Nardeux Babyline 61 - réparation

pas besoin tu peux envoyer le doc complete on peut l’heberger dans le grand livre
pense a te connecter au GL c’est automatique*
tu cliques ici sur connecter il est remplace par ton avatar signe que tue est connecte

eeuuh c’est quoi le GL ? désolé mais comme je suis tout neuf sur le forum je ne connais pas encore..

c’est le Grand Livre de la radio notre base de données qui permet de mettre a disposition de tous la schemateque
on y accede en cliquant ici


on y trouve des documents sur la marque nardeux entre autre les babyline

Du coup est ce que je peux y mettre le schéma de babyline 81 qu’on m’a communiqué récemment ou bien il y a des problèmes de droits ? ( vu qu’on m’a communiqué les notices techniques en mp)

merci de prendre du temps pour me répondre, c’est sympa.
Puisque tu as l’air de savoir, peux-tu m’expliquer le principe d’une chambre d’ionisation ? Parce qu’à mes yeux de profane, ça ressemble quand même bcp à un tube Geiger. J’ai pas trouvé grand chose sur le web et wikipedia n’est pas follement clair sur la question. Par exemple en français ça dit :
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Et en anglais ça dit :
image
L’idée de base c’est comme les manips de Curie où il mesurait la radioactivité en chargeant un condensateur ? Si je lis bien le schéma de la Babyline31 donné un peu plus haut l’étage d’entrée est monté en ampli de charge, avec une capa en contre-réaction. C’est ça ?

bon, j’ai demandé au chat… C’est plus clair. En résumé :


En gros c’est toujours un tube avec un gaz et une électrode au milieu, ce qui change c’est la tension appliquée et le traitement (éventuel) du signal.

pas de probleme pour ces anciens appareils schemas et notice technique
d’autan plus que nardeux a disparu au profit de mirion

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l’ampli est un ampli de transimpedance , d’ou la résistance de rétroaction . Le montage curie n’utilisait pas ça du tout . Restons pour le moment sur la babyline car la detection et la mesure en physique nucléaire c’est très complexe. En gros la chambre de la babyline est remplie d’air a pression normale. Par contre le tableau est faux : dans la chambre on ne récolte pas des impulsions , mais un courant. Comme il n’y a pas d’amplification le courant est très faible ( de l’ordre du fA pour le bruit de fond au pA pour des débit très élevés). Ensuite on utilise un électromètre pour transformer ce courant en voltage exploitable. Il n’y a pas de temps mort dans la chambre d’ionisation , c’est pour ça qu’on peut mesurer de très forte intensité de rayons X. La grosse différence avec le GEIGER : le tube geiger n’est pas a la pression atmosphérique. On y utilise un phénomène d’amplification par avalanche et donc il y a décharge à chaque fois qu’un rayons traverse le tube et créer des ions. Ces décharges sont a l’origines des impulsions qui sont ensuite amplifiées ; d’ou les clics qu’on entends dans les films ^^. Le problème du geiger par rapport a la babyline : dans le geiger on ne peut pas connaitre l’energie des rayons qui le traverse. un rayon de faible energie fera une impulsion de la même amplitude qu’un rayon de forte énergie. En revanche comme le geiger est très sensible on pourra détecter plus facilement. C’est comme si lors d’un concert on te balance des fruits : le geiger pourra dire j’ai reçu 15 fruits mais on ne sait pas lesquels et au moindre fruit qui vole tu sauras qu’il y a un fruit qui vient vers toi. De même le geiger ne te dira que le total de fruit ( sauf si 2 fruits arrivent en même temps). En plus le geiger a un temps mort : le tube met un certain avant d’être prêt a pouvoir détecter un nouvel impact …donc si il y a trop de fruits qui tombent , il va en louper . La chambre d’ionisation quant a elle pourra te dire au final combien de kilo de fruit tu auras récolté mais pas le nombre. Est ce que mon analogie te permet de comprendre la différence ?

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BABYLINE 81_schematics.pdf (523,0 Ko)

voici les schémas de la babyline 81 : il y a 2 modeles . J’ai celui avec le NEM551 en entrée d’amplification et c’est celle la que je suis en train de moderniser.

