Loyez Grand Amateur

Bonsoir Guy, bonsoir J.P. , bonsoir à tous,

C’est reparti pour les simulations ! Essai donc avec 10 ohms pour R24 (Rk du 1er étage), 12K / 56 pF dans la boucle de C.R. et les 2 * 2 boucles symétriques avec 10M.

Je fais un test pour le gain et l’écrêtage pour voir si je ne me suis pas trompé quelque part. Avec 1kHz à l’entrée et 0,2 volt c à c à l’entrée (70,7 mV eff.) j’ai 2 volts eff. en sortie, ça fait un gain de 28,28. C’est bon ?

Loyez-Bondivenne 1kHz 70,7 mV eff.gif

(Suite)

Sauf erreur de ma part, à 0,46 VAMPL / 1 kHz je suis juste en dessous de l’écrêtage et j’ai 26 volts c à c. Sur 8 ohms ça fait pas loin de 10 watts.

Loyez-Bondivenne avant écrêtage 01.gif

(Suite)

A 0,47 VAMPL / 1 kHz (330 mV) c’est l’écrêtage assez violent, les harmoniques étant réinjectés un peu partout alors c’est la réaction en chaîne ! :laughing: Mais je trouve que c’est très joli.

Loyez-Bondivenne ecretage 02.gif

(Suite)

Avec 200 mv c à c /1 kHz, les signaux sur les plaques de TU1 et TU2 :

Loyez-Bondivenne TU1 TU2 plaques.gif

(Suite)

J’ai abaissé la fréquence à 100 Hz :

Loyez-Bondivenne TU1 TU2 plaques 02.gif

:question:

Bonjour à tous,

Suite de l’essai. Pour info, j’ai noté les tensions continues sur les deux premiers étages en l’absence de signal (résistance R24 = 10 ohms) :

Avec la boucle de C.R. de 12K :

Premier étage :
Anode TU1 = 69,65 V
Anode TU2 = 70,66 V
Cathode TU1 = 1,607 V
Cathode TU2 = 1,663 V

Deuxième étage :
Anode TU3 = 214,12 V
Anode TU4 = 210,77 V
Cathode TU3 = 70,77 V
Cathode TU4 = 71,71 V

Sans la boucle de C.R. de 12K:

Premier étage :
Anode TU1 = 70,67 V
Anode TU2 = 70,67 V
Cathode TU1 = 1,664 V
Cathode TU2 = 1,664 V

Deuxième étage :
Anode TU3 = 211,82 V
Anode TU4 = 211,82 V
Cathode TU3 = 71,75 V
Cathode TU4 = 71,75 V

M.L.

Malheureusement les valeurs à l’ohm près ne suffisent pas, ça marche pour une fréquence mais pas pour une autre donc les signaux carrés passent très mal (quand ils passent :laughing: ). Je n’ai jamais vu un amplificateur marcher aussi mal en simulation, mais c’est très intéressant.

Un oscilloscope est nécessaire mais il faudrait aussi du personnel pour régler l’ampli en temps réel afin qu’on puisse écouter en paix Maria Callas ou Pavarotti. :laughing:

On dit : « Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué », l’amplificateur Loyez et son déphaseur en sont une magnifique illustration.

Bien cordialement,

M.L.

J’ai remarqué quelque chose d’étonnant dans le livre de R. Brault « Basse fréquence et Haute-Fidélité ». C’est au tout début du chapitre « Déphaseur de Schmitt » page 322:

« Dans la résistance commune de cathode (Rk), on a deux courants variables de phases opposées, donc qui se retranchent. S’ils étaient égaux, aucune tension variable n’existerait sur Rk et le tube 2 (TU2) ne fonctionnerait pas. C’est donc le déséquilibre entre Ip1 et Ip2 qui crée la tension nécessaire au fonctionnement du tube 2. » :open_mouth:

Kirchhoff, Thévenin et Norton doivent se retourner dans leurs tombes ! C’est complètement faux ! Le théorème de Thévenin s’applique à tous les circuits y compris celui du déphaseur Schmitt décrit par R. Brault !

