 230V 30W…

Je ne sais pas. J’en ai une de 28 W juste à côté de moi. Mais, de grâce, ne me considérez surtout pas comme référence !

Chiche ! :wink:

Bonjour,

Les lampes d’eclairage de frigos ou de fours font 15W sous 230V.

Pourquoi s’em…er, alors qu’il suffit de 4 résistances de 10 KO 10 watts ?

Je reviens vers vous avec une question très basique :
Dans un transfo BF, ou un transfo d’alim, le rapport des tensions au primaire et au secondaire est donnée par le rapport des nombres de spires.
J’ai cru comprendre que dans un transfo MF, c’était le coefficient de surtension de chaque bobine et le coefficient de couplage qui déterminait ce rapport de tensions. Vrai ?
La différence entre les 2 types réside-t-elle dans le couplage, très fort dans le premier cas ? Merci de vos explications
Michel

Ce qui change surtout, c’est que le transfo MF est un circuit oscillant, qui résonne à la fréquence d’accord.

Le transfo d’alim ne résonne pas sur 50 Hz, ni le transfo BF…

Tout au moins à vide. Mais, il ne faut pas oublier de tenir compte des pertes.

Fondamentalement, un transfo FI est un transfo. Que pourrait-ce être d’autre si c’est construit comme un transfo ? L’accord des circuits joue, bien entendu, un rôle important dans le fonctionnement. Tous ces transfos ont un couplage, donc aussi un coefficient de couplage. Dans le cas des transformateurs d’alimentation, on s’en occupe assez peu. Mais dans le transformateur de sortie, cela importe beaucoup. Dans les transfos FI, le rôle du coefficient de couplage importe bien plus. En fait, c’est surtout le produit k * Q qui importe.

En raison des besoins, on préfère avoir un coefficient de couplage aussi fort que possible, dans le cas du transformateur d’alimentation. Dans le cas du transfo FI, on choisira le coefficient de couplage en fonction du produit k * Q désiré. Considérant le Q habituellement rencontré, le coefficient de couplage k sera donc assez faible.

… et le rapport de transformation peu d’importance…

CQFD ! :wink:

Le rapport de transformation a tout autant d’importance qu’ailleurs et pour les mêmes raisons. Même si certains s’imaginent qu’un transfo FI doit nécessairement avoir un rapport 1:1.

Ce que je cherche à savoir, in fine, c’est ce qui détermine le rapport des tensions entre primaire et secondaire d’un transfo type MF, à 2 circuits accordés : le rapport du nombre de spires (donc L1/L2), le coef de sutension de chaque bobine, et le coef de couplage. C’est ce qu’il me semble comprendre de la lecture du RDH, pages 412 et suivantes, à ceci près que le gain donné est le gain du circuit complet tube compris : correct ?
Alors que dans un transfo BF, dont les cicuits ne sont pas accordés, seul compte le rapport du nombre de spires.
Cordialement
Michel

In fine et sans maths ? Sorry, je ne peux pas ! Je vais essayer sans « in fine ».

Excusez-moi de vous décevoir, mais avec un transformateur BF, ce n’est pas le rapport de transformation, à lui seul, qui compte. Il y aussi la résistance des enroulements, l’impédance de la source, celle de la charge, les capacités de tous poils, etc. Finalement, avec le transfo FI, ce n’est pas différent. Seul l’importance pratique de ces facteurs diffère. Un circuit avec un transfo FI ou BF, ce n’est pas le transformateur à lui seul, mais aussi tout ce qui tourne autour. Généralement, l’impédance de la source est beaucoup plus grande, dans le cas d’un ampli FI, si bien qu’on considère généralement cette source comme une source de courant plutôt qu’une source de tension. En théorie, c’est équivalent. Avec le transfo BF, les capacités sont presque toujours parasites, sauf la capacité habituellement en parallèle sur le primaire. Avec le transfo FI, on accorde délibérément le primaire et le secondaire avec des capacités matérielles. Cela ne change rien au fait que le transfo reste un transfo et qu’il se comporte donc ainsi. Mais il nous faut considérer le tout et pas seulement le transformateur seul. S’il n’y avait que le transfo seul, sans aucune capacité et sans aucun amortissement, le rapport des tensions correspondrait au rapport de transformation et cela à toutes les fréquences supérieures à zéro. Nous avons donc affaire à un circuit complexe et ce circuit, tel qu’on le rencontre en pratique, présente un maximum de transmission à la fréquence dite FI. Habituellement, on choit un produit k * Q voisin de 1. Je sais, les maths… Sorry ! k est le coefficient de couplage et Q est le le facteur Q en charge. S’il diffère du primaire au secondaire, on prendra la moyenne géométrique des deux. C’est la racine carrée du produit.

Ça vous suffit comme ça ? Vous savez, je peux continuer et vous écrire encore des choses invraisemblables à cet endroit. Vous allez pas me crois, je le sais. Mais il est bien connu que je suis gaga. Je n’ai donc pas grand chose à perdre. Allez ! Un tout petit coup, quand-même: Le maximum de transmission, déjà cité, n’est rien qu’un minimum déguisé ! Et c’est l’amortissement des circuits qui transforme ce minimum en maximum. Le k * Q = 1 n’est donc pas le fruit du hasard.

Allez ! J’arrête…

Souris Blanche, je n’ai pas dit sans math… mais écrire les équations dans un « post », c’est pas simple. Il faudrait vraiment que je me plonge sérieusement dans un bouquin genre RDH, mais le courage me manque en rentrant du boulot, où je vois aussi des équations.
Merci pour vos explications ; je vais digérer tout ça.
Cordialement

D’après mon expérience personnelle, je considère que le moyen le plus sûr est d’attacher un document en pdf. A peu près tout le monde peut lire ça et en pdf on peut inclure à peu près n’importe quoi. Et tout cas, les équations ne constituent pas de problème. Mais l’auteur doit d’abord écrire tout ça et cela constitue souvent pas mal de boulot.

J’ai assimilé un peu vite un transfo d’alim à un transfo BF, ce qui, à la reflexion, n’est pas judicieux… A moi le RDH !
Michel

Ben… Un transfo est un transfo, même s’il existe des différences dans les caractéristiques. Et celles-ci peuvent être importantes. Le fonctionnement est pourtant le même. Mais comme je l’ai déjà écrit, un circuit comportant un transfo ne se comporte pas comme un transfo pris isolément.

+1 pour l’explication de la souris. En ajoutant un twist en plus, c’est que pour la sélectivité des circuits accordés couplés (et donc la courbe de la réponse en fréquence dans la bande passante) intervient aussi la notion de couplage critique.

Ce couplage transitionnel (que certains appellent « critique ») est celui pour lequel k * Q = 1.