Gradateur et mesures Linky

Non, sur mon compteur je n’ai que la puissance apparente qui s’affiche après avoir appuyé 5 fois sur le bouton…

Es-tu sûr que dans ta formule de VReff il faut diviser Û par racine de 2?

Je ne vois pas trop le sens du message de Jardine un peu plus haut, un gradateur ne consomme rien, c’est la forme d’onde résultante de l’amorçage avec retard qui provoque des perturbations, plus ou moins violentes en fonction de la charge (le pire étant sur charge résistive type CE d’ailleurs, le dV/dT étant maximum) et de l’instant d’amorçage.
Quant à la photo du gradateur postée par Demys, il semble d’agir d’un modèle type chinois pas cher qui ne comporte pas ou peu de structure de filtrage. Avec ce genre de produit, bonjour les parasites et perturbations sur le réseau : à proscrire.
Pour info, je me suis inspiré de gradateur(s) du commerce (blocs de puissance lumière) et pas mal de recherches chez divers fabricants spécialisés pour la conception de mon filtrage. Celui-ci repose principalement sur l’inductance série qui est réalisée avec un matériau adapté.

et c’est reparti avec le gros melange des chous et des carotes…

La puissance apparente (exprimée en VA "VoltAmperes) est toujours superieure ou égale à la puissance active exprimée en W Watts
Cela à déja été expliqué precedement ici :

Le pauvre Linky n’y est pour rien.

Oh que oui, il est précis.
Heureusement d’ailleurs, vu que c’est un compteur de mesure pour faire la facturation de l’energie absorbé par le client.

Le Linky n’affiche pas la puissance active absorbée à un instant t.
C’est pas prévu, pourtant cela éviterait toutes ces histoires de melange des VA et des W et soupçons de complots.

Sauf que c’est la puissance apparente qui fait sauter les disjoncteurs et les fusibles.
C’est surtout ça qui contrarie l’usager lambda.

Oui c’est bien dommage car ce serait facile d’afficher cette puissance active en temps réel!

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Jardine, OK pour le calcul de la puissance apparente (en enlevant le racine de 2) mais comment calcules-tu la puissance active?
merci!

Comme il s’agit d’une résistance, la puissance active est toujours donnée par :
P = Veff² / R

Dans le cas général ou le courant a une forme quelconque, il faut revenir au calcul de base :
P = Valeur moyenne [ v(t) x i(t) ].
C’est pas simple…

Je pense avoir trouvé: Il faut calculer pour chaque angle le facteur de puissance qui vaut Ireff/I0 et le multiplier à S et on obtient P. Ce qui donne la courbe suivante faite sous excel :


On ne tombe pas tout à fait sur mes mesures quand même.

Bonjour
Même problématique chez moi. Je cherche à faire fonctionner mes ballons tampon (c’est un chauffage central avec deux ballons tampon électriques pour pouvoir chauffer en appoint avec la production des panneaux solaires) sur les panneaux solaires quand la maison est inhabitée en hiver. Avantages : l’installation est en hors gel, et elle est chauffée à minima avec la production solaire (certes modeste en hiver), sans consommer les kwh onéreux d’EDF.
J’ai imaginé mesurer la puissance produite par les onduleurs des panneaux solaires … un tore de mesure, un redressement sans seuil avec des amplis OP, la génération d’une commande 0/10 volts afin de piloter un variateur de puissance qui commande les chauffe eau. La question est pour l’instant : variateur à gradateur ou commande par trains d’ondes ?
Le gradateur génère des parasites et beaucoup d’harmoniques et je me demande ce que comptabilise le Linky dans ce cas de figure.
La commande par train d’ondes entières me semble plus propre.
L’idée est d’utiliser un variateur de puissance de marque, pas de le bricoler moi-même.
Je vois que nos amis ont déjà utilisé ce principe avec succès.

Les courbes ne semblent pas justes, car il faut trouver P = Pmax/2 pour alpha = 90°. Certainement une erreur de parenthèses dans Excel.
Je me suis aussi fait avoir, les courbes que j’avais donné plus haut étaient fausses, je les ai corrigées. Cela confirme toujours les bonnes mesures de Linky.

Bonjour « Julienbeta »,
Comme dit plus haut, allez voir sur le forum PICAXE francophone où mon projet est développé, et d’ailleurs en cours d’amélioration …
Oui, le gradateur par angle de phase génère des interférences, d’autant plus violentes que le courant est élevé et la charge « presque » complètement résistive. Mais avec le filtrage ad’hoc, c’est bien limité. Comme aussi écrit plus haut, le montage et les composants sont inspirés de montages commerciaux (blocs de puissance lumière théâtre) qui se doivent de respecter les normes.
La commande en train d’ondes n’est pas le mieux approprié, lors de la conduction (qui est donc forcément au nominal de la puissance), tout ce que les panneaux ne peuvent fournir est prélevé sur le réseau, donc mesuré par le Linky, donc facturé, sans compter le flicker.
Avec un système qui commande en permanence le niveau de courant injecté dans le ballon,il n’y a pas de courant en soutirage (ou très peu lors de variations brusques d’ensoleillement par exemple), ce qui pour moi est le but recherché. DE plus ce montage gère aussi le chauffage en courant de nuit si pas assez en journée.
Oui, le mieux serait de mesurer en temps réel le courant injecté (tore, redresseur, intégrateur …), c’est plus compliqué. Le Linky fait le boulot de son côté, même si l’info n’est dispo que toutes les 1,8s environ et que la valeur du courant n’a pas de décimales.