La résistance Rk est la source de courant pour les tubes TU1 et TU2 et cette résistance fait toujours la somme des courants variables traversant les 2 tubes et jamais leur différence même quand les signaux de sortie sont en opposition de phase.

« Basse fréquence et Haute-Fidélité » de R. Brault c’est la « Bible » de la Hi-Fi française ? Dans l’affirmative, c’est pas étonnant que la Hi-Fi française ait disparu…

:open_mouth:

M.L.

Bonjour à tous!
Suite aux derniers résultats de M.Leo, j’ai du mal à suivre et à interpréter les résultats:

  • le schéma est-il celui que j’ avais proposé? (rappel: base RdS Dec 57)
    -dans ce schéma; la CR globale utilise 8.2 k. Dans la simulation la CR utiliserait 12 k; quelles sont les autres différences?
  • qu’ est ce VAMPL?
  • toujours dans mon schéma, R24 est bien identifiée, mais Rk, c’est quoi?
    D’une maniére générale,pour faire des comparaisons constructives entre maquette et simulation, il serait souhaitable de travailler sur le même schéma. Sur la maquette, changer une résistance est un calvaire à certains endroit.
    Le gain de 28.8 me parait dans la ligne
    Ceci dit, sans rien changer à la simulation, faire un essai avec, à la place de 10 Ohms, 12 puis 15, 20 Ohms; …etc en surveillant les sorties plaques ECC82. Attention: le réglage semble pointu pour trouver S1 = S2 et bien déphasée.
    JPV a écrit

Je crains que la mise au point de ce type de déphaseur implique bien l’ achat de l’ oscillo de surveillance :mrgreen: :mrgreen:
Mais attendons d’ en savoir plus pour faire un bilan.
En ce qui concerne le transfo Bouyer,ce n’est pas le top, j’ en conviens, mais on fera avec; je compte mettre une partie des secondaires disponibles, ( enroulements CR dédiée et impédance élevée) dans les cathodes EL84 à fin de linéarisation).

Bonsoir,

Le schéma que j’utilise c’est celui que j’ai appellé « Loyez-Bondivenne ». C’est celui-ci :

Ampli Loyez-Bondivenne schema.gif

La résistance de CR est de 12 k au lieu 8,2 k, exact, c’est probablement un vestige d’une simulation précédente :open_mouth: . je vais donc la remettre à 8,2 k. Je vais aussi tourner les tubes d’un quart de tour pour que le schéma sous PSPICE se présente comme le dessin.

Comme trop de simulation risquant de tuer la simulation, je mettrai le schéma complet avant de démarrer une simulation. S’il y a une erreur je pourrais effacer les messages.

Par ailleurs j’ai aussi fait des simulations sur le Loyez RDS de 1960 mais dans ce cas la barre de titre des images indique « Loyez RDS ». C’est sûr qu’il peut y avoir confusion… :slight_smile:

Le VAMPL c’est un attribut de PSPICE (Volts AMPLitude) qui se trouve dans l’élément (part) VSIN (Volt SINus) ça correspond à la tension crête donc moitié de crête à crête, je trouve que c’est pratique car l’amplitude maximale d’une tension VAMPL correspondra à une tension continue définie dans VDC (Volts Direct Current), ça se superpose.

Je prends « Rk » pour la résistance de cathodes du Schmitt classique avec un étage, comme R. Brault, je ne prends pas « Rk » dans le cas du Loyez (sauf erreur de ma part).

OK, je vais donc refaire les simulations avec 10, 12, 15, 20 ohms et les sorties plaques de TU1 et TU2 (le premier étage) après avoir envoyé le schéma.

M.L.

