Bonjour Mircea,
Tu es bien matinal ! Moi qui comptais ne pas trop dépenser de neurones ce week-end, ça part fort…
Sur les châssis de la famille Océanic 1685, dont fait partie le modèle 56 9000, on rencontre effectivement une architecture assez singulière.
A cette époque et à ma connaissance, les téléviseurs à balayage ligne par thyristors étaient alimentés directement à partir du secteur redressé, sans régulation stabilisée en amont de l’étage ligne. Les variations de la tension secteur étaient alors compensées au sein même du circuit de balayage, tandis que la protection des thyristors reposait sur divers dispositifs électroniques de limitation ou d’interruption du courant, faisant eux aussi appel à cette technologie.
Chez Grundig, le circuit de déflexion à deux thyristors alimenté directement par le secteur disposait déjà d’une régulation en boucle fermée capable d’absorber des variations de l’ordre de ±15 % autour de 220 V. Ce système permettait de maintenir dans des limites acceptables la largeur de l’image, la haute tension ainsi que les tensions dérivées, y compris celle destinée au chauffage du tube cathodique.
Dans sa version initiale, cette régulation était assurée par un dispositif magnétique de récupération qui renvoyait l’énergie excédentaire à chaque période (régulation par courant de retour). Par la suite, ce principe fut remplacé par un troisième thyristor commandé en phase. Celui-ci ne récupérait pas l’excédent d’énergie, mais modulait directement celle fournie au circuit de balayage, afin de n’apporter que la quantité nécessaire à son fonctionnement (régulation par courant d’alimentation).
Cette évolution permit de réduire les pertes, d’utiliser des composants résonants plus compacts, notamment les inductances, et d’abaisser les contraintes électriques appliquées aux thyristors. Selon les versions, les tensions de blocage requises passaient ainsi d’environ 600 V à 450 V. L’étage de déflexion lui-même demeurait pratiquement inchangé, mais profitait pleinement de cette nouvelle architecture d’alimentation. A partir du milieu des années 1970, certains châssis Grundig destinés aux grands écrans adoptèrent également une correction Est-Ouest commandée par thyristor.
C’est dans ce contexte technique que s’inscrit, je suppose, le châssis Océanic 1685, décliné selon deux architectures distinctes que j’ignorais (merci pour ton schéma via Cécile).
La première, la plus classique, reste fidèle au principe du balayage résonnant alimenté directement par le secteur. Aucun régulateur stabilisé n’est interposé en amont de l’étage ligne, la compensation des variations du réseau étant assurée par le fonctionnement même du circuit de balayage.
La seconde, que je découvre sur ce 56 9000 Océanic, est nettement plus ambitieuse. Elle fait appel à une alimentation à découpage équipée d’un transformateur d’isolement, donnant naissance à un châssis entièrement « froid ». Le balayage ligne à thyristors bénéficie alors d’une tension régulée en amont, tandis que l’isolement galvanique facilite l’intégration de périphériques externes, notamment via la prise Péritel.
Cette sophistication présente toutefois un revers. Une multiplication spectaculaire du nombre de composants et de sous-ensembles. Face à la relative simplicité de la version directement alimentée par le secteur, on a l’impression d’être devant un véritable « châssis dans le châssis ». Une réalisation techniquement douteuse et d’une complexité qui ne manque pas de surprendre, l’usine à gaz dans toute sa splendeur ! On pouvait se faire une petite fortune en revendant le téléviseur au poids
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J’ai reçu les 3Kg de documents, merci à toi pour le financement et à René pour sa rapidité d’expédition. Quelques docs sont en doublons, mais j’ai des raretés. J’ai d’ailleurs dans le lot le rapport de stage du 1684 Océanic. Sans oublier le dossier de formation de plus de 100 pages du SVR 4004 Grundig version ITT. Bref du taf en perspective !!!
Pour finir, je viens de numériser à nouveau les docs des CAB 3, CBB6 et CAB9 avec le logiciel « qui va bien ».
RVB