Merci pour la réponse oui j’irai voir le forum Picaxe.
Pour la mesure de courant et la commande de puissance j’ai trouvé ça …


A insérer en sortie des onduleurs des PV… ça devrait pouvoir piloter un gradateur … avec quelques automatismes et sécurités (hors gel, thermostat, etc…) sans trop se compliquer la vie

Oui, ce système de mesure peut peut-être convenir (moyenne redressé …) pour mesurer un courant. Mais à part son prix (tout de même 150€ ttc + port), il lui faut une alim en plus.
Et puis, il va bien falloir de l’électronique derrière pour piloter un gradateur !! Ce n’est pas aussi simple : il faut mesurer le courant injecté au niveau du compteur, sinon on ne voit pas ce qui est consommé par le reste de l’habitation !!
Le prix de revient de mon montage est de l’ordre de 120 € de matériel, et il gère la chauffe J/N avec info externe (gestionnaire, contact Linky, horloge …), dérogation, energie envoyée au C/E …

tout à fait : j’ai trouvé un gradateur qui se pilote en 0/10 volts. Le tore de mesure est juste en sortie des onduleurs des PV : donc il mesure la production et rien que la production.
Dans mon projet, j’utilise 100% de la production pour chauffer les radiateurs. Le reste de l’habitation est hors service…
En fait j’ai regardé ce que l’on peut adapter avec les solutions du commerce pour ne pas faire compliqué quand on peut faire simple. Mais il n’est pas exclu que je réalise ce « routeur » … histoire de se prendre le choux à concevoir un schéma et réaliser un PCB.
Votre solution est très intéressante aussi.

Bonjour Julien , je suis intéressé par ton gradateur. Ou l’as tu trouvé?
Pour mesurer tes courants et puissances il y a des choses toutes faites chez aliexpress : Carte JSY-MK-194T 28€ chez Aliexpress directement compatible avec des cartes Arduino.

En fait si, ça fonctionne : Linky accepte sur des durées < 1 seconde des courants aller-retour sur le réseau, en facturant le courant moyen. Ceci est conçu semble-t-il pour ne pas facturer les courants réactifs.

Le principe est le suivant : dans un créneau de 1 seconde, on commute x/10 de seconde la marche du chauffe-eau par relais statique, le réseau EDF fournit la puissance manquante, et les (10-x)/10 de seconde restants, les panneaux réinjectent à EDF l’énergie consommée pendant les x/10 secondes !

Exemple : chauffe - eau de 2 Kw, les panneaux fournissent 500 watts. On commute le chauffe-eau pendant 0.25 s, les panneaux fournissent 500W, Linky fournit 1.5 kw. les 0.75s restants, on arrête le chauffe eau et les panneaux rendent 500W à EDF pendant 0.75s. L’énergie fournie par EDF pendant les 0.25 s est semble-t-il déduite et non facturée ? Il paraît que ça marche pour déduire la puissance réactive de la consommation Linky.

Un ami a testé, avec boucles de courant partout et tout et tout, et ça marche…

Voir ici : https://f1atb.fr/fr/routeur-photovoltaique-modes-de-regulation/comment-page-1/

C’est le système qu’il a acheté et installé, et ça fonctionne…

ça, ça m’étonne beaucoup, le Linky numérise tension / courant en permanence, genre 1 khz ?, afin de déterminer tension/courant/déphasage pour les différentes puissances (voir formule doc Enedis). Les calculs sont réalisés toutes les secondes (à priori) au moyen d’intégrations des échantillons de ces mesures.
Je ne vois pas pourquoi pendant le temps de conduction, fut-il court (1/4 s, c’est tout de même 12,5 périodes), ce qui est numérisé pour le calcul serait ignoré ?
C’est « moyenné » sur le temps de mesure, donc ce sera payé, en tout cas pour la partie déterminée comme puissance active. Par ailleurs, le calcul de puissance est cumulé en permanence (Led qui clignote) et il n’y a jamais de soustraction dans les différents index (seul Enedis peut faire des RAZ)
L’énergie fournie par EDF pendant les 0.25 s est semble-t-il déduite et non facturée, je pense que ça c’est une vue de « l’esprit ». Il serait bon d’approfondir les manips de l’ami concerné