En dépit de la chaleur (et de la sieste concomitante !), je suis parvenu à vous suivre… :unamused:

Cette marotte, depuis l’apparition des transistors, de raisonner en courant, va vous perdre ! :imp:
Si l’on met de côté, Mr Raymond ( le pauvre) BRAULT, ingénieur E.S.E. il nous restera Mr Lucien CHRETIEN, ingénieur E.S.E. qui nous dit :

« Il est évident que le montage (Schmitt) ne peut pas être parfaitement symétrique. En effet, s’il fournissait des tensions V1 et V2 en parfaite opposition de phase et d’amplitude exactement égales, il est certain que ces TENSIONS s’annuleraient exactement dans la résistance Rk. Or, la seule excitation que reçoive le tube 2, lui parvient précisément par l’intermédiaire de Rk »

Et Mr Jacques RIETHMULLER, célèbre ingénieur, de préciser le rapport des valeurs absolues de ces tensions par la relation :

V1/V2 = R1/R2 + R1/R2 x 1/S2.Rk + R1/Rk x 1/µ2

R1, R2, Rk étant les trois résistances d’anodes et de cathode, S2 et µ2 la pente et le coefficient d’amplification de la seconde triode.
Donc si R1 = R2, les deux tensions sont un peu inégales. On peut même les inverser, en faisant R2 plus grand que R1.

La Hi-Fi française n’avait donc pas à rougir, avec les Charlin, Dartevelle, Hiraga, Léon et les autres… :wink:

Amitiés à tous
Jean-Pierre

bonsoir
à mon avis, il manque quelque chose :laughing:

C’est totalement faux et la simulation du Schmitt que j’ai faite le démontre, désolé. On a tout à fait le droit de croire des choses fausses mais on a aussi le droit de ne pas y croire.

Dans un Schmitt « normal » c’est à dire correctement utilisé, le courant fourni par Rk est fixe (j’avais pris 2 mA), c’est la somme des courant traversant les 2 tubes (j’avais pris 1 mA par tube), la valeur de Rk est également fixe (j’avais pris une source de courant constant mais on peut prendre une résistance). La seule chose qui varie est la tension aux cathodes ce qui permet au tube 2 de fonctionner.

Si les ingénieurs ne se trompaient jamais ça se saurait et notre monde serait totalement différent.

C’est une erreur, car dans ce cas la symétrie n’est qu’apparente. Correctement utilisé le Schmitt sort des tensions parfaitement égales avec R1 et R2 égales.

Bien cordialement, :slight_smile:

M.L.

(à suivre)

(Suite)

Voilà le circuit « Loyez-Bondivenne » avec les tensions. Est-il bon ? . Je l’ai appellé « Loyez-Bondivenne 2 ».

J’ai mis R24 = 10 ohms et R25 = 8,2 k. J’ai mis aussi la grille du tube 2 à la masse, je pense que c’est mieux… :laughing: car la grille est « en l’air » dans le dessin ! Mais les simulations précédentes ont été faites avec la grille à la masse, ouf…

M.L.

Ampli Loyez-Bondivenne schema 2.gif

Pour en rajouter une couche :

G. THALMANN (Université de Lausanne) :

« Si l’on donne aux résistances utilisées des valeurs appropriées (donc pas égales), on obtiendra des tensions de sorties égales. »

Dans le domaine pratique, l’on peut citer l’ampli Mac-Intosh MC 275, qui met 27k dans la plaque du haut et 30k dans la plaque du bas.
Ou le Marantz 8B, qui met 15k dans la plaque du haut et 18k dans la plaque du bas.
Ou le Luxman MQ68C, qui met 12k dans la plaque du haut et 15k dans la plaque du bas.
Certains utilisent même un potar d’équilibrage (Marantz, Conrad-Johnson), ce qui est la meilleure solution ! (à surveiller de temps à autre).

Ca fait quand même beaucoup de beau monde qui se trompent à la fois… :blush:

En fait, pour faire simple, il est tout à fait possible de mettre R1 = R2 et donc d’admettre un léger déséquilibre des tensions de sortie (moins de 5%), sachant que les tubes du push-pull seront eux-mêmes déséquilibrés (dans le bon ou le mauvais sens) et que la contre-réaction globale arrangera tout ça !

