Rebonjour Pierrot,
La plupart des revues que je restaure et mets en ligne ne proviennent malheureusement pas de dons papier. C’est rare. La majorité m’arrive via des plateformes comme eBay, Rakuten ou encore par l’intermédiaire de particuliers… qui, hélas, en font bien trop souvent commerce. Pour ma part, je ne consacre pas d’argent à ce type de loisir : c’est, pour être tout à fait franc, Walter qui en assume la quasi-totalité des frais.
Une fois les revues reçues, je les numérise et les restaure si nécessaire, afin de leur redonner un certain éclat avant publication sur mon site. Walter les récupère ensuite par lots, il vit à l’étranger, d’où des envois toujours groupés. En résumé, je n’ai aucune dépense réelle : je ne fais qu’avancer les fonds dans certains cas.
Bien sûr, tu peux tout à fait participer au financement des revues achetées dans le commerce. Par ailleurs, quelques contacts de longue date me confient parfois de belles raretés sous forme de dons papier temporaires : je les scanne, puis les leur retourne sans les agrafes.
Il est toujours regrettable de voir certains proposer à prix d’or un pan du patrimoine audiovisuel auquel ces publications appartiennent. Comme j’aime à le dire : n’étant pas colombophile, je considère que 10 € pour une revue est déjà un tarif bien élevé pour des documents qui relèvent de l’histoire de la télévision. Alors quand j’en vois une à 70 €…
Mais quel plaisir de faire revivre une revue oubliée, retrouvée sous un pied de meuble… Témoin d’une époque révolue, celle de mon adolescence, où j’attendais avec impatience, dès mes 16 ans, les nouveautés des grands constructeurs dans ma boîte aux lettres. J’y ai retrouvé l’électrophone que mon père avait offert à mes frangines en 1972, les téléviseurs que l’on voyait dans ma grande famille, et tant d’appareils audio qui peuplaient les souvenirs de mes jeunes années. C’est un remède mille fois plus efficace qu’un médicament contre la morosité, l’oubli ou même le temps qui passe.
Je me suis pris à mon propre piège avec mon site Grundig Passion. L’ajout des marques Philips, Thomson, Océanic et Telefunken m’a un peu contraint à faire ce que je refusais jadis, lorsque je dépannais exclusivement les téléviseurs Grundig : m’intéresser aussi à ce que proposait la concurrence. Une curiosité intarissable, presque maladive… mais ô combien stimulante. Et quand on n’a pas la santé, c’est encore le meilleur des traitements.
Ah, nostalgie, quand tu nous tiens…
RVB
Doctsf (Modèles & Marques)
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