Je viens de refaire la simulation du déphaseur Loyez -seul- avec son étage d’entrée : le signal aux cathodes du 2ème étage fait bien la moitié du signal d’entrée du même étage. Donc, il n’y a pas de mystère.
Pas tout à fait la moitié en fait parce que les signaux de sortie ne sont pas égaux. A noter que l’utilisation d’une source de courant constant dans l’étage déphaseur à 12AX7 du Loyez permet d’obtenir des tensions de sorties absolument égales, sans l’aide de la contre-réaction.
Quel revirement ! Le schéma VII-18 du Schmitt donné par R. Brault serait donc « mauvais » ? Je croyais avoir lu qu’il fallait des résistances inégales pour que le Schmitt fonctionne.
Pour info, je n’ai pas fait la maquette du Schmitt « amélioré » par Brault, la figure VII-19, mais juste la simulation et le résultat est encore pire !
OK, donc pour la maquette suivante du Schmitt avec 2 x 47k dans les plaques et 47k pour Rk avec les tensions adéquates.
Et je préfère inégales de 3%, qu’inégales de 30%…comme dans ce schéma de Brault !
Le déphaseur de Schmitt est basé sur l’inégalité, soit des résistances (donc des impédances) de charge, soit des tensions de sortie.
Heureusement, avec de bonnes valeurs et le bon tube, cette inégalité structurelle, peut être considérablement réduite à quelques pourcents seulement.
Quoi qu’il en soit, AUCUN déphaseur n’est parfait…comme le reste, d’ailleurs !
Oui, j’ai mis les simulations en 2010. Avec une bonne source de courant on obtient un taux de réjection du mode commun > 100 dB. 8)
Merci.
C’est à la base un Schmitt qu’on a pas su utiliser correctement, il est déséquilibré, alors on le rééquilibre en utilisant le principe du Paraphase. Un bricolage, quoi.
Alors je vais enterrer cet os à ronger bien profondément…
Pourquoi ? C’est un moyen économique d’augmenter le gain du Schmitt, ça ne coûte qu’une résistance supplémentaire 8)
Mon reproche: il n’y a plus de point d’injection pour une éventuelle contre réaction
Le déphaseur de Schmitt avec 47k dans les plaques et 47k en résistance commune de cathodes. Le tube est un 12AX7. Simulation avec des tensions de +300V et –50V pour la tension négative :
Sorties en simulation :
La maquette :
J’ai mis trois résistances de 47k. Ce sont des Philips 2W 5% à couche métallique. Pour les résistances de plaque, j’ai voulu en sélectionner une paire dans un lot de 10 mais elles faisaient toutes 46,80 k !
En prenant la formule donnant le taux de dissymétrie t =
? + Rp
µ . Rk
Avec :
? = résistance interne (62,5 k pour la 12AX7)
Rp = résistance de charge (47k)
µ = coefficient d’amplification (100 pour la 12AX7)
Rk = résistance commune de cathodes (47k)
On obtient t = 2,33% soit mieux que le déphaseur de Loyez donné par R. Brault (3,57%) et beaucoup mieux que le déphaseur de Schmitt concocté par R. Brault à la figure VII-18 où la dissymétrie est de l’ordre de 30% .
Avec le bon tube et de bonnes valeurs de composants passifs, on devient asymptotique à la « perfection »…tout au moins en matière d’opposition de phase et d’égalité de tensions, pour une fréquence médiane.
Et nous attendons ton verdict, aux extrémités du spectre (sans flirter avec les infinis)…
Avec 0,32V RMS / 1kHz à l’entrée, on a 4,93V RMS sur TU1 et 4,81V RMS sur TU2. La différence se situe entre 2 et 3% alors que le circuit n’est pas optimisé. 8)
La maquette du déphaseur de Schmitt avec une 12AX7, résistances de charges Rp de 150k (appairées) et résistance commune de cathodes de 270k.
Le circuit est très proche de celui proposé par Otto H. Schmitt en 1937 pour un amplificateur vertical pour oscilloscope. Les tensions sont de + 250V et – 200V, polarisation de 1,76V :
En prenant la formule donnant le taux de dissymétrie t :
? + Rp
µ . Rk
Avec :
? = résistance interne (62,5 k)
Rp = résistances de charge (150k) de même valeur
µ = coefficient d’amplification (100)
Rk = résistance commune de cathodes (270k)
On obtient t = 0,79% de dissymétrie.
