Sur le mot, j’ai eu une discussion la semaine dernière avec des amis américains précisément au sujet du mot anglais « computer » (to compute= calculer) traduit par « ordinateur » (« ordonner » « trier » - J Perret) bien qu’il eut été question de dire « ordonnateur » au départ sur la base du verbe « ordonner ». On découvre de drôles de choses sur le plan de étymologie…
C’est bien pour cela que j’avais utilisé le mot calculateur et pas ordinateur.
L’ordinateur est un calculateur, mais tous les calculateurs ne sont pas des ordinateurs.
Il y a eu des calculateurs mécaniques et des calculateurs electroniques analogiques.
Pendant mes études, j’ai utilisé des calculateurs/simulateurs analogiques pour les calculs et tp de RDM (résistance des materaux) et pour l’électronique.
Ce qui semble totalement préhistorique aujourdhui.
Dans ma boite, au début de l’électronique, un calculateur avait 3 ou 400 cartes.
Avec 5 transistors en moyenne par carte. La doc était composée de 3 ou 400 schémas de 40x70 cm environ.
Le premier disque dur était un 50 Mo
Il faisait la taille de 2 machines à laver, et faisait vibrer le sol 2m autour…
une olivetti P101 a cartes magnetiques
j’ai appris sa programmation tanné olivetti pour avoir des cartes magnetiques gratos
et j’y ai programme tous les calculs des TP d’electicite
en 1978, lors de mon entrée chez Ampex, la firme vendait des disques durs à packs amovibles compatibles IBM 360 format « machine à laver » comme celles-ci :
à l’époque, c’était la guerre commerciale dans tous les sens.
Dans le monde IBM, il y avait les produits originaux et une floppée de produits compatibles vraiment trés proches du clone parfait. Aussi bien pour les unites centrales que pour les périphériques et les terminaux.
Coté technique, des propositions d’embauche par les concurrents en permanence.
Dans les années 80-90 on devait perdre, tous les ans entre, 30 et 50% des techniciens, aussitôt formés, aussitôt débauchés par la concurrence avec des augmentations de salaire conséquentes.
Autre calculateur devenu mondialement célèbre : the Apollo Guidance Computer (AGC) embarqué dans le LEM en 1969 avec sa fameuse « erreur 1202 » C’était un petit bijou de technologie pour l’époque et un paquets de $ vu son poids : 32kg ! Le tout avec …4ko de RAM.
Petite info : ce ne sont pas des ordinateurs qu’on voit dans la salle de controle de la NASA mais des écrans de TV qui retransmettaient des données.
Que oui, et le dessin de chaque pièce était loin d’être simple
Les machines a écrire, les facturières et les calculatrices mécaniques, c’était la mécanographie.
Mécanique de précision, avec des mécanismes composés de plusieurs centaines de pièces toutes avec des formes complexes et des pliages de précision. pour s’imbriquer les unes dans les autres, avec des ergots, des ressorts, des embrayages
J’en ai démonté et réparé quelques unes, j’avais toute la doc constructeur avec les éclatés et l’aide des techniciens.
Tout cela a totalement disparu aujourd’hui, il est difficile d’imaginer les prouesses d’imagination pour concevoir ces machines.
Ben moi je n’avais ni doc ni aide mais ça ne m’a pas empêcher d’en réparer ( démontage complet pour nettoyage ) une bonne dizaine , juste pour le plaisir
Quelques exemples parmi les dizaines de photos que j’ai pris
Je viens de retrouver dans mes archives les bons de garantie pour un IBM XT et son écran achetés en 1985 par mon employeur RTC.
Ils ne sont pas enregistrés à la même adresse mais ils ont été achetés à un mois d’intervalle (noter que le 130 avenue Ledru Rollin donne aussi sur le Passage Dallery ).
Ne pas oublier les petits calculateurs Français à bande perforée de chez Intertechnique (A Plaisir près de Paris il me semble ?) : les Multi 8 et Multi 20…