Amitiés à tous
Jean-Pierre

Ce qui est troublant, c’est qu’il y a toujours cet « offset » constant de 3 Kiloohms !

Bonjour à tous,

Oui, ça fait beaucoup de monde… Mais Coluche disait « C’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont raison ». En fait, chez ces constructeurs prestigieux, c’est un choix, c’est une « simplification » évitant l’utilisation d’une alimentation négative qui présentait une certaine difficulté de réalisation avant l’arrivée des diodes silicium.

Pour la présentation du déphaseur de Schmitt par R. Brault (je n’ai absolument rien contre R. Brault) mais c’est erroné, du coup on aboutit à un résultat bancal. On pourrait voir sur des simulations, mais à quoi bon, le Brault c’est la Bible.

Oui, les tensions de sorties sont égales mais c’est une apparence seulement, le déphaseur ne fonctionne pas symétriquement : le courant varie dans Rk alors qu’il peut être et devrait être quasiment fixe.

Bien cordialement,

M.L.

Tiens, tiens, tiens, j’ai trouvé ça dans Rétro-Forum !!! :

Qui est Souris blanche ? Un idiophile ? Un incompétent ? Un évadé de Sainte-Anne :laughing: ? En tous cas un hérétique !

:slight_smile:

M.L.

J’ai fait une simulation du déphaseur qui se trouve page 237 (figure VII-18) du célèbre ouvrage de Raymond Brault, ingénieur E.S.E. : « Basse Fréquence et Haute-Fidélité » :

C’est le déphaseur de Schmitt tel que son inventeur, l’américain Otto H. Schmitt, l’a présenté en 1937 dans le document téléchargeable ici : aikenamps.com/schmt_a.pdf

R. Brault en dit peu de chose (?), il signale toutefois que l’utilisation d’une source de tension négative (en fait ce ne serait pas plutôt une source de courant ?) « présente le grand avantage de permettre la mise à la masse de la grille du tube 2 », avantage qui n’est nullement exploité, et il présente ça comme une « complication dont on peut se dispenser » « . _ » Ah bon ???

Pour obtenir des niveaux des sorties égaux il utilise des résistances de charge de plaques de valeurs différentes (38 k et 50 k), ce qu’il faudrait pourtant éviter car les tubes travaillent sous des courants différents et la symétrie du fonctionnement n’est en fait qu’une apparence sur l’écran de l’oscillo.

Il suffisait simplement d’augmenter la valeur de Rk et la tension négative pour obtenir le déphaseur « idéal » comme le préconisait Otto H. Schmitt 20 ans avant… R. Brault semble l’ignorer et passe complètement à côté… (Je n’ai absolument rien contre R.Brault, ingénieur talentueux d’une prestigieuse Grande École : l’E.S.E. )

Brault P327.jpg

Lors de ma précédente intervention, j’ai omis une remarque essentielle :

Ce qui importe, in fine, ce n’est pas le parfait équilibrage des tensions de sortie d’un déphaseur, mais le parfait équilibrage des tensions déphasées, sur les anodes des tubes de sortie, compte tenu du déséquilibre pratiquement « naturel » des dits tubes.
Je dirais même plus, compte tenu du déséquilibre potentiel du transfo de sortie, ce qui compte, c’est l’équilibrage parfait de tout l’ensemble, d’où l’utilité d’un moyen de réglage de ces tensions et le déphaseur de Schmitt est très souple sur ce point (potar à l’intersection des deux résistances de charge). :slight_smile:

Ce déphaseur, bien que concurrencé, à juste titre, par le Cathodyne, a été très utilisé sans rechercher la petite bête, sur la majorité des amplis Hi-Fi de l’époque. Ce n’est certainement pas pour rien ! :wink:

Amitiés à tous
Jean-Pierre