A suivre avec une source de courant à la place de Rk, d’impédance très élevée, idéalement infinie, qui permet d’obtenir une dissymétrie proche de 0%.
Sachant pertinemment que, sauf miracle, les deux tubes équipant le push-pull final seront fatalement déséquilibrés de quelques pourcents, il est préférable de pouvoir ajuster le déséquilibre du déphaseur, en sens inverse, afin de rétablir…l’équilibre en sortie (tout au moins tant que les tubes n’auront pas changé de caractéristiques en vieillissant !).
Et là aussi, le déphaseur de Schmitt nous offre très facilement cette possibilité, à l’aide d’un potentiomètre inséré au centre des deux résistances de charge.
Dans ces conditions, l’on peut aisément obtenir un équilibrage parfait sur les deux plaques du push-pull, ce qui est quand même, ne l’oublions pas, le but à atteindre !
Mais non !
J’ai déjà démontré ici qu’avec une source de courant dans les cathodes et surtout sans aucune autre bidouille visant à équilibrer les courants en statique, les signaux obtenus avec des résistances d’anodes égales sont parfaitement égaux même avec des tubes différents ayant des courants de polarisation différents.
Donc, pas de réglage, pas de déréglage, pas de dérive avec l’usure des tubes 8)
Il se peut même que maximus leo l’aie vérifié en simulation, j’ai oublié !
Je parle de l’équilibrage FINAL de l’ampli, constitué du déphaseur et du push-pull qui, lui, doit présenter un équilibrage parfait sur ses deux plaques (je précise encore qu’il s’agit du push-pull final, des tubes de sortie). Et puisque ces tubes (du push-pull) ont toutes les chances de ne pas être naturellement équilibrés ou bien de perdre leur équilibrage initial avec le temps, il est très important de pouvoir déséquilibrer le déphaseur, afin de rééquilibrer l’ensemble, ce qui est, in fine, le but à atteindre.
Ah oui, pardon !
Mais aux anodes du push pull chargées par le transfo de sortie c’est une autre histoire !
C’est lui qui impose les tensions (enfin il essaye aussi fort qu’il peut) il suffit d’enlever le condo de liaison sur un des tubes de sortie et de mesurer pour s’en convaincre.
Les tubes eux ne peuvent qu’affecter les courants, chacun dans son demi primaire, ce que le transfo s’empresse de reporter vers l’autre demi primaire.
Pour le déséquilibrage du déphaseur tendant à corriger celui du push pull, transfo de sortie inclus, la contre réaction fait ça très bien et toujours sans réglages !
C’est d’ailleurs très amusant de « scoper » en divers points d’un ampli avec contre réaction dont on a temporairement annihilé un des tubes de sortie . . .
La formule donnant le taux de dissymétrie vient d’un article de la Revue du Son signé P. Loyez, mais c’est celle de Otto H. Schmitt (toujours lui !) donnée dans son document de 1937 :
? + Rp
µ . Rk
Avec :
? = résistance interne
Rp = résistances de charge
µ = coefficient d’amplification
Rk = résistance commune de cathodes
On voit tout de suite que lorsque Rk tend vers l’infini alors l’importance de ? + Rp tend vers zéro. Le produit µ . infini restant infini. Dans ce cas le pourcentage de déséquilibrage est égal à zéro.
Otto H. Schmitt avait raison, et son « déphaseur » est bien plus simple et bien plus performant que les déphaseurs Mullard ou de Loyez.
Oui, merci maximus.
Mon approche est plus « intuitive »:
Si la somme des courants dans les tubes est maintenue constante (ce que fait toute bonne source de courant) alors la variation du courant dans l’un des deux entraîne obligatoirement une variation égale et opposée dans l’autre.
Si ces courants traversent des résistances égales (les charges d’anodes) les tensions à leur bornes sont tout aussi égales.
Les caractéristiques des tubes (µ, Rp, S) n’interviennent pas 8)