Les gars d’un point de vue étude et structure c’est une alimentation à découpage a hacheur série donc dévolteur.
Certes elle ne ressemble en rien à nos futures alimentations à découpage a transfo SMPS (transfo dit de haute fréquence) mais il s’agit d’une alimentation à découpage de « première génération ».
Le but du jeu c’était de prendre le secteur redressé filtré (310v continus) et par « hachages » et arrêts rapides, de doser l’énergie donnée à la charge…et d’éviter ce putain de Ballast qui dissipait une sacrée énergie en charge et surtout dangereux en cas de court-circuit (plus de régulation la tension de sortie placarde à 300V et la base de temps se flingue, quand ce n’ est pas le tube ). Le rendement de ces alims ne cassait pas des briques, de la puissance était perdue en effet joule ou effet barbecue…
La fréquence de découpage était proche de la fréquence ligne 625 pour éviter les accrochages possibles avec la base de temps H énorme consommatrice d’énergie. La les rendements dépassaient les 80%, mieux qu’un transfo secteur classique.
L’ancêtre de celle-ci était l’alimentation a redressement a thyristor utilisée sur les premiers châssis Grundig à partir de 1972 et les Telefunken (le 711/712/812 utilisent ce principe) ; plus d’effet joule, le thyristor était amorcé avec un retard calculé pour obtenir la tension voulue, l’inconvénient était que la fréquence était imposée, à savoir 50 hertz, fréquence du secteur. Le reste (modulation de rapport cyclique, régulation, protection de sur consommation) n’est que de l’intendance, du rajout sur le principe de base. On ne peut pas parler de découpage ici, et pour info, il rentre de l’alternatif, le thyristor redresse et donne le continu après filtrage.
L’inconvénient des alims a thyristors et les premières alimentation à découpage avec ou sans transformateur était aussi la fabrication d’harmoniques qui pouvaient générer des parasites, notamment pour les postes radio.
Le principe du redressement/régulation à thyristor et celui à découpage de la K9/KM2 est identique et les conséquences aussi : châssis chauds… Eindhoven négligeait ce détail, la France avec RTC moins car on pensait déjà aux entrée sorties audiovisuelles (prise Jeux et VCR sur le TVC5) donc sécurité assurée avec un châssis froid, isolé galvaniquement du secteur.
On ne s’était pas cassé la tête a demander cinquante mille alimentations secondaires. Il devait y avoir l’alim de 20-40v pour alimenter les circuits oscillateurs des bases de temps.
Les basses tensions étaient peut-être générées par des secondaires du transfo THT, notamment les tensions du tuner et traitement FI - vidéo chroma et Convergences (les tubes étaient des Delta 90 ou 110°).
A moins qu’elles ne soient dérivées des 20-40 v de basse tension…
Je dis peut-être une grosse bêtise mais les modules de commande alimentation réalisés sur une platine à part échangeables, réalisés en discret, on est en 72/73, étaient semblables entre K9/KM2 (châssis hollandais conçus à Eindhoven) et le TVC5 ( La Radio technique) : oscillateur a thyristor BR101), modulation de rapport cyclique a transistors et sécurité surtension avec un autre thyristor BR101 lui aussi.
Je me réfère a mes cours et TP d’électronique de puissance, je rappelle que je me suis baladé sur l’alimentation de KM2 en TP…le prof n’en revenait pas…
Quand je lui ai dit que je m’intéressais et débutais en télévision, il a compris…je m’intéressais aussi aux autres TP (redresseurs à thyristors, onduleur, et justement convertisseur continu-continu)
Le hacheur survolteur lui met la charge en parallèle avec le découpeur, la self de stockage d’énergie étant en amont du découpeur.
Je pourrais presque faire un cours dessus car je m’en rappelle encore très bien 30 ans plus tard, cela m’avait marqué et plu…
Maintenant vous comprenez le pourquoi de ma classification, mais j’accepte tout à fait que l’on ne puisse pas être d’accord, mais j’ai du mal à comprendre, car là je suis factuel je m’appuie sur de la doc papier d’époque et mon expérience personnelle.
J’ai énormément appris grâce à la littérature technique éditions DUNOD : les ouvrages en 3 tomes de la télévision en couleurs (Théorie, maintenance et la télévision moderne à l’époque -1994) de Jean Herben, les livres de Raffin et G.Laurent aussi…
Sans oublier les précurseurs W.Sorokine et les causeries de E.Aiseberg (là j’étais gamin ça remonte en 1988)…