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merci je les ai mis dans la fiche
tu as un photo de l’appareil pour completer la fiche ?

je ferai pleins de photos quand je la démonterai et que je la moderniserai. J’attends les composants

Quant au montage Curie : c’est un montage qui utilise un montage electroscopique. A la découverte de la radioactivité et des rayons X on avait observé que les rayons émis par les pierres comme la pechblende ( uraninite) ou bien les rayons X pouvaient faire fermer les feuilles d’un electroscope. Ils ionisaient l’air. L’idée de Pierre & Marie Curie est d’utiliser cette propriété de rendre l’air conducteur pour mesurer l’intensité de la radioactivité. Ils utilisent dont 2 plateaux séparés par un espace ( ça forme un condensateur). Ils placent l’échantillon radioactif a mesurer dessus. L’échantillon va ioniser l’air : le rendre conducteur par création d’ions donc si on applique une tension aux bornes des plateaux un faible courant va circuler et on devrait pouvoir le mesurer. Pour cela il utilisent un électromètre à quandrant de Thomson. C’est trop long a décrire ici mais en gros le faible courant est détecté et met en mouvement un minuscule miroir qui se met en rotation sur lui même. Un faisceau de lumière permet de voir un point lumineux défiler sur une échelle. En chronométrant le temps de déplacement sur l’échelle on pouvait mesurer de charge et en déduire le courant. ( c’est une résumé très simplifié). L’idée dans la babyline est de mesurer le courant d’ionisation avec un électromètre électronique.La paroi de la chambre d’ionisation est faite d’un matériau dit équivalent tissu ( tissu dans le sens tissu biologique comme la peau ou un organe) pour mesurer la dose reçue au niveau de la peau ou reçu dans les tissus mous . Dans la babyline ils utilisent de la soie du japon recouvert d’un vernis au graphite.

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je me doute que P. Curie avait un montage différent vu que l’électronique de l’époque était surtout électro-STATIQUE, à base de peaux de chat et de machines de Wimshurst.
Je pense que j’ai compris la différence entre chbre d’ionisation et tube Geiger, tu peux arrêter de me lancer des bananes :joy:
Ce qui me fait encore un peu tiquer dans ce que tu dis c’est le côté continu-discontinu. Comme à la base ce sont des particules chargées qui passent ou pas dans le détecteur, c’est forcément discontinu. Y’a pas le temps mort du Geiger, l’avalanche, tout ça, OK. Mais forcément, c’est aussi discontinu.
Merci encore en tout cas de prendre le temps d’expliquer. Et bon courage pour le bricolage.

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pas dans le cas de mesures de rayons X. La babyline dans le cas ou on l’utilisait en radiologie ( puisque j’y ai bossé) c’était pour mesurer les débits en salle de radiologie. Donc dans ce cas , pendant le temps d’irradiation on a une fluence de photons. Si c’était des impulsions il y aurait un condensateur entre l’electrode de la chambre et l’entrée a l’ampli or il n’y en a pas ^^. POur le geiger en revanche il y a un condensateur . La chambre doit “moyenner” les évènements qui se produisent dans l’air. Dans un tube scintillo on détecte via des flashs lumineux que les particules ou rayonnement produisent dans un cristal . Et la la sortie sont des micro flashs et donc des impulsions. Par contre si il y a trop de particules on a un flash continu et plus d’impulsions..

Par contre le montage Curie utilisait déjà des piles chimiques pour obtenir la tension pour leur chambre d’ionisation. Il leur fallait une floppée mais pas de whimshurst ou de peau de chat ^^

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merci pour les photos

tu pourra mettre tes photos supplementaires directement dans la fiche

Dans le montage des Curie on plaçait l’échantillon dans un condensateur (=la chambre d’ionisation) qui se chargeait plus ou moins selon l’activité. Cette charge était transférée à un électromètre à quadrants dont les armatures étaient effectivement polarisées par des piles. La mesure de la déviation donnait la charge dans la chambre. Le montage a ensuite été amélioré en utilisant un quartz piézoélectrique qui, étant soumis à une force, développait une charge opposée à celle produite par l’échantillon. Ce qui faisait dire que cette méthode « pesait » la radioactivité, le quartz étant déformé par des poids de balance. La chambre d’ionisation n’utilisait pas de piles.
Il paraît que les mesures étaient difficiles. Tout le labo était radioactif, ce n’étaient pas les sources parasites qui manquaient ! Comme ils mesuraient des charges très faibles il fallait contrôler l’hygrométrie, ce qui se faisait avec des coupelles d’acide sulfurique posées un peu partout pour aborber la vapeur d’eau. Ambiance !

en fait il y a bien des piles dans le montage : pour alimenter la chambre. Lorsque le radium est déposé le courant d’ionisation circule. Pierre Curie avait mis au point son électromètre a compensation piezo electrique : en étirant une lame de quartz taillé par ses soins a l’aide de masse on pouvait calculer les charges produite pour compenser le déplacement du point lumineux . La méthode complète et description du protocole est consultable. Je l’ai dans mes archives.

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Mastering_picocoulombs_in_the_1890s_The.pdf (352,9 Ko)

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